Dans la presse ce samedi, l'été semble bel et bien sur sa fin.

L’été est fini, parce que c’est la rentrée…littéraire.

Fabienne Pascaud transformée en miss météo de l’actualité nous le confirme en nous présentant le numéro spécial que Télérama consacre à l’événement.

Ma consoeur – et nous avec - se réjouit de ce désir de découverte et de vagabondages que l’avalanche littéraire de cette rentrée va susciter.

Le magazine Littéraire, le mensuel, lui aussi, consacre l’essentiel de son dernier numéro à cette rentrée.

Ce qui n’empêche pas Pierre Assouline, dans son éditorial, de faire la moue sur ce genre qui explose cette année : l’exofiction.

Ce procédé qui consiste pour des auteurs à broder à partir d’un élément réel d’une biographie ou d’événements.

Pierre Assouline fait la moue, parce qu’il considère que le procédé découle le plus souvent d’une sorte de paresse de l’auteur.

Paresse que partage fréquemment le lecteur lui-même.

Clinton, Trump et les autres

En Politique la presse, elle aussi, est parfois paresseuse.

Alors certains journaux décident ces jours-ci de nous faire découvrir les « petits » candidats à la présidentielle aux Etats-Unis…

Décision salutaire, car elle nous rappelle que d’autres que Donald Trump et Hilary Clinton sont lancés dans la course à la Maison Blanche…

La première s’appelle Jill Stein.

Sous le titre Dr Jill c’est un beau portrait que publie cette semaine le magazine Society.

Celui d’une femme qui n’a pas froid aux yeux, et pourrait bien donner quelques bouffées de chaleur à Hillary Clinton.

Jill Stein, médecin de formation et candidate du Parti Vert, le Green Party, dans l’élection présidentielle.

Personnalité attachante, convaincue, brillante et parfois maladroite nous décrit Society.

Elle est aujourd’hui créditée de 6% des intentions de vote : résultat historique pour ce mouvement politique aux Etats-Unis.

L’autre « petit « candidat, c’est Gary Johnson : et c’est « M », le magazine du monde, qui nous en dresse le portrait cette semaine.

Cet homme-là pourrait bien être la plus grosse épine dans le pied de Donald Trump.

Johnson, un homme de l’ouest ancien gouverneur républicain du Nouveau Mexique.

Aujourd’hui il a quitté le parti. Mais il taille déjà des croupières à Donald Trump dans les trois Etats du Sud-Ouest : l’Arizona, le Nevada et l’Utah.

M nous rafraîchit la mémoire en nous rappelant que Garry Johnson n’en est pas à sa première candidature indépendante : en 2012, année de sa rupture avec les républicains, il obtient 0,99% des voix.

Aujourd’hui, les sondages lui en promettent 10 à 14%, 23% chez les moins de 30 ans.

Candidatures multiples

En France, on attend pour les heures qui viennent une autre candidature… C’est celle d’Arnaud Montebourg.

Demain L’ancien ministre du redressement productif devrait ajouter officiellement son nom à la liste des candidats à la primaire au PS.

Le Parisien profite de ces 24H00 de répit pour analyser les chances des uns et des autres dans la course.

Dans les Landes, il en est un qui fulmine contre ces candidatures multiples.

Et même contre le principe de ces primaires.

Sud-Ouest a demandé son avis au député Henri Emmanuelli.

Celui qui avait précédé François Hollande à la tête du PS ne mâche pas ses mots : il considère tout bonnement Benoît Hamon et Arnaud Montebourg comme des irresponsables. Même jugement sur Emmanuel Macron.

Emmanuelli explique à Sud-Ouest pourquoi il est opposé à ces primaires. Un processus qu’il considère comme dangereux, et non légitime pour peu que François Hollande postule à sa propre succession.

Les dirigeants en état d'Hubris ? 

Irresponsables : Le qualificatif appliqué aux jeunes loups du Parti socialiste par le vieux renard Henri Emmanuelli ne pourrait-il convenir à l’ensemble des dirigeants de la planète ?

C’est un peu la question que pose l’hebdomadaire la Vie cette semaine.

On se souvient de ce livre qui fut un grand succès de librairie : ces malades qui nous gouvernent.

La vie s’interroge sur l’effet que génère l’exercice du pouvoir sur le cerveau…

Question : être au sommet de l’Etat change-t-il son homme ?

L’hebdomadaire cite notamment le britannique David Owen : Lord David Owen, un homme dont l’avis n’est pas anodin puisque, outre le fait d’avoir occupé des fauteuils ministériels à Londres dans les années 80, il est aussi psychiatre.

Dans son livre qui vient de paraître en Grande-Bretagne, il décrit ces symptômes qui s’emparent de l’homme de pouvoir :

Recherche de sa propre gloire, souci disproportionné pour l’image et l’apparence ; confiance excessive en son propre jugement et mépris pour les critiques et les conseils d’autrui…

Le tout résumé en un mot inventé par les Grecs : l’hubris.

L’hubris, ce mal qui occulte toute lucidité chez l’homme de pouvoir.

La Vie se penche sur les nombreuses recherches scientifiques qui tendent à expliquer cet étrange phénomène et qu’on peut résumer par ce constat : plus l’homme a de pouvoir, moins il est enclin à y renoncer.

La Vie cite quelques exemples de ces dirigeants transfigurés par l’arrivée au sommet : au premier rang desquels le russe Vladimir Poutine.

Le "plus grand criminel de l'histoire"

L’Obs revient sur l’un des dirigeants qui auront le plus marqué le 20e siècle : Mao.

Mao Zedong. Mao, sa vie, son oeuvre… en quelque sorte.

L’Obs commémore avec quelques jours d’avance le 40e anniversaire de la disparition du dirigeant chinois.

En le bombardant, tout simplement, « plus grand criminel de l’ Histoire »

En matière de maladie du pouvoir, on ne pourra pas reprocher au grand timonier d’avoir fait les choses à moitié : on lui attribue au moins 50 millions de morts.

Comment avons-nous pu être maoïstes, interroge l’ Obs après un bilan détaillé et sanglant des 3 décennies de règne du Grand Timonier.

Et à propos de cette question « comment avons-nous pu être maoïstes » L’hebdomadaire rappelle combien Mao Tsedong fut longtemps une véritable star dans les milieux intellectuels, notamment parisiens.

A propos des hommes de pouvoir et des dégâts qu’ils peuvent occasionner, si vous avez des enfants, des adolescents et si vous avez eu la bonne idée de les abonner à l’excellent journal qui leur est destiné, l’Actu, n’hésitez pas à lire, vous aussi, le portrait de ce jeune syrien : il s’appelait KUSAÏ ABTINI. Il avait 14 ans. Il était devenu acteur et aussi le symbole de liberté pour la population d’Alep. Au début du mois dernier, il a été tué dans un bombardement.

Le burkini : suite et… suite.

La presse française continue de s’enflammer pour ce débat.

Débat jugé dérisoire par une bonne partie de la presse européenne et américaine.

C’est sans doute pour cela d’ailleurs que le quotidien Libération a convié un philosophe pour quelques réflexions utiles sur le sujet.

C’est donc Eric Fiat qui s’y colle dans la page idées du journal.

Eric Fiat se penche sur la notion de pudeur derrière laquelle tous les défenseurs du Burkini s’abritent : Pour la démolir.

Quoi de plus impudique que de proclamer sa pudeur, dit en substance le philosophe, pour qui le burkini n’est rien d’autre que le signe de cette obscénité du regard des hommes, plutôt que celui du respect qu’ils auraient pour la pudeur des femmes.

Loin des débats d’élus ou de religieux sur le sujet, ces propos apportent un peu de cette subtilité tellement nécessaire sur la question.

Mais l’époque est-elle à la subtilité ?

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