Il s'appelle Jean-Michel Blairet et il s'expose sans honte... Le visage tordu, et une orbite vide... "Défiguré après une opération ratée", c'est le titre de Une.

Début 2010, Jean-Michel Blairet, est gêné par une narine bouchée. Un éminent chirurgien d'Amiens lui parle d'une " petite tumeur, on va passer soit sous la peau, soit par la bouche».  « J’y suis allé en toute confiance. Quand je me suis réveillé, j’avais la figure ouverte en deux. Et cela avait été fait sans mon autorisation.»

Il va apprendre ensuite que la tumeur était cancéreuse; et d'hésitations en retards, il finit par être opéré en urgence à Rouen... "Sinon, dans deux mois, c’est fini pour vous" lui dit-on...  «  On m’a retiré l’œil gauche, la moitié du palais, et je n’ai plus d’odorat,  Depuis sept ans, j’endure des souffrances en continu. »

Mais est resté à Jean-Michel Blairet l'envie de se battre et  il a fait condamner en justice l'hôpital d'Amiens, jugement confirmé en novembre par la cour d'appel de Douai : 230 000 € de préjudice subi, et l'information est là, dans cette victoire d'un homme face à l'institution médicale... 

Et elle fait écho aux mauvaises ondes qui entourent les hôpitaux ce matin... On en parle dans les Echos,  le déficit estimé des hôpitaux publics est estimé à 1,2, voire 1,5 milliards en 2017, le gouvernement préparer un plan, l'impératif d'économie demeure... 

Mais ceux qui font tourner la machine peuvent craquer... l'humanité publie la lettre de deux pédiatres du CHU de Grenoble, arrêtées pour épuisement professionnel.... On leur reprochait de faire perdre de l'argent  à l'hôpital en recevant trop longuement leurs patients... La Provence raconte ces médecins réanimateurs du centre d'hospitalier d'Aubagne inquiets que l’on transfère la réanimation au privé... Dans Ouest France, les urgences sont en grève à Cherbourg... elles étouffent...

Vous avez l'hôpital public, ce mammouth en souffrance, et des individus pris au piège, et parfois une tragédie...  

On parle aussi de solidarité dans les journaux

Et c'est la même histoire d'individus qui s'animent en face des logiques collectives... 

A Ouistreham par exemple où convergent les migrants, Ouistreham qui a peur de devenir le nouveau Calais nous dit Ouest france, il y a Francine qui distribue du café à ces ombres emmitouflées qui sont des êtres humains... elle leur achète des gants et des bonnets, des chaussures et se fait enguirlander par un joggeur qui passe, "c'est une honte ce que vous faites, vous n'avez qu'à les prendre chez vous..." Elle fait ce qu'elle peut, tandis que dans l'opinion ou le Figaro s'opposent la fermeté du ministre Gérard Collomb et les inquiétudes des associations...

On parle des migrants... Mais à arpenter la presse, on trouve d'autres gestes d'une société qui combat l'atonie... 

Dans le Bien public. On voit Fatima Ziani qui distribue en famille des repas aux SDF dans les rues de Dijon. Elle est sourd-muette, coiffée d'un bonnet de père Noel dans une vidéo joyeuse où elle préparer sa tambouille. Dans Nice Matin, on raconte, c'est une tristesse, la fin d'une épicerie solidaire à Nice, dans le quartier des Moulins...  "Il pleure dans mon cœur. Comme il pleut sur la ville", une maman du quartier, qui a appris Verlaine grâce à une association, Dialogues qui nourrit les coeurs, mais qui n'a plus d'argent... 

On a le sentiment que partout se cache un combat à mener...  La Croix nous emmène dans la maison d'arrêt de Nanterre, surpeuplée,  quatre détenus vivent dans une cellule de 12 me où il n'y a que trois lit, le dernier arrivé dort par terre, c'est normal... dit-il...

Vous lirez dans l'Equipe ET dans la Nouvelle république, les citoyens de Tours et les supporters de son équipe de Volley-ball se mobilisent pour Nathan Wounembaina, meilleur joueur victime d'injures racistes dans un match européen au Pirée en Grèce, le match est retour est ce soir... Et ce sera aussi un moment d'humanité. 

Une polémique politique est résolue dans Le Monde

Une polémique poisseuse, sur un supposé racisme d'Etat qui sévirait en France, racisme d'Etat combattu par des associations qui organisent, parfois, des débats réservés aux « racisés », comprenez des personnes pouvant être victimes de racisme, et ces réunions interdites aux blancs provoquent des colères en retour. Le Monde reprend tout le dossier,  et un universitaire, Pap N'dyae, remet l'église au milieu du village, méthodiquement, il est spécialiste des Etats-Unis et des tensions raciales…  "Il existe bien un racisme structurel en France, par lequel des institutions comme la police peuvent avoir des pratiques racistes". Mais les citoyens peuvent faire condamner l’Etat, donc, s’il y a du racisme dans l'Etat, il n'y a pas de racisme d'Etat. Il faut tout lire... C'est la condition sine qua non, comprendre, si l'on veut agir, en citoyens... 

Il y aussi des hommes de pouvoir dans les journaux

Avec un destin splendide, celui de Cyril Ramaphosa, milliardaire d'Afrique du Sud qui va sans doute présider un pays fracturé d'injustices... c'est dans Libération... 

Mais ces hommes de pouvoir, sont moins tout-puissants que fragiles, et d'autant plus inquiétants...  Dans Libération encore, qui publie quelques articles choisis du New York Times, on découvre l'absolue vacuité de l'existence de Donald Trump, quatre heures par jour devant la télévision, iphone à la main pour twitter, qui se pend pour un titan et rêve qu'on le presse au sérieux... 

Mais surtout dans Le Figaro, un grand reportage sur le pays d'un président impotent, l’Algérie d’Aziz Bouteflika octogénaire reclus dans la cité balnéaire de Zeralda et sous ce vieil homme, l'Algérie s'étiole ou rage... Le figaro raconte cette rage, la Hogra, qui s'exprime sur internet, portée par des jeunes gens qui clament sur youtube, ils s'appellent Anis Tina, ou DZ Joker, qui dénonce la construction de mosquée de deux milliards d'euros au détriment des hôpitaux... Un homme, un vrai, disent ses admirateurs à Bab el Oued.

La colère de la rue, simplement des gens...

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