De nombreux pays, partout dans le monde, cherchent aujourd'hui à limiter l'impact de ce qui est devenu un fléau

L'île de Boracay, aux Philippines, par exemple, a été fermée aux touristes. Le Bouthan limite leur entrée, avec un forfait journalier de 225 euros par personnes. Et sur l'île de Pâques, un séjour ne peut pas dépasser 30 jours. Tourisme : la masse critique titre en première page Libération, avec une photo idyllique de la Grande Bleue, mais où les parasols s'entrechoquent sur la plage. Avec plus de 89 millions de visiteurs l'année dernière, la France, par exemple, revendique d'être le pays au monde qui accueille le plus de visiteurs étrangers, écrit le quotidien. Mais on s'interroge plus rarement sur l'impact de cette invasion pacifique, qui peut vite tourner au cauchemar pour les habitants. Certains sont contraints de s'éloigner, quand ceux qui restent, eux, doivent supporter les nuisances : embouteillages, déchets et autres dégradations

Et ça se complique encore, un peu plus, pour les petites communes : nos plus beaux Villages de France, si souvent mis à l'honneur.  C'est à lire dans le Figaro cette fois : baisse des dotations de l'Etat, la parade des villages touristiques. Comment faire face à la déferlante avec le budget d'une commune d'une poignée habitants ? A Saint-Paul-de-Vence, 3400 habitants, un million de visiteurs par an, un candidat aux municipales lance cette idée : et pourquoi ne pas faire payer l'entrée au village ? Le débat est lancé. A défaut de droit d'entrée, pour l'instant, la solution des parkings payants s'impose de plus en plus. C'est le cas, déjà, à Saint-Guilhem-le-Désert, dans l'Hérault, ou la Roque-Gageac, en Dordogne... 1500 places également devenues payantes ce mois d'août non loin de là à Rocamadour, un million et demi de visiteurs... Objectif : financer l'entretien du site, l'accueil des touristes et des rénovations patrimoniales, très coûteuses. 

Autre fléau, lié au tourisme de masse, c'est celui des cairns, qui se multiplient sur les lieux de promenade

A Lire dans ce matin dans le Parisien. Vacanciers, arrêtez d'empiler... des pierres ! Car c'est la grande tendance, partagée ensuite par les touristes, sur les réseaux sociaux, comme Instagram : faire de petits tas de pierres... Des cairns, donc, dont la vocation initiale était, c'est bien de le rappeler, d'aider les promeneurs à retrouver leur chemin. Mais à cette dose, c'est une atteinte à l'écosystème !!  Exemple : plusieurs centaines de tas réalisés chaque jour au cap Fréhel, dans les Cotes d'Armor. Les promeneurs, qui finissent par manquer de galets, vont piocher dans les pierres des falaises, accélérant l'érosion. Et on atteint le sommet... au Cap Corse. Où là, sans même s'en apercevoir, les touristes piochent directement dans des murs en terrasse ancestraux.

L'accroissement du tourisme, qui peut avoir des conséquences encore plus néfastes

Une population mondiale qui augmente et de plus en plus de touristes : statistiquement, cela multiplie les occasions de rencontre avec... les ours. Et c'est ce qui est arrivé à un Français, Julien, 44 ans, tué par un grizzly le 15 août, alors qu'il bivouaquait dans les territoires du Grand Ouest canadien. L'ours l'a saisi au cou et à l'épaule, avant de l'emporter dans la forêt. Habitant de Seine Saint-Denis, compositeur, preneur de son, Julien était accompagné d'une jeune femme, Camille, biologiste. Tous les deux préparaient cette aventure depuis 3 ans. Ils voulaient enregistrer et s'inspirer de sons insolites pour une création musicale et une exposition, en région parisienne. Julien Gauthier avait déjà fait ça aux îles Kerguelen, en Antarticque. Sa symphonie australe avait été jouée par l'Orchestre de Bretagne, et diffusée sur France Musique l'année dernière.
 

Le spectre de la récession ressurgit aux quatre coins de la planète 

Cette fois, le mot est lâché, en Une des Echos : la perspective d'une récession aux Etats-Unis se confirme. Alors, pas tout de suite, mais dans les deux années qui viennent... selon 226 économistes du monde entier. Pour l'instant, les banques centrales, la FED notamment, mènent une politique monétaire accommodante, qui réussit encore à retarder l'échéance. Mais ce volontarisme ne doit toutefois pas tromper, souligne Lucie Robequain dans son éditorial, les marges de manœuvre monétaires sont devenue quasi nulles et les banquiers centraux ne pourront pas pallier indéfiniment la faiblesse des Etats.

Récession, le mot est là aussi lâché dans le Figaro Economie, en Allemagne. Ce qui a longtemps constitué la force de la locomotive de l'Europe, écrit le quotidien, c'est son industrie, tournée vers l'exportation.  Et cette force est en train de se muer en faiblesse. Les exportations contribuent au PIB allemand à hauteur de 40%. Dans le contexte de guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis, la demande mondiale du Made In Germany recule. Et pendant ce temps, les dirigeants, eux, n'affichent pas  leurs inquiétudes. Les pays du G7 s'apprêtent à converger vers Biarritz, vendredi, sans panique apparente.

Convoyeur de toiles : un métier pour lequel il faut garder son calme

Gros plan ce matin dans Libération sur un métier méconnu pour lequel, oui, il faut savoir garder ses nerfs. Convoyeur d’œuvres d'arts, et en particulier, de toiles, quand les musées font des prêts, pour une exposition exceptionnelle, par exemple. Souvent, ce sont les conservateurs eux-mêmes qui sont du voyage. Véritables gestionnaires de risques, ils se rendent parfois à l'autre bout du monde. Et les aléas sont nombreux. Il y a d'abord le constat au départ, l'emballage, et puis... le voyage, par l'autoroute, en train, ou en avion. La caisse étant banalisée, sécurité oblige, il faut vérifier qu'elle ne se retrouve pas sous d'autres paquets, que la chaîne climatique est bien préservée, qu'il n'y ait : ni produits toxiques, animaux, plantes qui pourraient les abîmer. Qualités requises : savoir s'adapter. "Il faut avoir un peu de bouteille, explique Sophie Daynes-Diallo, du musée Picasso, pour faire respecter nos œuvres tout en restant poli et civilisé. Refuser par exemple qu'une caisse soit ouverte sur le bas coté d'une voie rapide... Mais à l'arrivée, on se sent, dit-elle, comme le Père Noël. C'est une émotion extrêmement forte, surtout dans des endroits qui n'ont jamais reçu d'oeuvres, où parfois, des moyens incroyables ont été mis en place. Comme au Maroc, où la garde royale avait privatisé l'autoroute pour nous !"

Le Louvre, c'est à lire dans la Croix, complètement débordé par le succès de la Joconde

Une folie. Le 17 juillet, Mona Lisa a déménagé de la salle des Etats, en rénovation, vers la galerie Médicis.  Et ça ne va pas, du tout !! Sous la pyramide de verre, après des heures d'attente, la queue pour La Joconde serpente sur plusieurs dizaines de mètres. Son accès se fait quasi directement depuis des escaliers mécaniques, ce qui provoque des embouteillages monstres. La journaliste de La Croix, Sabine Gignoux, écrit : "Postés tous les 10 mètres, le visage crispé, les gardiens se sont mués en argent de la circulation, faisant des moulinets, criant, "dont stop moving" !! Au moment d'accéder au dernier carré, à deux ou trois mètres du chef d'oeuvre, les touristes courent pour se poster en première ligne. Une minute, dans une nuée de tête et d'appareils photos, pour admirer le tableau tant convoité."

C'est aussi ça, le tourisme de masse. 

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