Eh oui ! On est déjà le 20, le mois d’août touche à sa fin. Sur certaines régions de France, on se demande s’il a commencé un jour (tout comme le mois de juillet d’ailleurs)… Sans doute êtes-vous nombreux ce matin à pouvoir dire « On n’a pas eu d’été ». Le ciel est gris, les températures sont basses pour la saison… Et voilà que la télévision vous propose un reportage sur la « rentrée scolaire anticipée » à Mailley-et Chazelot (en Haute-Saône) et les images des rayons « fournitures » d’un supermarché, rayons parmi lesquels s’agitent des mouflets pour qui « ça sent l’école » (ils semblent prêts pour une nouvelle année). Sous le titre « Une facture salée », Le Parisien publie la traditionnelle enquête de la Confédération Syndicale des Familles (la C.S.F.) sur « le coût de la rentrée ». Pour la C.S.F., « le prix des fournitures scolaires ne cesse d’augmenter, et les aides progressent peu ». Comme d'autres associations syndicales et familiales, la Confédération Syndicale des Familles « déplore le peu de soutien accordé aux familles modestes »… Ces organisations réclament davantage une « modulation » qu’une « augmentation globale » de l’allocation de rentrée. Pour illustrer les résultats de l’enquête de la C.S.F., Claudine Proust, du Parisien, a déambulé samedi dans un centre commercial de Seine-Saint-Denis… Elle y a croisé Janine et ses enfants… Commentaire de Janine : « Je sais qu’ils vont me coûter entre 60 et 80 euros (…) mais je ne veux pas qu’on se moque d’eux au collège ». A propos de sa fille de 11 ans qui remplit le chariot comme si c’était Noël : « Je lui fais plaisir aujourd’hui… Et elle travaillera bien pendant l’année ». Le Parisien consacre encore un encadré aux exigences de enseignants… … Parmi les surprises de cette rentrée, on voit –paraît-il- apparaître des listes de fournitures scolaires… dès les classes de maternelle ! S'est-il offert un nouveau cartable ? Un stylo neuf ? ... ... Le président de la République fait sa rentrée ce matin, "Rentrée musclée" pour La Dépêche du Midi, "Rentrée tambour battant" pour L'Est Républicain, avec trois réunions au programme : la première consacrée au "pouvoir d'achat, à la croissance, à la situation économique et financière du pays" ; la deuxième, sur l'immigration ; la troisième, destinée à envisager des "mesures de sûreté contre les criminels dangereux" après l'enlèvement la semaine dernière à Roubaix, d'un enfant de 5 ans par un pédo-criminel multirécidiviste. Dans L'Est Républicain, Jean-Pierre Lanskin prédit que "c'est surtout sur les questions économiques et sociales que Nicolas Sarkozy est attendu". Pour La Dépêche du Midi, Jean-Christophe Giesbert s'offre un droit d'inventaire : "croissance molle, déficit record, emploi en berne... C'est bien la clé de voute du programme Sarkozy, fondé sur une dynamique économique aujourd'hui compromise, qui se fissure, quatre mois seulement après son élection." Tout comme le journal régional La Montagne, le quotidien économique Les Echos voit s'amonceler des "nuages économiques et financiers" sur la rentrée du chef de l'Etat. Selon Françis Lachat, dans Le Courrier Picard : "au moment d'embrayer une nouvelle étape, de passer la vitesse supérieure, Nicolas Sarkozy et le gouvernement vont devoir trouver des solutions précises aux problèmes qui sont posés, et montrer qu'ils sont capables de jouer sur la durée". En cette fin de vacances (et peut-être, en cette fin "d'état de grâce présidentiel"), Jacques Camus forme, dans La République du Centre, un "voeu" : "avec tous ces acteurs politiques au bronzage parfait - écrit-il -, on aimerait que la politique aussi reprenne des couleurs. Et de la hauteur". "Souriant et bronzé", le premier secrétaire du PS a salué samedi, à sa manière, les "100 jours de la présidence Sarkozy". Il inspire à L'Humanité ce titre : "Hollande sonne la charge". Plusieurs de vos journaux s'attardent, ce matin, sur ce que Libération appelle "la course à l'échalotte" des dirigeants socialistes (chacun y va de sa proposition pour rénover le parti avant l'université d'été qui s'ouvrira dans quelques jours à La Rochelle). Le Parisien Aujourd'hui en France publie un entretien que lui a accordé le député de l'Indre et ancien ministre Michel Sapin, Michel Sapin pour qui "Ségolène Royal est nécessaire à la vie politique du pays". Le Figaro revient sur les propos de la candidate socialiste à l'élection présidentielle, déclarations faites au Journal Du Dimanche : "Le temps n'est plus aux règlements de comptes. Les comportements passés appartiennent au passé. Ressasser, c'est de l'énergie perdue". Ségolène Royal devra en dire plus dans un livre dont la publication est annoncée pour l'automne, chez Grasset. Titre provisoire : "Une étrange défaite". Pour Claude Allègre, le 1er septembre chez Plon, ce sera : "La défaite en chantant". C'est ce que nous apprend Le Parisien, qui précise que dans cet ouvrage, l'ancien ministre de l'Education nationale racontera "la véritable histoire des 35 heures, l'échec de Jospin en 2002, la rupture du couple Royal-Hollande et la campagne de 2007" que l'homme du "dégraissage de mammouth tient pour un "désastre". Claude Allègre ne renouvellera pas sa cotisation le 1er janvier prochain. Il quittera le Parti Socialiste. Il admet enfin être parfois "bluffé" par Nicolas Sarkozy. D'autres responsables du PS ont mis l'été à profit pour écrire. Les maisons d'édition nous annoncent, pour bientôt, "d'ici à la mi-octobre" plusieurs essais en provenance d'auteurs socialistes. Sur ce terrain, on attend Jean-Luc Mélenchon, Vincent Peillon, Arnaud Montebourg, Marie-Noëlle Linemman... ... et Lionel Jospin ? Il publiera le 24 septembre chez Flammarion, un livre intitulé "L'impasse". Il ne devrait pas s'agir d'un roman. Un mot, encore, à propos du PS, avec le questions/réponses du président du Mouvement des jeunes socialistes dans les pages de France Soir. Razzie Hammadi, "derrière le nuage de la palabre" ne voit pas "l'ombre d'une idée". Il reste toutefois confiant, estimant qu'après la "séquence de convalescence, le dialogue va renaître" chez les socialistes. On lui demande : "La question du leadership va-t-elle se reposer dès La Rochelle ?"... Il répond : "Ce serait une erreur mortifère". La presse française revient évidemment ce matin, sur le coup de chauffe boursier de ces jours derniers. Pour Libération : "Les marchés digèrent leur dure semaine". Dans La Tribune, en prenant soin de nous rappeler que "c'est bien outre Atlantique que se décide toujours largement le pilotage de l'économie mondiale", François-Xavier Pétri s'interroge : "Ceux qui prennent des risques insensés et qu'ils font partager par le commun des investisseurs, ont-ils suffisamment été mis face à leur responsabilité ?" "Plus riche que Bill Gates"... Marianne nous présente le nouveau maître du monde, le géant mexicain des Télécommunications, Carlos Slim. La main sur le coeur, ce veuf de 67 ans, père de six enfants, le jure : "Je me fiche d'être ou non le premier (l'homme le plus riche du monde). Ma priorité, c'est ma famille". Autre portrait, dans Libération cette fois, celui de Christophe Edlinger. Il a 31 ans, il est "trader". Il exerce ses talents de spéculateur à Londres. il pourrait bientôt se retirer, fortune faite, malgré la crise. Ce jeune français, diplômé des Ponts et Chaussées gagne 200.000 euros par an, auxquels s'ajoute un bonus cinq à vingt fois supérieur à son salaire, selon les gains qu'il réalise sur les marchés. Il est locataire d'un appartement de 120 mètres carrés, qu'il paye 5.000 euros par mois. Le titre de l'article (signé d'Auréliano Tonet) : "Gagner plus pour travailler moins". "Le travail c'est la santé"... je ne vous la chante pas celle-là ; vous la connaissez. ... Ce que vous ne savez peut-être pas encore, c'est qu'à l'instar des sociétés américaines, les entreprises françaises veulent des salariés en forme. Il est de plus en plus fréquent de voir des salles de sport parmi les bureaux et les ateliers. Le quotidien Les Echos nous apprend que "des programmes santé fleurissent au sein de nos entreprises, avec l'objectif de sensibiliser les salariés à l'importance d'une nutrition équilibrée". "Le groupe Axa entreprend même de récompenser, le 4 octobre prochain, les sociétés les plus en pointe en la matière ; Ce sera le premier "grand prix Axa Santé prévention en entreprise". La prévention, aux Etats-Unis, c'est déjà presque du passé... place à la "coercition". Dans l'Etat de l'Indiana, la direction d'une chaîne d'hôpitaux envisage très sérieusement, à partir de 2009, de pénaliser les employés jugés "trop gros". Toutes les deux semaines, ils devront débourser jusqu'à 30 dollars (entre 20 et 25 euros) "en cas d'objectif pondéral non atteint". A toutes fins utiles, Muriel Jasor, dans Les Echos, nous précise que par l'expression "salariés en bonne santé", on entend clairement : "salariés moins absents, plus motivés et bien plus performants". Allez (Hop ! Hop !) ... Au boulot !... Et en petites foulées ! Une revue de presse signée Alain Le Gouguec

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