La mort d'un journaliste américain. Décapité par les djihadistes de l'Etat Islamique. Une vidéo a été postée sur You Yube hier soir. Elle montre la décapitation de James Foley, qui était retenu en otage en Syrie depuis près de deux ans. Le WASHINGTON POST livre ses derniers mots. "Je demande à mes amis, ma famille et mes proches de se soulever contre mes vrais tueurs : les États-Unis. Ce sont eux qui ont frappés les derniers clous de mon cercueil avec la campagne aérienne américaine en Irak." Le bourreau à ses côtés... est vêtu de noir. On ne voit pas son visage. Mais on dénote dit le POST, un fort accent britannique.Soumis aux bombardements américains en Irak, l'Etat islamique s'est vengé de la pire manière selon Pierre Haski de RUE 89. Sur Twitter, un de ses collègues du GLOBAL POST a supplié les internautes de ne pas regarder la vidéo, par respect pour sa mémoire. RUE89 ne la diffusera pas écrit Pierre Haski. Elle n'ajoute rien à cette information sinistre.

Sinistre, mais qui pourrait montrer aussi que les djihadistes sont sur la défensive en Irak. La preuve par Yves Bourdillon des ECHOS. Huit jours qu'ils n'ont plus remporté de bataille en Irak. Bagdad et les Kurdes ont lancé hier encore, une nouvelle offensive. Autre élément clé. Les tribus sunnites qui jusqu'ici étaient complaisantes avec l'Etat islamique, se sont retournées contre lui. Nouri Al-Maliki, le premier ministre accusé d'avoir favorisé les chiites a quitté le pouvoir. Washington semble donc avoir atteint ses premiers objectifs. Stopper les massacres de chrétiens, de yézidis et empêcher les djihadistes d'entre dans un Kurdistan riche en pétrole. 250.000 barils par jour.Bloqué en Irak, l'EI se venge donc avec ce journaliste comme le disait Pierre Haski de RUE 89. Et au nord, il essaie de reprendre l'initiative en Syrie dont il contrôle un tiers du territoire.

Et justement en Syrie, l'Etat islamique fait un retour fracassant. Avis de Benjamin Barthe du MONDE. Après s'être emparé la semaine dernière, de plusieurs villages des environs d'Alep, les djihadistes menacent maintenant Marea, le berceau de la rébellion dans cette région. Un porte-parole de l'Armée syrienne libre dénonce une situation critique avec l'obligation de se battre contre deux ennemis à la fois : l'Etat islamique et les forces du régime. Si Marea tombe, c'en sera fini de la révolution. Conscients de ne pouvoir compter que sur eux-mêmes, les opposants syriens observent avec amertume les Etats-Unis et la France. Ils s'empressent de secourir les Kurdes et les chrétiens d'Irak, pour justifier les raids américains. Obama dit vouloir éviter un génocide. Mais que vaut le massacre de 170.000 Syriens ? Et le déplacement de 11 millions de civils, ça ne compte pas ?Dans ses Exclusifs, L'EXPRESS ce matin, livre un aveu Elyséen. A un élu qu'il a récemment reçu, Emmanuel Bonne, conseiller de François Hollande pour le Moyen-Orient, a indiqué que la présidence de la République déplorait qu'il n'y ait plus d'options politiques évidentes en Syrie. Une façon de reconnaître l'échec de l'Armée syrienne libre. L'élu en a déduit que la chute du régime de Bachar El-Assad n'était plus une priorité pour l'Elysée.

A lire également dans la presse, en France, la rentrée du gouvernement ce matin. A hauts risques, sombre, difficile. On se dispute les attributs pour qualifier la rentrée de l'éxécutif ironise L'HUMA.Avec une économie atone, la probable perte du Sénat et la fronde sur l'aile gauche du PS, oui, pour SUD-OUEST, c'est à quitte ou double.D'autant que le chef de l'Etat et son gouvernement seront dans l'obligation d'apporter ou tout au moins, esquisser des réponses aux problèmes économiques. D'après LE PARISIEN-AUJOURD'HUI EN FRANCE, l'expression la plus partagée dans les rangs ministériels c'est : "On est dans la merde."Dans la mare au Canard du CANARD ENCHAÎNé, un ministre anonyme a le diagnostic sévère. Nous sommes dans la seringue. Le mois prochain, il nous faut présenter un budget crédible. Il faut trouver le moyen de baisser les impôts et trouver une astuce pour contourner la décision de Conseil constitutionnel sur la baisse des charges sociales. Sans oublier, la réduction des dépenses publiques. Aucun de mes collègues ne sait encore comment il pourra les réaliser dans son ministère.L'EXPRESS n'y va pas par 4 chemins. Hollande en Une, la faillite, c'est maintenant.

Rien ne va en effet, dans l'économie française. 3 exemples livrés ce matin, par LIBéRATION, LES ECHOS et L'HUMA.Libé tout d'abord qui dénonce l'indécence des dividendes versés aux actionnaires. 40 milliards de dollars, + 30%. Les firmes françaises détiennent la palme mondiale au second trimestre. L'incivisme du patronat a quelque chose de consternant pour Laurent Joffrin. On leur donne le pacte de responsabilité. En échange, le gouvernement reçoit une gifle. Cette masse d'argent, vient amputer d'autant l'investissement et va toucher la croissance et l'emploi.Critique aussi, L'HUMA à propos des grands groupes. Et plus particulièrement Renault. Dans l'usine de Sandouville, les milliers de postes supprimés ont été remplacés par des contrats d'intérim. Soumis à des conditions de travail extrêmement pénibles, les travailleurs temporaires se ruinent la santé, tandis que les CDI chôment sur d'autres chaînes de montageDe son côté, LES ECHOS affirment que la crise fait flamber le taux d'épargne des Français. Il a atteint 16% des revenus à la fin du premier trimestre. Les économistes y voient le signe d'un pessimisme collectif ou d'un comportement de précaution. Les économies des Français ne rapportent rien ou peu. Souvent, elles restent sur les comptes courant. On ne place pas en Bourse, mais on ne met plus non plus, sur le livret A.

Il y a aussi des grands patrons étranges dans la presse. LE BIEN PUBLIC rapporte ce matin, que le patron de Coca-Cola était en visite à Dijon hier. On ne sait pas trop bien ce qu'il venait y faire. Mais tout était prêt. Un grand centre commercial avait même réalisé un mur de 30.000 canettes de dudit soda. Bon, d'accord Muhtar Kent n'y est pas allé. Dans les rues de Dijon, il y avait des animations avec des voitures ciglées Coca-Cola, des distributions de tee-shirt. Mais à part No Thanks et Et I love France, Muthar Kent n'a rien dit. Ah si, l'homme d'affaire Américano-Turc a échangé quelques mots en turc, avec Avodoyan, le gérant du Kébab de la place du Théâtre. Ca fait bizarre de voir ce monsieur ici a dit Avodoyan. C'est sûr, ça ressemblait à la visite d'un grand prince dans l'un de ses fiefs écrit Francis Ziegelmeyer. Sauf que, à l'époque des Princes, ledit seigneur ne venait pas les mains vides.

Lui, ne reviendra pas les mains vides des championnats d'Europe de natation. Hommage ce matin, avec un joli jeu de mot de L'EQUIPE à sa Une : L'or Manaudou. L'or, O-R, pour Florent, le frère de Laure. Tout le monde suit ? Florent Manaudou a donc remporté l'or sur 50 mètres papillon. L'équipe de France s'est trouvé un guide. Il a 23 ans, mesure près de deux mètres. Il est tanké comme un séquoia centenaire. Florent est un alchimiste, un surdoué magnifique qui fait du papillon parce que ça le fait marrer, qui fait du dos parce que ça glisse bien, qui fait de la brasse parce que, après tout, pourquoi pas ? Et qui à chaque fois, le fait vite, très vite même. Ce qui peut énerver le commun des nageurs.

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