Bon alors... "Est-ce qu'elle a été bonne ?"... C'est pas moi qui pose la question en ces termes... C'est Bernard Revel, dans L'Indépendant du Midi... On parle bien sûr de Ségolène Royal sur TF1, hier... Alors la réponse de Bernard Revel... eh bien oui, "elle a été bonne... Elle a fait passer l'émotion... Elle a développé ses idées avec pragmatisme... Elle croit en elle"... "Elle a été bonne, très bonne", confirme Olivier Picard dans Les Dernières Nouvelles d'Alsace... "tout comme Nicolas Sarkozy, 15 jours avant elle... Ne soyons pas chiches : elle a même été excellente... Mais a-t-elle donné aux téléspectateurs des raisons inédites de voter pour elle ?... Pas vraiment"... "Concentrée, passionnée, émotive"... des qualificatifs signés Francis Lachat, dans Le Courrier Picard... "Elle a montré qu'elle n'était jamais aussi convaincante que face à l'adversité"... Ségolène Royal, c'est "la femme qui reste debout"... Le constat est de Jacques Camus, dans La République du Centre... Jacques Camus qui analyse que la candidate socialiste a ramené, à chaque fois que c'était possible, le débat sur un terrain très affectif... Elle est redevenue "la candidate nounou, qui veut aider la France à sortir de ses souffrances"... "Ségolène Royal entre compassion et promesses"... C'est le jugement du Figaro... "Elle se veut proche des Français", explique de son côté Le Parisien-Aujourd'hui en France... Et en effet, "elle s'est montrée d'une exemplaire compassion, note ce journal, quand soudain elle est venue réconforter Bernard, sur son fauteuil roulant"... Alors dans l'ensemble, ce matin, les journaux se montrent donc plutôt séduits par la prestation de Ségolène Royal... Mais cela ne préjuge de rien... Patrick Fluckiger, dans L'Alsace, rappelle que "tout ça, c'est déjà ce que l'on disait après Villepinte... avec les résultats que l'on sait"... Reste, comme le souligne Renaud Dély dans Libération... qu'il y a "deux sortes de candidats... Ceux qui se croient infaillibles et persistent dans l'erreur jusqu'à la chute finale... Et les autres, ceux qui sont à l'écoute parce qu'ils savent qu'ils n'ont pas réponse à tout... En 2002, les socialistes ont expérimenté le premier modèle... Royal doit se souvenir que c'est l'humilité qui lui a permis de terrasser les éléphants socialistes"... Alors, en fait... cette émission, sur TF1 hier soir, continue de soulever bien des interrogations... "Il y a quelque chose de surréaliste dans ces soirées politiques télévisées, qui veulent qu'on joue son destin comme un match où l'audimat, l'image et la forme comptent davantage que le fond"... C'est le regret de Pierre Taribo, dans L'Est Républicain, ce matin... Oui, "tout cela ne vaudra jamais un bon vieux débat clair entre les intéressés", confirme Bruno Théveny, dans Le Journal de la Haute-Marne... Une opinion confortée par Claire Bommelaer, dans Le Figaro... La journaliste dénonce "ces candidats à la Présidentielle qui veulent communier à tout prix avec la vraie France... Nicolas Sarkozy, François Bayrou ou encore Ségolène Royal se réfugient derrière le "souhait des Français" pour éviter d'aborder les questions qui fâchent... Mais comment bâtir une communauté de destins si l'on se contente d'additionner des demandes individuelles, aussi légitimes soient-elles ?"... Dans Libération, une analyse à peu près semblable de Marc Abélès, directeur d'étude à l'Ecole des hautes études en sciences sociales... Ce chercheur dénonce "la démocratie des petits "moi-je"... Pour aller un petit peu plus loin que les petits "moi-je"... Si vous voulez faire de la comparaison de programmes ce matin... vous avez plusieurs lectures possibles... L'Humanité se penche sur la place de la culture dans l'élection présidentielle... et résume : la droite veut la livrer au marché... le PS est en panne d'idées... L'Humanité qui regrette que les propositions, dans ce domaine, soient aussi discrètes, à défaut d'être novatrices... En fait, le quotidien reprend l'appel lancé par la revue Cassandre... Cassandre qui demande à tous les candidats potentiels de s'engager pour la sauvegarde du service public de la culture... arguant par exemple que le Festival d'Avignon, créé par Jean Vilars, n'aurait jamais vu le jour sans une volonté politique forte et ambitieuse... Autre comparatif... dans La Croix... sur le thème de l'immigration... Le quotidien catholique liste les propositions de chaque candidat quant à l'accueil des étrangers, l'intégration ou le co-développement... Un comparatif un peu plus restreint... Là, c'est dans Le Monde... qui se demande ce qui distingue Bayrou et Sarkozy... Dans Le Monde toujours... Si vous vous demandez comment les journalistes suivent les candidats sur le terrain... le récit-témoignage de Raphaëlle Bacqué, journaliste politique du Monde... Elle raconte, dans une double page, "ma vie avec Sarko"... Bon alors, des programmes de plus en plus détaillés... histoire de pouvoir choisir, le moment venu... En attendant, pour choisir, encore faut-il savoir qui sera candidat au premier tour... Et ça, eh bien, c'est le suspense du mois à venir... "Parrainages : le mois le plus long des petits candidats"... C'est à lire dans Le Figaro... Parce que la chasse aux signatures fermera le 16 mars... Et, constate le journal, "de Philippe de Villiers à Olivier Besancenot, nombre de prétendants ne disposent pas encore des 500 signatures... Pourtant, il y a de quoi faire... Le nombre d'élus habilités à donner leur paraphe s'élève à plus de 47.000... Mais tous les petits candidats le dénoncent : l'UMP et le PS ont donné des consignes pour ne pas se retrouver avec 15 candidats au premier tour"... Alors, du coup... Le Figaro tente des estimations, selon les déclarations des candidats ces derniers jours... Arlette Laguiller et Jean-Marie Le Pen seraient autour des fameuses 500 signatures, mais chercheraient à obtenir un peu plus de promesses pour être sûrs d'avoir le compte au final... Derrière, Besancenot, Dupont-Aignan, Villiers, Lepage et Voynet sont entre 400 et 450... Bon dernier pour l'instant : José Bové... crédité au mieux de 230 promesses de signatures, au pire de 90... Et quid de Jacques Chirac dans tout ça ?... Sera-t-il ou non candidat ?... Oui, je sais... Le suspense n'est pas insoutenable... Mais le Financial Times, ce matin, est sûr que "le Président français est sur le point d'annoncer sa décision sur sa candidature"... L'analyse du journaliste est simple... "Maintenant que la triple révision de la Constitution a été menée à bien, Chirac a terminé le dernier acte significatif de sa Présidence"... Bien sûr, dans vos journaux, on parle aussi beaucoup d'Airbus... avec son plan de redressement "cloué au sol", comme le titre Ouest-France... Alors, dans la presse hexagonale, c'est l'Allemagne qui est montrée du doigt... "La restructuration est bloquée par le veto allemand", explique ainsi Les Echos en Une... En Allemagne, on ne pointe personne en particulier... Le Sueddeutsche Zeitung regrette les réflexes nationaux... Parce que "pour Airbus, analyse ce journal, ce n'est pas la logique industrielle qui donne le ton, mais les sensibilités nationales"... Les sensibilités, pas seulement... Les subventions aussi... La dénonciation, là, émane du Frankfurter Allgemeine Zeitung... qui explique que "c'est le poison des subventions nationales qui est à l'origine du crash"... Economie toujours... avec ce rapport aussi... un rapport du Conseil des prélèvements obligatoires... un Conseil qui dépend de la Cour des Comptes... C'est dans Les Echos... "Impôts et cotisations : la fraude atteint 30 à 40 milliards d'euros"... une fraude qui, selon ce rapport, est du point de vue financier celle qui fait le plus de victimes... Sur le même genre de sujet... Le Cri du Contribuable... qui dénonce le coût des subventions publiques... Selon ce bimensuel, ces subventions représentent 44% des dépenses de l'Etat... "On ne donne qu'aux riches, s'insurge Le Cri du Contribuable... à savoir aux entreprises, aux syndicats, aux partis politiques... des subventions le plus souvent inutiles... et dans le pire des cas, explique le magazine, nuisibles"... Pour finir... cette illustration de toute la problématique de la recherche... L'idée que si l'on sait ce que l'on cherche, on ne sait pas forcément ce que l'on trouve... Dans Le Figaro... des chercheurs italiens travaillaient sur les neutrinos... ces rayons à très haute énergie, capables de traverser la Terre de part en part... Pour tenter de les entendre... ils ont installé leur laboratoire au fond de la mer... au large de la Sicile... Et là, du coup, ils ont écouté le monde sous-marin... C'est comme cela qu'ils ont découvert un sanctuaire de cachalots... des cachalots qui, maintenant, vont être étudiés de près... Car si l'on savait déjà que des cachalots vivaient en Méditerranée, on les situait beaucoup plus à l'ouest, au large des Baléares...

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