Politis et Basta Mag débusquent une fondation vouée au financement d'écoles privées hors contrat, émanation de réseaux catholiques traditionnalistes pour entamer la reconquête. Mais pourquoi cette fondation est elle reconnue "d'utilité publique"? Le Parisien raconte les escroqueries au chômage partiel...

On parle d'un tabou...   

L'inceste, les atteintes, agressions sexuelles, viols, que des enfants subissent dans leurs famille, et que le Figaro nous impose ce matin, par la force d'un chiffre: 10%, un français sur dix aurait été victime d'un inceste, autrement dit 6 millions 700.000 personnes. 

Le chiffre vient d'une étude d'Ipsos réalisée pour une association, "Face à l'inceste", il a été obtenu par la ruse pour contourner le tabou.   Les personnes interrogées  se sont vu proposer «différentes situations incestueuses» (viols, attouchements, actes d’exhibitionnisme…) on leur a demandé si elles connaissaient au moins une personne ayant vécu l’une de ces situations: 32 % des sondé ont répondu oui... Puis 29 % de ces 32 % ont déclaré que cette personne victime qu’elles connaissaient était “elle-même”...   29% de 32%;  un peu moins d'un Français sur dix, on n'avait jamais évalué si haut le phénomène, et tout est à repenser et d'abord nos mots lis-je dans le Figaro, quand on parle d'atteintes sexuelles sur mineurs, c'est d'inceste qu'il s'agit le plus souvent... Il faudrait donc nommer, créer un crime spécifique dans notre droit, et aller guérir les tragédies qui se répètent.   

Le Figaro raconte Marc qui a douze ans a été violé par son grand frère et qui adulte et père, habité de pulsions, "une bombe à retardement", a agressé ses enfants, mais qui ont parlé... Marc a voulu se tuer, il est condamné, sous bracelet électronique, pour guérir il raconte ce qu'il a subit avant de faire subir, et admire ses enfants qui contrairement à lui n'ont pas accepté...  

 Hasard des journaux. la Vie confesse une femme nommée Mathilde Desanges, que son père violait quand sa mère laissait faire. Elle a survécu en se donnant à elle-même, à Dieu, et aux autres enfin, une famille, une psychanalyse, un difficile chemin vers une foi fervente, elle tressaillait aux mots du "Notre père,"  et finalement une association, les enfants de Tamar, pour aider d'autres victimes, l'association est placée a placé sous le patronage d'une jeune italienne devenue sainte, morte en 1902 des coups d'un garçon auquel elle s'était refusée mais qu'elle avait pardonné sur son lit de mort, lui permettant de rencontrer Jésus... 

Cette histoire de Bon Dieu semble venir d'un passé révolu, mais nos lois sont peut-être aussi des prières laïques.   

On parle aussi d'hommes de foi... 

 Sur les quels enquêtent l'hebdomadaire Politis et le site Basta Mag, des hommes d'une foi absolue, des intégristes, des traditionnalistes, chrétiens, que l'église moderne ni le monde ne peuvent satisfaire et qui s'organisent dans une Fondation pour financer des écoles privées religieuses hors contrat où l'on formera des jeunes âmes à la reconquête, messe obligatoire et si possible non-mixité, parfois on entend dans les couloirs d'un établissement des propos racistes ou antisémites.. Bref, de l'étrange mais anodin, sauf que la Fondation pour l'école  a obtenu en 2008, par un décret du gouvernement Fillon, un statut d'utilité publique, ce qui permet à ses donateurs riches de défiscaliser leurs dons jusqu'à 75%:  nos impôts financent une action éducative que pour d'autres confessions on taxerait de "séparatiste"... Les papiers de Basta Mag et Politis regorgent de noms, de combines, de richesses, d'entrelacs d'influence qui clapotent de l'extrême droite jusqu'aux rivages de Jean-Michel Blanquer... 

Cette enquête s'inscrit dans un paysage. La presse de gauche ce matin débusque ses diables  puisque l'islamisme n'est pas le seul ennemi. Alors L'Humanité dénonce des policiers municipaux de Pierrefitte, Seine Saint-Denis, qui arborent sur leur uniforme un signe de ralliement de l'extrême droite. Mediapart affirme qu'une association dissoute de fiers-à-bras, le Bastion social, se reconstitue de villes en villes. Libération décortique une ultra droite forte de plusieurs centaines d'adeptes, où l'on cogne dans la rue les gauchos, mais où on se procure aussi des armes via un club de tir sans local ni équipement mais actif sur le web. Les autorités redoutent un terrorisme de loup solitaires d'ultra droite, en réplique ou miroir du djihadisme...   

Dans le Parisien, sans étiquette mais pas sans enquête, on raconte comment les escroqueries au chômage partiel coutent des millions à l'Etat; cela va d'une esthéticienne qui s'invente des employés fictifs et récupère 200.000 euros de subventions  pour refaire la poitrine et les seins, à de vrais réseaux mafieux expérimentés qui agissent en virtuel depuis l'Europe et Israel, et cambriolent un Etat français qui se méfie un peu tard.    

Dans Ouest France, sans idéologie mais sans humanité, vient nous parler Rachid Hami, qui est comédien cinéaste et enfant d'une famille venue d'Algérie  pendant la guerre civile, et que la France, sa Croix-Rouge, son école, avaient élevée, et par amour pour la France, Jalal le petit frère de Rachid avait voulu devenir officier, il est mort en 2012 à l'école de Saint-Cyr Coëtquidan noyé en traversant un étang au son des walkyries de Wagner lors d'une soirée de bahutage, où l'on forme les garçons à suivre les traditions,  Rachid voudrait en savoir plus , il aime toujours autant la France et cette armée où son petit frère voulait défendre la liberté.  

On parle enfin d'une usine...   

Norske Skog, à Golbey, elle est la dernière usine qui fabrique du papier journal en France, mais elle est en danger dit Vosges-Matin, par la faute d'une nouvelle norme, 95% de fibres recyclées dans le papier des quotidiens, qui arrive en janvier, trop tôt, trop dur, l'usine elle avait d'autre projets, fabriquer du carton d'emballage, pourquoi la force-on à se convertir brutalement, mais comment y échapper.   

En feuilletant les Echos, vous apprendrez que la sidérurgie allemande doit passer au vert, et que BMW convertit à l'électrique son usine emblématique de Munich. En lisant l'usine nouvelle vous découvrirez cinquante entreprises françaises qui développent l'espérance de l'hydrogène, une énergie propre et la possibilité d'une nouvelle filière industrielle. C'est, réellement, enthousiasmant.

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