Pertes de contrôle...

Décapité, ébranlé, frappé au coeur...

Le régime de Bachar Al-Assad au lendemain de l'attentat-suicide de Damas lors d'une réunion de dignitaires. Deux ministres tués dont le beau-frère du président syrien. Et tout un symbole qui s'effondre. "Ce qui semblait impossible il y a quelques semaines encore devient vraisemblable aujourd'hui" souligne Patrice Chabanet dans le Journal de la Haute-Marne.

L'un des endroits les plus sécurisés du pays à 200 mètres à peine du bureau de Bachar Al Assad.

Un garde du corps, lié à l'armée libre syrienne y fait exploser une bombe.

Geste qui "nécessite une préparation minutieuse et montre que les insurgés sont nettement mieux organisés qu'avant" selon un membre d''une ONG en Syrie, interrogé par le Parisien...

Le pouvoir syrien infiltré par l'opposition est un tournant, car les cibles ne sont pas n'importe qui. En l'occurrence, les plus hauts responsables de la sécurité du régime, dont Assef Chawkak.

C'est lui "qui assumait le tout premier rôle dans les opérations menées par les forces régulières pour écraser la révolution" rappelle l'Observatoire Syrien des Droits de l'Homme dans Libération.

Libé qui dresse le portrait d'un "tueur de tueurs", comprenez, un membre de l'Armée syrienne Libre dont la mission est d'assassiner les membres du régime de Bacha Al Assad qui arrêtent, exécutent, torturent.

Fadi à 26 ans et pas vraiment la tête de l'emploi. Physique passe-partout, pas même une vraie barbe souligne Libé. Mais surtout de la gravité et de la tristesse sur le visage de cet ancien étudiant qui se cache aujourd’hui au Liban.

Il raconte la première manifestation à Lattaquié, sa ville, "reprimée sans trop de violence". Les suivantes n'ont rien à voir.

"On courait dans les rues sous les balles. Les manifestants touchés nous tombaient dessus, mais on continuait de courir."

Puis une résistance commence à s'organiser. Fadi, de plus en plus actif, fuit en Turquie, prend la tête d'un groupe de combattants et planifie des attaques.

Notamment celle d'un homme d'affaire proche du régime.

Fadi entre dans le restaurant dans lequel il dine...lance une grenade.

Elle blesse l'homme et tue 2 femmes qui l'accompagnaient...

Pas de remord pour Fadi, certain d'œuvrer pour une cause juste.

L'attentat d'hier, lui pourrait avoir de lourdes conséquences pour le régime syrien.

"Le cœur de la machine de mort d'Assad est touché" analyse dans le Parisien l'ambassadeur de France en Syrie. Eric Chevallier rappelé à Paris en novembre dernier.

Touché, mais pas coulé.

Cela ne veut pas dire qu'il va s'écrouler immédiatement. "Le dos au mur, Bachar, avec ses bataillons, ses chars et ses avions, peut montrer jusqu'à sa dernière énergie, toutes la facettes de ce dont est capable un tyran", prévient Jean-Claude Souléry dans la Depêche du Midi.

La répression redoutée par tous, alors que débute demain le Ramadan.

Et que l'ONU a du mal trouver le tempo. Le vote sur une résolution occidentale, repoussé à ce matin. La Russie et la Chine toujours opposées à des sanctions rappelle la Croix. "2 résolutions déjà bloquées pour protéger leur allié syrien..."

Celle présentée ce matin est "la toute dernière chance de ranimer le plan Annan", pour la porte-parole du Conseil National Syrien interrogée dans la Croix.

L'ONU, malgré tout, comme dernier recours. C'est aussi l'avis de Dominique Garraud dans la Charente Libre.

Selon lui "sans l'aide diplomatique et militaire de la Russie et malgré son alliance avec l'Iran, le régime de Bacha Al-Assad devrait rapidement tomber comme un fruit déjà bien trop mûr..."

Tension maximale en France dans le dossier PSA. L'autre grand sujet qui fait la Une ce matin.

Duel, clash, offensive, personne ne veut perdre le contrôle.

On termine avec un rêve de gamin.

Qui fait du bien au Tour de France au moment où l'on reparle de suspicion de dopage.

Et qui fait du bien au sport en général, dominé ces derniers temps pas des histoires de transferts faramineux et de gros sous.

Thomas Woeckler rêvait tout simplement de remporter une grande étape de montagne dans les Pyréenés.

Pas besoin de gagner 14 milions d'euros nets par an pour le faire...

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