Avec des femmes puissantes, des hommes supposés émouvants, et puis des êtres que l’on ne sait plus qualifier parce qu’ils ne sont plus de notre monde …

Les zombies du métro affiche à sa une le parisien aujourd’hui, en France, et l’on voit deux drogués aux visages floutés sur un quai, ce fumeurs de crack des stations du métro parisien contre lesquels une grève a lieu aujourd’hui… on en parlait dans le journal de 8 heures… et le Parisien raconte l’inhumanité

« lors que je les vois, je vois la mort » dit une voyageuse », « ils sont là du matin au soir, assis ou couchés dans la station, parfois ils mettent à hurler sans qu’on sache pourquoi et se battre entre eux "

« il faut les enquiquiner pour qu’ils n’aient plus envie de rester sur les quais »… dit un syndicaliste… et voilà donc ces drogués qui doivent disparaitre…

On parle d’eux, mais on n’entend pas leur voix dans le journal… et cela fascine… ils ne sont plus parmi nous…

Il est dans nos journaux, l’illustration même de la fracture sociale… et cette fin de semaine où on ne parle pas aux zombies du crack… 

Les inrockuptibles racontent la drogue modernisée à l’usage d’une classe heureuse, le cannabis dont la livraison se fait désormais par coursier, commandée par sms et livrée à la maison…  c’est une enquête sur une économie nouvelle, les livreurs sont avenants, « on est polis discrets bien sapés » dit l’un d’eux…  fini les dealers qui se prenaient pour Tony Montana et terrifiaient le bourgeois,

« avant, quand on achetait, on était des bolos, maintenant un client… »

La prochaine étape, c’est le petit malin qui créera une appli, concluent les inrocks…

Le crack pour crever et l’appli de la beuh… notre monde.

Dans le magazine des Echos une femme puissante venue de Chine

Elle s’appelle Jin Xing et chez elle captive 100 millions de téléspectateurs, dans un talk show  sociétal, à son nom, quand elle n’est pas en train de jouer une pièce de Strinberg… une dame de Shanghai agée de 50 ans qui fut… 

un petit garçon hypnotisé à 6 ans en regardant un ballet et qui rêva, cette nuit là que la foudre le frappait pour le transformer en femme…

Il fut ensuite, ce petit garçon un élève de l’école de danse de l’armée, dont on torturait le corps pour lui donner la souplesse… puis un danseur étoile, fierté du pays mais la femme ne le quittait pas qui sommeillait en lui…

 et en 1995, le garçon est opéré et devient elle même, Jin Xing, une des premières transgenres d’un pays… désormais danseuse,  tenancière de bar, femme de nuit trop maquillée comme une italienne  qui fait son shopping à las vegas, amante d’un cadre du parti  et puis l’épouse d’un homme d’affaire allemand et puis vedette de la télévision… gardienne curieusement d’un ordre politique et social… Elle défend le droit des parents à s’opposer au mariage de leur progéniture…  Mais la puissance d’un destin se suffit à elle même… pour etre révolutionnaire

Dans M, le magazine du Monde, une autre femme celle la politique… qui elle a fait l’histoire en s’affranchissant des chaines de son sexe,et de son époque…  Un de ses employés l’avait décrite comme  « une petite biche apeurée sortant de la forêt… » Mais elle inventa un monument du journalisme… Katherine Graham, citizen Kay, patronne du GRAND WASHINGTON POST dont elle avait pris la direction à la mort de son époux… Elle qui était, une carpette, mit fin à cette vieille coutume de washington « d’exiler les femmes dans un boudoir pendant que les hommes parlent de choses sérieuses après le dîner »…  et de son émancipation, elle protégea le courage de ses journalistes… 

cela nous parle en cette anniversaire de l’arrivée de Trump au pouvoir, saluée par LIbération d’un doigt d’honneur… Virilité? 

On parle de Katherine Graham grâce au film d’un vieux maître, Steven Spielberg, les Pentagon Papers… s qui rend justice à cette femme jusqu’ici effacée… Efface par exemple de cette Iliade du journalisme, les « hommes du président », le livre et le film consacrés au Watergate…

Spielbeg répare donc…

C’est beau un homme qui répare, l’arrogance de son genre… N’est ce pas? Et c’est préférable à la complaisance souriante que l’on prendr avec indulgence, parce que c’est drpole aussi, de Marianne qui veut libérer la parole des hommes, accusés planqués gênés muet depuis l’affaire Weinstein… Frédéric Beigbeder délire sur le contrat sexuel et un vieille pièce de sacher masoch, Vénus à la fourrure, où un homme était l’esclave d’une dominatrice… On rit, on accepte… Mais on vit un moment classique, le contre coup des révolutions, quand des journaux viennent regarder les cictimes de cette libération…

Le Point, raconte le premier porc, le premier accusé de la campagne balance ton porc, eric brion, devenu incarnation mondiale de la laideur masculine pour un sms de goujat alcoolisé… Et on compatit à cet homme devenu objet d’opprobre alors qu’il préparait l’anniversaire de sa fille… et il porte plainte… A compatir, oublie-t-on, le reste? Tout ceci est dialectique…

Et de l’engagement pour finir

Qui transcende ce que nous sommes… Il y a dans l’ échos républicains l’histoire de Pierre cucherat, qui vient de devenir docteur en pharmacie à 63 ans, mais qu’on appelle docteur depuis des années là bas, à Madagascard, au camaroun et au Togo om il a découvert la misère de la médecine… Il veut guérir cela… le docteur cucherat…

Il faut faire don de soi. on parle dans le figaro et dans l’opinion des militaires, qui se sacrifient pour nous, et qu’emmanuel macron veut amadouer dans ses voeux aux armées, mais le véritable héros des dossiers est le général Lecointre, chef d’état major qui chante au milieu de ses troupes…

On raconte dans la croix l’engagement de l'église, au Congo, contre le président Kabila…

On lit dans le Télégramme l’enagement d’un français, david lappartient ,président de l’union cycliste internationale, contre le dopage et Chris Froome que son équipe ne veut pas suspendre…

On lit dans Ebdo, deuxième numéro, une enquête sur ces français qui réiventent le travail… dans des entreprises où les ouvriers sont les patrons, et un orchestre sans chef…

Et on voit à la Une de Ouest France, que la citoyenneté est en débat ici à Rennes, nous en somme et pas seulement… Il est à Augan à Augan dans le morbihan, un bar épicerie brasserie où l’on parle et l’on vit, une coopérative qui abrite l’âme et la culture la palabre… Parlons…

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