C'est un Fort dans lequel se trouve un trésor de guerre... A Brégançon, le président, son premier ministre et les grands argentiers vont se pencher sur 115 milliards d'euros pour décider du montant qui sera mis de côté. Réunion de poids lourds, estiment Les Dernières Nouvelles d'Alsace. Politique de rigueur en douceur, écrit La Tribune... Un travail de contorsionniste qui va consister, écrit Le Monde, "à rassurer les marchés sans donner l'impression de matraquer les classes moyennes". Et la question centrale est de savoir d'où vient le vent... c'est-à-dire quelle sera la croissance l'an prochain ? Cette année, le gouvernement semble avoir tapé juste... La plupart des quotidiens estiment que la prévision de croissance sera tenue. Il y aurait même une petite cagnotte pour le budget de l'Etat, estime Le Figaro. Mais pour l'an prochain, l'affaire est incertaine... D'après Les Echos, l'Elysée reconnaît qu'il a peut-être été un peu optimiste. Christine Lagarde pourrait donc proposer ce matin un scénario, croient savoir Véronique Lebillon et Lucie Robequin, sachant, d'après Le Figaro, que le mécano est très sensible, une baisse de 0,1 point du Produit Intérieur Brut, c'est un peu moins d'1 milliard de recette à trouver pour le budget. Le trésor de guerre à Brégançon, ce sont les avantages fiscaux. Pour Le Monde, ce sont les avantages accordés aux revenus de l'épargne qui pourraient être allégés. Pas de coût de rabot général, estime Libération, qui soupçonne Sarkozy de vouloir, avant tout, se représidentialiser aujourd'hui, après avoir un peu disparu des écrans pendant ses vacances, sauf pour ses sorties vélo et pizza pas complètement glamour. Bruno Duvic : Aux Etats-Unis, ça pourrait bien patiner pour General Motors sur le marché boursier... Etienne Monin : Le grand blessé de la crise économique va tenter de se redresser définitivement. Le constructeur automobile est en train de préparer son retour en Bourse. Le Trésor américain qui détient la majorité des actions, compte se délester en cédant 1/5ème de ses parts. Mais Les Echos pensent que cette route est pleine de pièges... "Seuls les adeptes des paris à risque devraient répondre présents", écrit le quotidien. General Motors se savonne même la planche, au lieu de faire la danse du ventre, dans les 15 pages du prospectus boursier censé convaincre les acheteurs potentiels. Pour le quotidien, le PDG est clairement présenté comme novice dans l'automobile... les comptes ne sont pas entièrement fiables... le marché chinois n'est pas garanti... et la nouvelle voiture électrique de General Motors pourrait vite être dépassée par la concurrence. Bref, la renaissance du géant de Detroit n'est pas encore acquise si l'on en croit le quotidien. Bruno Duvic : Les combattants américains hors d'Irak depuis hier, presque en catimini... Etienne Monin : C'est ce qu'écrit Libération... Les militaires ont passé la frontière koweitienne furtivement, inquiets et sans triomphalisme... Aucun d'entre eux n'aurait eu l'idée de brandir le "V" de la Victoire, écrit Renaud Girard, dans Le Figaro. L'Amérique a gagné la guerre d'Irak, écrit Laurent Joffrin, dans Libé... mais certaines victoires coûtent aussi cher que des défaites. Le quotidien cite un sondage CNN-Opinion Research, dans lequel l'Amérique estime que le pays n'a pas atteint l'objectif fixé il y a 7 ans par George Bush. Favorable à l'intervention, André Gluxman reconnaît qu'à un niveau géopolitique, c'est un échec... mais il estime qu'une démocratie incertaine vaut mieux qu'une dictature sanglante. En Irak, les tensions sont très fortes... Le pays n'a toujours pas de gouvernement. Et si l'on en croit le chef d'état-major, il n'a pas les moyens non plus d'assurer sa sécurité avant 2020, alors que l'Amérique compte retirer ses derniers instructeurs d'ici un an et demi. Les Etats-Unis sont en campagne électorale... Et d'après Le Figaro, Obama fait très attention à ne pas prononcer le mot "Irak" dans ses interventions. Bruno Duvic : Et pendant ce temps, la Russie tente de reprendre pied en Afghanistan... Etienne Monin : Le président Dmitri Medvedev a reçu, cette semaine, le président afghan Hamid Karzaï et le président pakistanais Asif Ali Zardari... Le journal Le Monde explique que Moscou veut renforcer son rôle dans la région. Le président négocie des ventes d'armes... Et il se préoccupe du trafic d'héroïne, produite en grande majorité sur le sol afghan, qui fait aujourd'hui des dégâts en Russie, notamment à cause de la propagation du Sida. Moscou exclut l'envoi de troupes à nouveau pour appuyer la coalition, mais il pourrait envoyer des ingénieurs pour aider à la reconstruction... Et ce serait donc le retour des Russes en Afghanistan après le retrait précipité de 1989. Bruno Duvic : Il devrait être l'invité vedette du rassemblement socialiste de ce week-end... Jean-Pierre Chevènement de nouveau sous les projecteurs... Etienne Monin : Presque une page entière dans Le Parisien... Costume mauve, le concepteur de la police de proximité critique la politique sécuritaire de Nicolas Sarkozy. Et il mise sur le retour de la gauche au pouvoir. Jean-Pierre Chevènement de retour dans le monde politique national grâce à la Fête de la Rose dont il sera, dimanche, l'invité d'honneur. Mais L'Express raconte perfidement que Jean-Pierre Chevènement est peut-être l'invité par défaut... Marcello Wesfried décrit la valse des invités. L'organisateur du rassemblement politique, Arnaud Montebourg, aurait beaucoup aimé Martine Aubry comme vedette. Mais elle a décliné pour cause de vacances. Le socialiste sonde alors Daniel Cohn-Bendit... Mais il est malheureusement en déplacement au Brésil. Tentative alors du côté d'Eva Joly qui décline, puis Cécile Duflot qui n'a même pas répondu paraît-il. Arnaud Montebourg se tourne alors vers Bernard Thibault qui hésite, mais renonce... Reste Lionel Jospin, mais ça capote aussi : pas disponible le 22 août. Ce sera donc Jean-Pierre Chevènement... casting bouclé le 12 juillet. Une sacrée Fête de la Rose cette année ! Bruno Duvic : Un malade mental à l'Elysée... Etienne Monin : Il s'agit de ce déséquilibré qui a passé la sécurité du Palais pour faire entrer, d'après nos confrères de RTL, sa petite voiture dans la cour d'honneur. Le Parisien et France-Soir reviennent sur les adeptes de l'intrusion... Septembre 89 : Christian Didier entre dans le parc de l'Elysée. Il est retrouvé par la sécurité en train de jouer paisiblement avec les labradors de François Mitterrand. France Soir raconte aussi l'incroyable histoire de Michel Fagan en Grande-Bretagne, qui a réussi à s'asseoir sur le lit de la reine pendant son sommeil après avoir désactivé le système d'alarme des appartements. C'était en 1982. Bruno Duvic : Et si Spaggiari, l'auteur du casse du siècle, n'était que la face visible de l'iceberg? Etienne Monin : C'est la théorie rapportée par Le Nouvel-Observateur. Il cite le livre, qui doit sortir dans quelques jours, d'un ancien truand. "La vérité sur le casse de Nice", c'est le titre, affirme que Spaggiari n'était qu'un homme de main dans le vol spectaculaire de la Société Générale de Nice qui a rapporté presque 30 millions d'euros. Le truand en question signe sous le pseudo d’ AMIGO. Il parle, dit il, pour honorer la mémoire de ses camarades disparus, parce qu'il y a bientôt prescription. Il raconte à Marie-France Echegoin, que Spaggiari n'a pas mis les pieds dans le tunnel, qu'il n'était qu'un informateur dans l'opération. La femme d'un des rares truands conduits devant le tribunal signe la préface du livre. Elle dit que Spaggiari "était sympathique, mais ça n'était ni un voyou, ni un cerveau". AMIGO et d'autres Marseillais seraient en fait derrière toute l'opération... C'est lui d'ailleurs qui aurait écrit le fameux "sans haine, sans violence et sans arme" à la craie, mais il aurait laissé la vitrine à l'ancien photographe, pour profiter tranquillement du magot. Dans l'affaire, un seul homme a été condamné. Les autres sont morts ou sont en cavale. L'histoire du casse du siècle donc, continue.

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