Il se promène avec ses rottweilers dans le centre ville de Courcouronnes dans l'Essone, très mal classé pour les violences aux personnes. Il a fait installer une alarme chez lui. Il y a 3 semaines, son fils s'est fait casser la figure et voler son portable. Mais non, il ne se sent pas en insécurité, et même il adore son petit coin de banlieue.

Elle habite Flers dans l'Orne, c'est chez François Morel, autant dire que c'est paisible. Les rues sont propres, le mobilier urbain nickel mais désormais elle ferme ses volets, sa porte, sa voiture. Cette buraliste a-t-elle été agressée ? Non mais elle a entendu parler de beaucoup de cambriolages.

Pourquoi l'un se sent en sécurité et pas l'autre ?

Le parisien
Le parisien © Radio France

Question ce matin dans Le Parisien-Aujourd'hui en France , alors que la dernière étude dite de victimisation de l'Insee est publiée aujourd'hui. En résumé : les violences sont en baisse mais le sentiment d'insécurité est en hausse.

"Le niveau de tolérance varie d'un endroit à l'autre explique le politologue Mathieu Zagrodzki. Il ne sera pas le même dans le XVIème arrondissement de Paris que dans une banlieue difficile. On trouve dans certaines villes moyennes et plutôt tranquilles la crainte d'être touché par les même problèmes que les grandes aggolmérations.

Et puis il y a des actes pas gravissimes mais qui accroissent le sentiment d'insécurité. Les incivilités : les petites dégradations, les attroupements, le bruit.... La police se concentre sur les grosses affaires.

  • Quel rôle jouent les médias ?

-Il ne faut pas l'exagérer. Même s'il est vrai qu'avec l'apparition de la TNT on peut visionner une émission délinquance presque tous les soirs.

  • Comment rassurer ?

  • Présence humaine et éclairage sur la voie publique.

Où est l'incivilité, où sont les voyous ? Dans Le Nouvel Observateur , interview de Martin Scorcese, dont le film "Le loup de Wall Street", sur les voyous de la finance, sort la semaine prochaine.

Il y a plus de 20 ans, Scorcese sortait "Les affranchis", film de gangsters.

Et fait un parallèle. « Le personnage des ‘’Affranchis’’ parvenait à tout avoir, l'argent, les femmes, la coke, en montant dans la hiérarchie de la mafia. A Wall Street, le décor change, mais c'est la même chose. »

Insécurité, à tous les étages, le propre de la presse, c'est de mélanger les sujets en passant d'une page à l'autre… Eux sont victimes de gang de braconniers et même de filières mafieuses. Y-aura-t-il des éléphants en Afrique centrale dans 10 ans ? Dans Le Monde à paraitre cet après-midi, vous trouverez une enquête sur le trafic d'Ivoire. Le sort des éléphants d'Afrique est largement entre les mains de la Chine, parmi les plus gros pays consommateurs.

Au cœur des éditoriaux, un homme Edouard Martin

baptême du feu politique amer pour edouard martin
baptême du feu politique amer pour edouard martin © reuters

L'ouvrier de Florange, l'homme qui avait qualifié Jean Marc Ayrault de « traitre », a-t-il trahi à son tour en acceptant la tète de liste socialiste aux européennes dans le Grand Est ? A-t-il abandonné les hauts fourneaux pour sa sécurité personnelle et sa carrière ?

La polémique a couru toute la journée hier. Déluge d'éditoriaux ce matin, notamment dans la presse régionale. Et la très grande majorité des éditorialistes défend le syndicaliste. Extraits, dans L'Est Républicain , La Nouvelle République du centre ouest , La Charente libre , Midi Libre , La Voix du Nord , Le Courrier Picard et Libération

« Un ouvrier en porte drapeau du PS, on avait pas vu cela depuis des lustres. Pour un fois qu'e le parti socialiste ne dégaine pas un apparatchik ou un fonctionnaire »

« L'expérience du syndicalisme vaut bien celle de la vie politique »

« Expertise en politique industrielle bienvenue au parlement européen »

« Un homme de terrain »

S'il était allé au Front de gauche ou chez les écolos, moins de polémique, mais « de quel doit déterminer à sa place le parti qu'il serait légitime à représenter ? »

Quelques mises en garde tout de même : « Attention à l'effet Bernard Tapie », candidat aux Européennes en 1994 et qui a bien embarrassé les socialistes ensuite

« Le fait de s'engager n'est pas une trahison. Oublier les raisons de son combat initial le serait. »

Atlantico livre le mode d'emploi de la girouette

Et dans L'Opinion, les réticences d'un député socialiste avant cette campagne dans l'Est : Nadine Morano , Edouard Martin, Florian Filippot… « Il ne faudrait pas que le candidat FN apparaisse comme le plus posé. »

Insécurité électorale... Dans le journal La Montagne , le coup de sang de Bernadette Chirac contre le redécoupage électoral avant les cantonales 2015. Il est prévu de découper son canton de Corrèze en 3, autrement dit il est voué à disparaitre. « Ce serait pour moi synonyme d’une volonté de m'attaquer personnellement », dit l'ex première dame

Insécurité sociale en Italie

Et un phénomène qui ressemble aux bonnets rouges mais en nettement plus violent. Libération y consacre deux pages ce matin. Ce sont les « forconi », les fourches. A l'origine, colère d'agriculteurs en Sicile, rejoints au fil des semaines par des petits patrons, des commerçants, des supportes ultra de foot des mouvements d'extrême gauche et surtout d'extrême droite.

Objectif : démolir le système et rien d’autre. Pas de traduction politique. Moyen d'action : paralyser les villes les unes après les autres à coups de manifestations. Seulement 3.000 personnes hier soir à Rome, c'était censé être le point d’orgue du mouvement. Mais 71% des Italiens disent le soutenir.

Analyse du politologue Ilvo Diamanti. « Ils résument toutes les tensions qui traversent l'Italie. Ils ne sont pas en demande de représentation politique. En Italie aujourd'hui, il n'y a pas de force politique capable de gérer le consensus ou même la contestation. Il n'y a que de la défiance. Quant aux médias, ils se nourrissent de ce type de mobilisation. 3.000 personnes à Rome, mais cela devient la première info. Les « forconi » représentent le spectacle de la défiance et c'est exactement ce que veut le pays. »

Défiance et violence. La présidente de la confédération italienne des artisans, qui a refusé de s'associer au mouvement a reçu des menaces : « Tu te retrouveras avec une fourche dans le cou3.

Quoi d'autre dans la presse ?

Une figaro
Une figaro © Radio France

Les impôts élément de contestation en Italie. Les impôts à la Une en France. En manchette du Figaro "Ce qui va changer en 2014. De nouveaux sacrifices pour les ménages et les entreprises. »

A quoi bon passer à la télé quand on 8 millions de fans sur Instagram et 54 millions sur Facebook ? Les Echos consacrent une page au phénomène Beyoncé. Son dernier album bat des records de vente sans aucune autre promo avant la sortie qu'un message sur son compte Instagram. « Elle bouleverse les règles de marketing et démontre l'énorme caisse de résonnance que représentent les réseaux sociaux. »

L'objet du jour, c'est un transat pour bébé avec Ipad intégré. En vente aux Etats Unis et sur Internet. Polémique garanti. Photo dans Le Parisien .

Séquence nostalgie dans L'Equipe à la rubrique tennis. Boris Becker devient officiellement le coach de Djokovic. Et son vieil adversaire Stefan Edberg a entrainé récemment Roger Federer. Une pige ou davanatge ? Federer n'exclut rien.

Et la vie d'Amanda, dans Le Point

François Mitterrand et son chien
François Mitterrand et son chien © Radio France

Hors norme cette vie, Amanda Galsworthy fut la traductrice interprète de trois présidents de la République : Mitterrand, Chirac et Sarkozy. Long Papier de Said Mahrane sur son histoire et ses rapports avec les trois. Voici juste une scène tirée de cet article. C’est en 1984, Amanda a 23 ans, on lui demande de venir auprès du président Mitterrand qui doit téléphoner au vice président américain George Bush. C'est un soir très tard. Elle entre dans le bureau :

« Une pièce obscure, un bureau éclairé d’une lampe Empire, un homme assis, impassible, les mains à plat sur un sous-main, un téléphone encore silencieux. Amanda prit place (…) Elle se saisit d’un casque, qu’elle posa sur ses oreilles. Le téléphone sonna. C’était George Bush (…) C’est à cet instant qu’est apparu un chien, un labrador. Baltique. L’animal voulut célébrer à sa manière la présence de la jeune femme. Aussi posa-t-il ses deux pattes avant sur les jambes d’Amanda et lui lécha-t-il le visage, sans susciter chez son maitre la moindre réaction. Bush, toujours au téléphone, parlait gravement de la marche du monde. Baltique continuait d’exprimer sa joie. La force du chien fut telle qu’il projeta le casque de la traductrice en arrière (…) Elle termina la traduction la tête en biais, l’oreille sur un écouteur et Baltique sur les genoux. Et tout au long de l’entretien, Mitterrand fit mine de ne rien voir »

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