La maire de paris change d'avis sur l'ouverture le dimanche. La police du réel a le blues...et vote beaucoup FN. brice 3 au MAsque et la Plume

La revue de presse, bonjour Hélène Jouan

Et on commence par une volte-face…

C’était son combat. Pendant des mois, Anne Hidalgo ne voulait pas des zones touristiques internationales et de leurs magasins ouverts le dimanche, proposées par le ministre de l’économie de l’époque Emmanuel Macron . Au nom disait elle, de la défense du commerce de proximité. Septembre 2015

Son Hidalgo

Entretemps, la loi Macron est passée. La maire de Paris a aussi récupéré devant le conseil constitutionnel, son pouvoir de décider dans sa ville de l’ouverture ou pas des magasins. Et ? et » les commerçants parisiens poussent un ouf de soulagement nous raconte ce matin le Figaro Eco, parce qu’Anne Hidalgo vient d’annoncer qu’elle proposerait au conseil de Paris le 7 novembre d’autoriser les commerces à ouvrir 12 dimanche en 2017 ». Soit exactement le maximum permis par la loi. Au nom figurez-vous, c’est sans doute la subtilité, de la défense du commerce de proximité, en pleine morosité notamment avec la désaffection des touristes depuis les attentats », "Plus il y aura de dimanches ouverts, plus cela bénéficiera au petit commerce » explique un de ses adjoints

Pragmatisme donc dit la maire de Paris. Mais ce revirement pourrait bien provoquer une crise à l’intérieur de sa majorité. L’Express cite des élus communistes, foncièrement contre, qui ont bien l’intention de s’opposer à la maire sur ce dossier

Dans la presse également ce matin, retour sur la première manifestation de colère des policiers, dans la nuit de lundi à mardi

Une énumération d’abord, établie par Sébastien Lacroix, dans le journal L’Union pour expliquer le ras le bol des policiers:" Argenteuil, Calais, Tourcoing, Mantes-la-Jolie, St-Germain-en-Laye, Viry-Châtillon, Bastia : police et gendarmerie sont à bout de souffle »

Récit dans Le Figaro de la colère froide de ces policiers de base…ce mouvement qui a pris de court les autorités aussi bien que les syndicats.

« Devant la rumeur persistante lundi soir d’un déplacement de policiers, c’est la panique au ministère de l’intérieur, raconte jean marc Leclerc.On bloque l’accès au palais présidentiel, le préfet de police de paris envoie un télégramme à toutes les autorités d’ile de France pour rappeler les droits et obligations des policiers, des consignes sont passées à tous les chefs de service, il est demandé qu’un officier soit présent toute la nuit pour s’assurer de l’absence de participation des effectifs en service. Avant le départ d’une partie du cortège depuis un parking de l’Essonne, notre chef nous convoque, raconte même une participante, il nous a comparé à des gitans, nous a menacés de révocation et de conseil de discipline. Les policiers sans se démonter ont alors tourné le dos à leur supérieur »

« Ceux qui grondaient en jean et en blouson mardi, explique le journaliste, sont les parents pauvres de la police du réel, les descendants de la génération des flics dépeinte dans le film L 627 de Tavernier. Ils souffrent juste d’un manque de moyens et plus encore de considération. Le président de la république, qui a su trouver 61 rendez vous pour des journalistes, eut été bien inspiré de prendre un peu de temps pour se rendre au chevet d’un policier de 28 ans se trouvant entre la vie et la mort » accuse t il. Sans doute

Mais dans l’Opinion, Béatrice Houchard nous apporte un autre éclairage. « le Front national a été le premier à apporter son soutien à ces policiers en colère relève t elle. Ce soutien leur ira certainement droit au cœur. Selon une étude du cevipof de mai dernier, 7 policiers actifs sur 10 auraient voté FN aux dernières régionales. Marine le Pen pourrait dépasser les 50% au premier tour de la présidentielle chez les militaires et policiers, son plus gros bataillon électoral. La manifestation de lundi avait bien des airs de contestation politique écrit elle, plus que sociale ». « Sur le terrain ajoute t elle, il n’est plus rare de voir des policiers en civil ou en uniforme venir saluer d’un coup d’œil complice, les militants et candidats fn en campagne»

Dans la presse encore ce matin Hélène, un témoignage qui pourrait relancer un débat

Celui de l’animatrice de télévision Flavie Flament qui fait la Une du Parisien/aujorud’hui en France. Elle vient de publier un livre pour raconter le viol dont elle a été victime à 13 ans. Viol perpétré par un célèbre photographe dit elle. Pourquoi ne pas dire son nom lui demande le journal ? Prescription oblige répond t elle, je peux être attaquée pour diffamation. C’est d’une injustice folle, mais si je peux à travers mon témoignage libérer la parole de celles pour qui il est peut être encore temps d’agir, ou faire réfléchir les politiques sur l’absurdité de cette prescription au pénal (20 ans après la majorité), mon livre ne sera pas vain. »

Les indices donnés par Flavie Flament conduisent Le Parisien à citer un nom, apparu très vite sur les réseaux sociaux, celui du photographe David Hamilton, le photographe de milliers de clichés flous de pré ados dénudées. Aujourd’hui âgé de 83 ans, David Hamilton refuse de s’exprimer.

On termine par du cinéma Hélène

Générique Masque et la plume

Pour s’écharper sur un film, quoi de mieux que le Masque et la Plume ? Imaginons un instant que vous êtes Jérôme Garcin, Patrick…

(Garcin/Cohen) Brice de Nice 3 sort aujourd’hui sur vos écrans, avec notre oscarisé Jean Dujardin…Alors Didier Péron, pour Libération, avez_vous goûté le retour du surfeur canari ?

« Tout ici n’est que réchauffé et radotage ! Avec un acteur principal qui parait traverser une phase psy compliquée entre masochisme et régression…non Brice 3 n’est vraiment pas drôle et a perdu l’innocence du premier opus qui fonctionnait comme un incubateur détraqué à vignettes pop et gimmicks gestuels »

(Garçin/cohen) Le gimmick, c’était le fameux « cassé » de Brice 1, alors, Jacques Mandelbaum, « cassé » par ce deuxième épisode ?

« C’est une bataille désopilante du surfeur avec son double ! ses concepteurs ont su conserver au héros l’esprit d’enfance, d’escalier et de saugrenu qui lui donnent son cachet. C’est d’ailleurs beaucoup moins futile qu’il n’y parait. 10 ans après l’épisode 1, on se retrouve dans un monde hypostasié en village de vacances où la violence, la déréalisation et la domination sociale s’exercent comme dans les antiques jeux du cirque ou la télé réalité, à travers l’administration des loisirs..Et puis il y a dans les trouvailles nombreuses et l’humour calamiteux un je ne sais quoi pataphysique qui nous rend complice de Brice. »

(Remontée générique )

Générique de fin, toutes les citations de Didier Péron et de Jacques Mandelbaum sont certifiées conformes

Et pour terminer plus largement sur les activités culturelles, sachez que Pariscope sort aujourd’hui son dernier numéro. Créé par Grumbach et Fillapacchi en 65, l’hebdo petit format mais exhaustif a accompagné les parisiens dans leurs sorties pendant 51 ans… « la fin d’une époque » se lamente toute une génération sur twitter. Des twittos, qui sans doute cherchent comme tout le monde l’heure de séance de Brice 3 ou de « ma vie de courgette » sur internet aujourd’hui…

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