En octobre, le Monde avait rencontré Mourad, adolescent perdu que sa famille avait entraîné dans le djihad syrien. Le journal se prolonge et se corrige en racontant l'histoire de cette famille. L'Equipe se demande s'il faut haïr les tennismen de 2 mètres qui bombardent l'adversaire de leurs aces.

On parle de cauchemars...

Dont vous sortez peut-être qui nous écoutez, vous parmi 2 millions et demi de français qui souffrent, au moins une fois par semaine de cauchemars chroniques et dont le Parisien évoque les tourments, vous qui rêvez que vous perdez vos dents, q vous que des démons assaillent ou que des tueurs en série torturent dans le sous-sol de votre sommeil, vous qui souffrez comme souffrait Dorothée qu'une nuit les tueurs achevèrent, "je ne pouvais plus me dire réveille toi, car j'étais morte" dit-elle au parisien, ET BIEN amis, une solution existe pour ne plus souffrir, une technique américaine  développée par un chercheur français. "La thérapie par rescénarisation d'images mentales",  traduction, vous pouvez réécrire le scénario de vos cauchemars à la lumière du jour et les transformer en rêve, vous gardez le pitch mais vous changez la fin, Dorothée se convainc qu'elle échappe aux tueurs en série, et les OVNIS qui planent au-dessus d'elle sont juste venus lui dire bonjour. Cela marche lis-je...  

Et le Parisien est tentant, puis-je ce matin prendre la presse et tricoter nos histoires autrement? Mais elle est implacable la presse, qui raconte un pays déconstruit et violent.

Le Parisien encore et Libération disent les débuts chaotiques du nouveau bac. Le Parisien toujours ne m'épargne rien de ces adolescentes de 14, 15 ans, devenues prostituées à  dix clients par jour pour avoir écouté des prédateurs de leur âge et rêvé à la vie de Zahia. Le Parisien, lui encore, sur son site, me dit qu'hier à Saint-Denis, l'acteur Almany Kanouté, qui joue dans les Misérables de Ladj Ly, est venu apprendre aux gamins à ne pas résister aux violences policières,  « Soyez prudent dit-il. Aujourd'hui, on peut mourir lors d'un contrôle."

Ainsi parle-t-on aux enfants quand d'autres journaux parlent aux adultes d'une autre violence, venue des haines politiques . On juger aujourd'hui quatre gilets jaunes incendiaires présumés de la préfecture du Puy-en-Velay en décembre 2018, c'est dans le Progrès et la montagne. Le Figaro s'incline devant la Rotonde, restaurant incendié à paris pour avoir été une cantine du Président Macron... Dans l'Opinion, le rationnel chroniqueur Eric le Boucher décrit ainsi ce qui entoure le Président. "Emmanuel Macron fait l'objet d'une haine viscérale désormais déchainée extrêmement préoccupante car susceptible d'enfanter un Ravaillac." Ravaillac l'assassin de Henri IV.

Peut-changer le film? On me dit dans les Echos que ce Président Macron reçoit des entreprises mondiales qui trouvent la france attractive, elles ont du mérite. On me dit dans le New York Times beaucoup de bien d'une ministre  Mme Brune Poirson qui serait la véritable ministre de la mode en France, dont elle a accompagne les géants qui veulent s'engager vers une mode respectueuse de la nature... Elle veut aussi Mme Poirson, redonner vie à la dentelle en france. Il y a quelques mois, le même New York Times s'extasiait des vêtements colorés et libres de la porte-parole Sibeth N'Diaye?

Cela change tout, la mode, qui dit nos libertés? 

Libération et le Figaro  me disent que la mode masculine est désormais gender fluid, comprenez aussi bien féminine. Et dans le Figaro une espérance, cinquante-deux ans après le renoncement de son fondateur Cristobal, la maison mythique Balenciaga va renouer avec la Haute couture et veut y amener les clientes de son prêt-à-porter. Cette élevation n'est pas moins vraie que le reste.  

On voit deux rescapés à la Une de Sud-Ouest…

Qui en son édition basque éclaire Amar Kariouh et Maati Baggar, les deux fidèles de la mosquée de Bayonne qui furent blessés lors de l'attentat du 27 octobre dernier. "J'ai demandé à Dieu qu'il me laisse mourir de la balle que j'avais dans la nuque" se dit Amar quand il se vit mourir des flammes dans sa voiture incendiée... La nuit, les cauchemars reviennent.  A quelques pages d'eux, le même Sud-Ouest raconte Riss, patron de Charlie Hebdo, venu parler de son livre devant un public d'amis dans une librairie bordelaise. Ces hommes ne peuvent rien raconter d'autre que leur vie.

Vous lirez dans le Monde un texte passionnant de vérité implacable, où un grand journal se prolonge et se corrige. En octobre dernier, le Monde avait raconté le jeune Mourad âgé de 17 ans, entrainé par sa famille au djihad en Syrie, un jeune homme à la conscience trouée rencontré dans un camp d'internement au Kurdistan. Le portrait a réveillé des souvenirs à Roubaix, où l'on se souvenait de Mourad comme de l'enfant d'une famille terrifiante, vivant dans un phalanstère de femmes en niqab, dominée par un oncle pourvoyeur d'interdits et de terrorisme, famille qui défrayait la chronique d'une ville du Nord avant de s’en aller combattre, et pour la plupart des siens, mourir chez Daesh, sans que les autorités interviennent. Vous lirez comment une famille où les femmes aimaient le hip-hop jusqu'à en faire une profession, bascule dans l'horreur et en devient une composante, et comment le lionceau Mourad, à 12 ans, jetait dans un canal des armes compromettantes pour protéger les siens...

Il est d'autres clans familiaux dans la presse, Libération et le Figaro vous guident consciencieusement chez les Windsor dont Harry, amoureux, a perdu les privilèges.

Dans le Monde encore, une autre princesse, une héritière milliardaire d'un régime révolutionnaire et corrompu. elle s'appelle Isabelle Dos Santos, son père José Eduardo fut le président de l'Angola de 1979 à 2017, et elle, polyglotte et entreprenante et protégée, s'accapara systématiquement les richesses d'un pays où le peuple survit à quelques sous par jour. Pétrole diamants télécoms, paradis fiscaux je vus laisse lire... Isabelle donnait des conférences pour vanter l'avenir prospère de l'Afrique, quelle avanie! Elle était née à Bakou en Union soviétique où son père étudiait au temps du colonialisme portugais; l'actuel Président Joao Lourenço, qui a lancé l'offensive contre la fille de son prédécesseur, est aussi passé par l'URSS, et cette histoire de milliardaire est aussi un épilogue du communisme.

Et un visage taché de boue pour finir.

Qui à la Une du maine libre nous donne une raison de ne pas désespérer des familles! Car Alexandre Abrivard aux lunettes noires et à la tenue vert et blanche, impérial vainqueur hier comme l'an dernier sur son cheval Bilibili du Prix de Cornulier, plus grande épreuve mondiale de trot monté, est à le représentant d'un clan, son papa Laurent Claude est l'entraineur du crack, mais Alexandre est lui-même papa d'un petit garçon avec lequel il partage son triomphe.

Le sport nous sauve parfois, il est l'autre manière de lire nos jours et nous communions donc ce matin dans la République du centre avec Saint Pryvé Saint Hilaire quia près avoir sorti Toulouse doit faire sauter le rocher Monaco ce soir en coupe de France...

Et avec l'Equipe avant l'Open d'Australie, nous nous posons une véritable question; faut-il détester, oui haïr, c'est le mot de l'époque, ces joueurs double-mètre qui tel le jeune américain Reilly Opelka  gagnent en matraquant des aces des services gagnants, est-ce encore du tennis? Federer les respecte, ces serveurs, ils sont un challenge. Merci maître. 

Contact
Thèmes associés
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.