La presse raconte l'histoire d'un riche français, à la table de Donald Trump. Il a 47 ans, ce Français et s'appelle Stéphane Bancel. Si riche, qu'il a d'ailleurs fait son entrée cette année au classement des 500 fortunes françaises du magazine Challenges.

Né à Marseille, Stéphane Bancel a depuis longtemps quitté l'hexagone, nous raconte Vanity Fair dans un long portrait sur son site internet. Le Japon puis la Silicon Valley et il y a 10 ans, aux Etats-Unis, il fonde Moderna, une biotech. 

Il y a quelques jours, Stéphane Bancel a lancé, avec sa société, la première expérimentation d'un vaccin contre le Covid sur l'être humain, on appelle ça la “phase 3” : il veut être le premier, le premier à trouver l'antidote contre le coronavirus et ne recule devant rien. Bancel suit d’ailleurs l'affaire de près, depuis janvier, et c'est comme ça que début mars, ce patron aux dents longues s'est retrouvé à la table de Donald Trump. Le président américain interroge alors les représentants des labos: "Vous pensez que vous aurez le vaccin dans combien de temps?", questionne-t-il. Quand les autres parlent d'une ou de plusieurs années, Stéphane Bancel répond que c'est une histoire de mois. 

Mais dans le monde pharmaceutique et scientifique tout le monde le regarde avec un oeil intrigué, inquiet. Bancel lève autant d'espoirs que de dollars… mais il reste confiant et promet des centaines de millions de doses. Un visionnaire, toujours pressé, un peu autoritaire et un pari : s'il trouve ce remède miracle, il sera éternellement remercié. Sinon, il risque de sérieusement chuter. Sa fortune s'estime aujourd'hui à plus d'un milliard et demi d'euros et son ambition vaut bien autant, c'est peut être ça qui l'a mené jusqu'au bureau du président.  

Avant le vaccin, il faut bien se laver les mains

Et Nice Matin nous raconte un luxe réservé aux étoilés : dans le meilleur restaurant du monde - il est français, c'est à Menton, le Mirazur - le chef Mauro Collagreco a fait fabriquer seize grands bols par un céramiste de qualité. 

Couleurs turquoise et ivoire, ils sont remplis d'une eau un peu alcoolisée pour que les heureux clients qui viennent se restaurer puissent avoir les mains bien nettoyées ; on leur apporte dès leur arrivée. 

C'est une façon de “sublimer” (le mot est cher aux grands chefs) le lavage des mains : voilà une façon de s'adapter et de se réinventer... C'est une riche idée.

Contre le coronavirus, le masque commence à coûter cher

C'est ce que souligne le Parisien ce matin, alors que le port obligatoire de ce masque est étendu. Le quotidien rappelle le budget que cela représente, pour plus pauvres notamment. 

Se protéger ce n'est pas donné : pour une famille type (deux adultes, deux enfants), le Parisien a fait le calcul… 96 euros par mois avec des masques lavables, 228 euros pour des masques jetables.

"Il faut bien qu'on se protège mais c'est une sacrée somme", raconte un père de famille du Val d'Oise. l'état doit, dit le journal, en distribuer bientôt aux plus démunis, ceux qui bénéficient du soutien d'associations ou de l'aide médicale d'Etat. 

Dans tous les cas, "le masque n'est plus une option" nous dit la Charente Libre qui, comme tous nos quotidiens, rappelle l'entrée en vigueur de l'obligation aujourd'hui : il faut désormais porter un masque dans les lieux clos qui reçoivent du public et dans les commerces tout particulièrement. "Le masque ou l'amende" (135 euros) rappellent les DNA, l'Est républicain et pour tous, la même "figure imposée" s'amuse le Courrier Picard. 

Un sociologue ce matin s'inquiète des premiers de corvée

Et vous le connaissez : Michel Wievorka en appelle à Ségur des caissières, c'est une formule, mais dans un édito à la une de Ouest France il fait l'éloge de celles et ceux, les éboueurs, les manutentionnaires et les caissières donc qui ont été en première ligne pendant la crise. “Qui parle encore de ces héros désormais oubliés”, interroge-t-il. Il y a bien les soignants mais les autres : il leur faut un Ségur, ou une deuxième convention citoyenne, faire en sorte que, pour eux, “l'après Covid ne ressemble pas à l'avant, en pire”.

Comment préserver la richesse de nos cathédrales, s'interroge également la Croix. Car au delà de Notre-Dame à Paris, l'incendie de Nantes ce week-end révèle les failles de toutes les cathédrales de France. La question de leur sécurité se pose, et beaucoup reste à faire. Pourquoi, par exemple, ne sont-elles pas surveillées, interroge le journal. Pas de gardien, alors que beaucoup de bureaux ou d'entreprises ont souvent un ou plusieurs vigiles la nuit. “Ce sont les premiers musées du pays et personne n'imagine un musée non gardé”, dit le responsable d’une association de préservation du patrimoine. 

Dans l'histoire, des vitraux du XVIe, un tableau très en vue du XIXe et orgue de 400 ans sont partis en fumée, ce dernier avait une valeur inestimable. 

La presse, enfin, nous reparle de Carlos Ghosn

Entretien fleuve du Parisien avec l'ancien patron de Renault Nissan, les questions sont nombreuses et les photos aussi. Ghosn se défend, on le lit dans ses réponses, on le voit dans ses gestes : pas de mea culpa, défense bien rodée à laquelle on est maintenant habitués. Il défend son bilan, tape sur celui de ses successeurs. 

Combatif mais pas téméraire, Carlos Ghosn reste à Beyrouth et refuse de voyager pour être interrogé en France. "Obstacle technique", dit-il, craignant une agression ou un enlèvement. Son passeport “est entre les mains d'un procureur au Liban” ; “Je souhaite avoir la certitude que ma sécurité est assurée" dit-il, s'il faut se déplacer. 

Carlos Ghosn se compare à Florence Cassez, se défend d'être un nanti, “je n'appartiens pas à l'establishment, au microcosme". Il nie enfin les malversations qui lui sont reprochées, l'embauche de sa soeur, sa résidence aux Pays-Bas ou ces événements organisés à Versailles : “Je ne suis pas un mondain” et ces derniers n'ont rien coûté à Renault répète-t-il.... encore et encore. 

Versailles trop doré ?

Versailles, tiens, le château du roi soleil ou M. Ghosn a donc passé quelques soirées, Versailles devient-il trop doré ? Question posée par Slate car, plus que jamais, Versailles nous éblouit et brille de mille feux. Les dorures de la grille, des toitures, des salles et des fontaines, et bientôt de la chapelle sont à ce point intenses, écrit Slate, que la lumière devient aveuglante... 

Et la querelle n’est pas anodine entre les “pour” et les “contre” et c'est moins une affaire de goût qu'une question technique : question éternelle des restaurations, faut-il être authentique. 

Doré, Versailles ne l'a jamais autant été que maintenant. Mais il renoue aussi avec une culture de l'épate, il faut le reconnaître, celle la même pour laquelle le château a été construit. D'autant que l'argent se fait rare pour entretenir le palais ; il faut rester attractif, “instagramable”, auprès du public comme des mécènes. Quant à la vérité historique, elle est peut-être devenue un problème de riche? 

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