C’est une invitation. Pourquoi ne pas se mettre tout nu au travail ? Bien évidemment, vous percevrez comme un léger flottement dans les yeux de vos collègues. Une certaine résistance. Tu ne veux pas te mettre tout nu ? Non, vous dira-t-on, ce n’est pas franchement approprié. Et pourtant, c’est très à la mode.

Et si on se mettait tout nu ?
Et si on se mettait tout nu ? © Getty / Robert Daly

Les Français sont, semble-t-il, de plus en plus nombreux à se mettre tout nus. Tout nus pas seulement à la plage, mais aussi au musée, dans les parcs ou dans les piscines. C’est ce que nous explique Cécile Deffontaines dans les colonnes de L’OBS. Elle évoque même « un phénomène », lequel a gagné, en premier lieu, la capitale. Ces derniers mois, les opérations de déshabillage se multiplient à Paris.

On peut faire du yoga tout nu, visiter une expo tout nu, manger au restaurant tout nu, prendre des cours de chant lyrique tout nu ou aller pique-niquer tout nu

Il y a un an, une zone nudiste a été ouverte au bois de Vincennes. Ma consœur est allée rencontrer les participants. Elle-même a gardé ses vêtements. Elle décrit une ambiance bon enfant. Un couple qui se prélasse sur une couverture, une femme qui fait le poirier…  « Ici, on a tous les même uniforme : celui que la nature nous a donné », témoigne Philippe, la cinquantaine, qui travaille dans la presse. Nathalie est du même avis.

Tout le monde est pareil et on ne se juge pas

Carole explique qu’elle n’aime pas son corps. Octavie non plus. Elle a des complexes, mais se mettre nue devant les autres l’aide à ne plus y penser. Se mettre toute nue l'aide, en quelque sorte, à retrouver la confiance. Elle, c’est à la piscine qu’elle se déshabille entièrement, lors des heures réservées aux naturistes. Cette nudité n’a rien à voir avec le sexe. Elle est même désexualisée… 

J'ai été plus souvent gênée par des regards masculins dans la rue, quand j’étais habillée, que sans maillot à la piscine

Vivre nu pourrait même rendre plus heureux 

C’est le résultat d’une étude de chercheurs britanniques. Ceux qui passent du temps sans vêtement seraient plus satisfaits de leur vie, et ils auraient une meilleure estime d’eux-mêmes. Plus de confiance, donc, on y revient. L’article est intéressant. Et une fois la lecture finie, on comprend un peu mieux le sentiment de liberté que ressentent les naturistes. La journaliste de L’OBS a d’ailleurs tenté l’expérience. Nager la brasse sans maillot dans une piscine. Elle évoque l’eau qui glisse comme de la soie. Elle concède que c’est agréable… 

Un conseiller du président de la République mis en cause pour avoir frappé des manifestants

C’était le 1er mai, dans le 5ème arrondissement de Paris, et la scène a beaucoup circulé sur les réseaux sociaux. Une scène d'une grande violence. On y voit un homme, portant un casque à visière des CRS, en train de prendre une jeune femme par le cou, puis de frapper et de traîner un jeune homme au sol. Et on entend le jeune homme qui le supplie de se calmer : « Je vais vous expliquer », crie-t-il. En vain, car l’homme casqué, visiblement hors de lui, le saisit violemment et le cogne à plusieurs reprises. 

Or, pour LE MONDE, Ariane Chemin a mené l’enquête et découvert que l’homme casqué n’était pas membre des forces de l’ordre, mais qu’il s’agissait donc d’un collaborateur d’Emmanuel Macron. Il s’appelle Alexandre Benalla et, selon LE MONDE, il était à l’époque « l’adjoint au chef de cabinet » du chef de l'Etat.

Le journal s’est procuré d’autres vidéos, sur lesquelles on peut voir Alexandre Benalla s'éloigner rapidement, de peur d'être reconnu. Le directeur de cabinet du président de la République confirme les informations du MONDE, et Alexandre Benalla a par la suite écopé d’une sanction : une mise à pied de deux semaines. Une discrète suspension, mais il travaille toujours à l’Elysée comme chargé de mission.

300 morts au Nicaragua

On lit aussi d’autres violences dans la presse ce matin. 

La presse se décentre un peu, pour aller ausculter les tensions à travers le monde. C’est ainsi que LIBERATION s’intéresse au Nicaragua. Ce jeudi, le président Daniel Ortega et sa vice-présidente et épouse Rosario Murillo s’apprêtent à célébrer le 39ème anniversaire de la révolution sandiniste. Révolution qui permit d’en finir avec les régimes autoritaires du passé. Mais le régime d’aujourd’hui ressemble de plus en plus à ce qu’il combattait jadis : confiscation des richesses du pays par un clan familial et répression aveugle des mouvements d’opposition.  « Ortega, sandiniste sanguinaire », titre le journal. L’ancien révolutionnaire aux idéaux humanistes réprime par la force et dans le sang la contestation de son pouvoir. Depuis trois mois, des manifestations exigent son départ. 300 personnes ont été tuées. 

Autre régime autoritaire : celui d’Erdogan en Turquie

C’est à lire, cette fois, dans L’HUMANITE et dans LA CROIX. L’état d’urgence a pris fin cette nuit. Mais après les arrestations massives de ces derniers mois, des milliers d’opposants persécutés se sont exilés en Grèce, où ils se sentent, malgré tout, toujours menacés. Ils craignent de se faire enlever. Témoignage d’un journaliste turc, dont le journal a été fermé. Il est devenu un paria dans son pays… « Impossible de retrouver du travail, même comme garçon de café… Ton passeport est annulé, et on te le confisque si tu vas à la frontière… C’est comme une toile d’araignée qui se resserre, dit-il. J’avais sur mon portable plus de 2.000 contacts. Après mon licenciement, à peine vingt personnes osaient encore m’appeler… 

Plus de vie sociale, plus de vie du tout. Seul l’exil peut te sauver.

A propos d’exil, on lira cet article tendre dans LE FIGARO.

A Lille, 42 réfugiés de L’Aquarius prennent leur marque

Ils ont donc été accueillis, la municipalité et les habitants leur viennent en aide. On leur apporté des chaussures, des vêtements, et ils ont été invités à regarder la regarder la finale de la Coupe du Monde, dimanche soir à la mairie. Plusieurs ont demandé s’ils devaient se lever pendant la Marseillaise, et ils étaient debout à crier « Allez les Bleus ! »

De son côté, LE PARISIEN alerte sur une nouvelle mode. « Une mode qui dérange », titre le journal à sa Une.

La mode des sirops et des confiseries qui imitent le goût des cocktails alcoolisés

Des sodas parfum mojito, des bonbons parfum spritz ou pina colada… Il y a même des yaourts saveur copacabana, un cocktail à base de cognac ou de champagne rosé. Dessin de Rançon. Un gosse s’adresse à son père, un poivrot attablé bras croisés devant des bouteilles. _« Tu as vu, papa ? Avec ces bonbons, j’ai la même haleine que toi ! »Et le paternel rétorque : « Tu diras à ta mère que tu m’as offert des bonbons… » _

Cela dit, les bonbons, les sirops, les yaourts, ont certes le goût de l’alcool, mais il n’y a pas d’alcool dedans. N’empêche. Des médecins estiment que ce type de recette prépare les enfants à en boire par la suite. A cinq ans, ils connaissent déjà le goût le mojito : on les éduque au goût de l’alcool, en oubliant que  l’alcool tue chaque année en France 50.000 personnes. Dans les années 2000, on avait interdit la vente des cigarettes en chocolat, considérées comme une incitation à fumer. Dès lors, faut-il interdire les sodas, les yaourts, les nouveaux bonbons façon cocktail ?  C’est bien la question que soulève ce dossier.

Alors, certains diront qu’en Normandie, pendant longtemps, les mères mettaient du Calva dans les biberons. En Belgique, à l’école, on servait même de la bière à la cantine. « C’était une brune un peu sucrée… Résultat : on est tous devenus de beaux bébés », s’amuse un brasseur belge interrogé par la revue BIÈRE MAGAZINE. Revue qui fête d’ailleurs son centième numéro. Et l’on rappelle, bien sûr, que l’alcool se consomme avec modération.

La presse régionale, en revanche, on peut la lire sans aucune modération. 

Une info judiciaire dans LA REPUBLIQUE DU CENTRE.

Un ancien prêtre orléanais incarcéré pour viols

Olivier de Scitivaux, ancien recteur de la basilique de Cléry-Saint-André, déjà poursuivi pour agression sexuelle, vient d'être mis en examen et placé en détention provisoire. Des hommes l'accusent de les avoir violés quand ils étaient enfants. 

Un chaton retrouvé dans le moteur d'une voiture

Une histoire insolite racontée ce matin dans LE PETIT BLEU D'AGEN. C'est le garagiste d'un centre de contrôle technique qui l'a découvert. Le chaton avait disparu depuis trois jours. Il s'appelle "Nounouille" et il se porte bien.

Les pires plages pour se baigner

Le titre fait sourire. C'est à lire dans NORD LITTORAL... Evidemment, on se dit que ces plages-là sont plutôt à déconseiller.

En revanche, moi je vous conseille la lecture du dossier que propose LE POINT cette semaine.

Comment avoir confiance en soi

Croire en ses capacités, surmonter ses échecs, s'exprimer en public. D'anciens introvertis confient leur expérience et des psys nous donnent quelques trucs. Par exemple faire du théâtre, pratiquer un sport de combat ou encore jardiner, car jardiner, c'est inventer un espace à partir de rien, c'est être visionnaire, bâtisseur. « Le jardinage est un facteur de valorisation », assure le botaniste Yves Yger. 

Mais, comme on le disait tout à l’heure, il y a une autre méthode : apprendre à se mettre tout nu, s'habituer à vivre tout nu peut aussi redonner confiance. Dès lors, à partir de demain, moi je... me mets au jardinage. 

L'équipe
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.