La revue de presse où l'on parle des petits hommes gris de Nietsche.

Ces petits hommes gris, ces technos, ces mecs qui pensent structure et budget et qui n'ont pas le souci de l'autre. La charge est sévère : elle est signée de Xavier Emmanuelli le président du SAMU social qui pique une colère dans Charlie hebdo .

L'ex-secrétaire d'Etat à l'action humanitaire des premières années Chirac annonce sa démission pour le mois d'octobre devant une situation qui selon lui n'est plus gérable

L'urgence sociale , dit-il, personne n'y croit, cela appartient aux petits hommes gris au nombre desquels doit figurer l'actuel secrétaire d'etat au logement, Benoist Apparu, qui répond à Xavier Emmanuelli dans le Parisien aujourd'hui en France. Le nombre des places d'hébergement n'a pas diminué, simplement nous avons décidé de remplacer un certain nombre de nuitées d'hotel financées par l'etat par des logements locatifs , dit-il.

C'est la doctrine du housing first, le logement d'abord pratiquée avec succès. Notamment en Finlande : dans Libération, c'est Tonino Sérafini qui l'explique.

"L'hebergement d'urgence n'est qu'un sas d'accueil et d'orientation des sans abri,auxquels on propose un logement adapté à leur situation".

Le problème, c'est qu'en France, le gouvernement a mis la charrue avant les boeufs en diminuant les places d'hebergement, sans proposer les logements de rechange. Ce que traduisent les chiffres cités par Libération : 20 millions de moins pour le budget du SAMU social qui ne pourra plus prendre en charge 5000 nuitées d'hotel en région parisienne, où la situation de l'hébergement d'urgence est déjà dramatique.Chaque soir, explique encore Tonino Sérafini, ce sont 150 à 200 personnes ou familles qui ont appelé le 115 et qui restent sur le carreau.

Beaucoup de ses familles d'ailleurs se réfugient aux urgences : voir dans le Parisien le reportage d'Alexandra Echkenazi à la Salpétrière. Cette maman qui dort ici, dans un box de 10 m², depuis vendredi avec ses 5 enfants, après avoir dormi dans une cabine téléphonique jeudi soir.

Pour le patron des urgences, c'est indigne. On appelle le SAMU social tous les jours , dit-il au Parisien , mais on nous répond qu'il n'y a rien à faire .Cela ne m'était jamais arrivé de toute ma carrière.

En un mois et demi, une centaine de familles ont ainsi débarqué aux urgences des hopitaux d'Ile-de-France.

En ces temps de disette budgétaire , commente Jacques Guyon, dans la charente libre que pèse un pauvre , en ce moment ce que cherche le gouvernement, ce sont moins des idées que des recettes pour faire face aux déficits que Xavier Emmanuelli ait choisi "Charlie hebdo" pour lancer son cri d'alarme, sera sans doute interprété : "comme une manipulation des élus de gauche"

sauf que toutes les associations Emmaus, Abbé pierre, Médecins du Monde et Secours catholique crient aujourd'hui misère. Sans doute, conclut Guyon,sont elles victimes d'une manipulation des élus de gauche.

Des accusations de manipulations qui visent aussi la droite.

Halte à la manipulation, et c'est un coup de colère de François Hollande qui est repris en une de Libération.

Après l'annonce par le Figaro qu'il allait être convoqué en septembre par la police, dans le cadre de l'affaire Banon, "l'ex-premier secrétaire du parti socialiste hausse le ton" titre Libération qui dément d'ailleurs toute convocation.

Pour l'instant , précise un policier, rien n'est prévu. François Hollande n'est pas perçu manifestement comme un témoin prioritaire dans cette affaire qui n'est pas la sienne comme il le rappelle lui même. C'est pourquoi, il le redit au Monde , il n'acceptera aucune utilisation politique de ce dossier. Effectivement, on en pense ce qu'on veut, mais Bertrand Meinnel l'exprime parfaitement bien dans le Courrier Picard , en impliquant même de manière collatérale un candidat du PS toujours bien placé dans les sondages. Les auteurs des fuites savent qu'ils jouent sur les effets pervers de la rumeur et du temps. C'est la raison pour laquelle il veut etre entendu le plus vite possible, pour redire ce qu'il a déjà dit sur le fait qu'il avait été informé par la maman de Tristane Banon d'un incident avec DSK, sans imaginer la gravité des faits et qu'il n'avait pas à se comporter en juge.

On lira dans le Monde le récit détaillé qu'a pu faire la plaignante aux enquèteurs. Quel interêt aurait-elle à mentir ? explique sa mère au Parisien comme à Libération.

Anne Mansouret, élue socialiste, dont on apprend dans le Figaro et dans l'Express qu'elle a confié aux enquèteurs avoir eu une relation avec DSK. Relation consentie mais empreinte de violence

et si elle le dit aujourd'hui, après l'avoir caché même à sa fille, c'est pour battre en brèche l'image de séducteur de l'ex-patron du FMI, auquel elle prête l'obscénité d'un soudard. Saura-t-on un jour la vérité? En tout cas, "ceux qui savaient vont devoir parler" titre france soir.

L'appartement où se serait noué le drame parlera peut-être aussi : à qui appartient il?

France soir est allé y voir de plus près. Les voisins, les riverains, résultat : rien, aucun souvenir, sur les boites aux lettres une myriade de sociétés civiles immobilières. De quoi brouiller les pistes d'une affaire vieille de huit ans.

Dans la presse également des histoires d'eau.

C'est toujours un sujet de conversation la météo, et en ce moment plus que jamais, notamment sur la cote.

On pense aux campeurs dont les vacances sont passablement gachées. Témoignages à lire, dans le Parisien , des campeurs qui gardent le sourire malgré tout et qui n'ont pas forcément envie de tout plaquer. Pourquoi rentrer puisqu'il pleut aussi à la maison?

"Patience" titre le Parisien , encore une petite semaine de mauvais temps (ou grande semaine plutot pour tous ceux qui bouclent leurs vacances et qui ne reverront pas le soleil).

C'est le dessin de Ransom, une tente sous la pluie et ce dialogue des campeurs : ils ont dit qu'il fera beau au mois d'aout, dit l'un. Super , dit l'autre, on pourra faire sécher la tente avant de la ranger pour l'année prochaine .

Cela étant cette météo de juillet, pour etre inhabituelle n'a rien d'exceptionnel. Le Parisien et France soir également rappellent l'été 2007, le plus frais depuis trente ans, des pluies et des tempètes en aout.

juillet 66 : de la neige dans toutes les stations de sport d'hiver, 15° en plaine

14 juillet 1907 : il faisait 12° à Paris

Les plus à plaindre finalement, ce sont les coureurs du Tour de France qui vont escalader les Alpes sous la pluie et peut-être la neige au Galibier demain.

"Le Tour monte et le ton monte" comme dit l'Equipe en titre , eu égards à l'attaque surprise d'Alberto Contador. Mais "Thomas voit clair" comme l'écrit joliment l'Humanité , Voekler qui a limité les dégats et conservé son maillot jaune. Et voyez comme sont les gens : le petit français a montré ses limites ( petit c'est ainsi qu'il se qualifie lui même ) et plus personne ne dit aujourd'hui que le Tour est propre. Ni d'ailleurs qu'il ne l'est pas, on verra la suite.

Le monde ne se fait pas trop d'illusions en citant le président de la commission médicale de la FFC qui le dit très franchement : on est toujours dans la culture de la seringue. L'UCI a interdit les injections mais comme on ne peut pas fouiller les voitures. Surtout ce qui inquiète le médecin de la fédération c'est le retour des corticoides, le fond de sauce du dopage qui rend plus difficile la détection de l'EPO.

Malgré tout, le président de l'UCI, Pat Mc Quaid, interrogé dans l'Equipe pense que le cyclisme est sur la bonne voie et redevient crédible. Ce qui le choque le plus aujourd'hui en fait ce sont les oreillettes que portent les coureurs et qui les relient en permanence à leur directeur sportif. "C'est le seul sport où çà existe", dit il, en promettant de s'attaquer à ce problème. Bernard Hinault le confirme dans l'Express.

Aujourd'hui les coureurs pédalent sur ordre. "Même pour pisser, ils ont besoin qu'on les prévienne par oreillette!

non" , dit il, la seule tactique qui vaille, c'est de courir à l'instinct. "Tu te sens bien? alors vas y attaque!"

Que les coureurs ne soient pas comme ces petits hommes gris dont parlaient Nietsche

L'équipe

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