Trois vaches assurent le repos du guerrier d'Opulento, taureau gracié; le Monde

On parle de vaches ce matin...

De trois vaches qui sont, le repos d'un guerrier, et qui dans Midi Libre entourent le noble Opulento, taureau sombre gracié il y a un an aux arènes de Mauguio par le matador espagnol javier Conde, et qui a retrouvé la paix de la ganaderia, l'élevage de taureaux. "Nous avons eu peur de perdre Opulento mais, avec beaucoup de volonté et de moral, il s'en est sorti. Nous le laissons avec trois vaches. L'année prochaine, nous devrions avoir un ou deux veaux.» Ainsi parle Michel Gallon, l'éleveur qui aime Opulento et qui aime ses taureaux que pourtant il envoie au combat, Opulento donnait-il la chanson de Brel, les taureaux s'ennuient le dimanche quand il s'agit de mourir pour nous? Les hommes prennent soin de lui... 

On parle de vaches ce matin, que des hommes soignent, et ces hommes sont braves et soumis aux climats et le Journal du centre raconte comment des éleveurs dans la Nièvre, menacée de sécheresse, préparent le méteil, un mélange de céréales et d'oléagineux, pour ne pas dépendre du fourrage.

On parle de bovins entre les mains des hommes et la une du Maine libre est barrée de cette ferme expérimentale à Saint-Symphorien dans la Sarthe où des ruminants sont munis de hublots, on les ouvre sur le côté pour fourrager dans leur rumen, une des quatre parties de l'estomac, y déposer de la nourriture ou y tester un produit, pour améliorer la qualité du lait mais aussi diminuer les émissions de méthane.... Pour la planète! Le scandale court depuis que l'association animaliste L 214 a diffusé ces images. Etrangeté de l’indignation, le Maine Libre en 2014 avait déjà écrit que des vaches a Saint-Symphorien étaient munies de hublots, il n'y avait pas d’images, on avait l'habitude... 

Je lis sur les sites du Monde et de l'Obs que la pratique de la fistule, l'ouverture des vaches, est une vieille histoire, un siècle, et une histoire de science, les chercheurs de l'INRA possèdent une trentaine de vaches à hublot, et, bien soignées, elles vivent plus longtemps que leurs congénères. Et une vétérinaire explique qu'elle ouvre couramment le ventre des vaches malades pour poser une fistule et, évacuant les gaz, les soulager... 

Il ne s'est rien passé alors? Se trompe-t-on de colère?

Dans le Courrier picard, on me parle aussi des vétérinaires, qui désertent les campagnes dans l'oise, et le monde paysan, le monde des éleveurs, souffre réellement, il faudrait former les éleveurs et les autoriser à faire des césariennes, tout ce ceci est trivial, le désert vétérinaire est l'exact décalque du désert médical qui frappe la France profonde... Le trouve dans un journal québécois, « la Terre de chez nous », la même information, on manque de « vétos » dans les campagnes de la Belle province, et on invite les étudiants vétérinaires à faire des stages chez les éleveurs...  

Là-bas comme ici, mieux vaut s'installer en ville, à Toulouse par exemple où, me dit la Dépêche existe un système de vétérinaires à domicile pour soigner les animaux de ces urbains qui s'indignent des vaches à hublot...  Sans doute possèdent-ils nos indignés aussi des téléphones portables, qui par les métaux qu'ils utilisent et l'énergie qu'ils induisent, détruisent surement notre planète, c'est une enquête imparable de Télérama., dont on pourrait parler autant que des vaches et de leurs hublots... 

Mais il n'y a pas que les éleveurs à la campagne... 

Et dans la Montagne, Libération et l'Obs, on me parle la Creuse, que des pionniers espèrent sauver grace à une plante, le cannabis qu'ils veulent développer pour créer une excellence française, une filière de cannabis afin de soigner les gens. Et voilà bien notre sujet, le cannabis aux unes de la Provence, de l'Obs et de Libération, une presse de gauche qui au parfum hashishin, ce qui ne nous rajeunit pas, 

En 1976 rappelle l'Obs, des intellos lançaient dans Libé un « appel du 18 joint: « Cigarettes, pastis, aspirine, café, gros rouge, calmants font partie de notre vie quotidienne. En revanche, un simple joint de cannabis peut vous conduire en prison», dénonçaient le jeune médecin Bernard Kouchner, et le jeune philosophe André glucksmann...  Glucks dont le fils Raphael Glucksmann, député européen, signe à son tour un appel pro-cannabis dans l'Obs pour réclamer  la même chose que son père? Mais en réalité pas tout à fait la même chose et cette pétition dit notre évolution... 

En 1976, les signataires demandaient qu'on puisse fumer, posséder cultiver la marie-jeanne en paix... Cette année, c'est au nom du pragmatisme que l'on veut la légalisation du cannabis, c'est parce que le cannabis est nocif qu'il faut le contrôler et réguler et cela rapportera, assure dans la Provence le député François michel Lambert qui promet 2 milliards de taxes venues du cannabis légal si on suit sa proposition de loi. Un rapport du conseil d'analyse économique pousse à la roue, ses auteurs parlent dans l'Obs... 

On est encore loin de la Régie nationale du cannabis mais déjà, c'est le dossier de Libération, le cannabis va être autorisé sur la pointe des pieds, sous forme médicale, pour soulager les douleurs de Mado dont la moelle épinière atteinte d'une malformation, lui donne l'impression de sauter dans un champs d'ortie... Le Parisien, pour illustrer son article sur le cannabis thérapeutique, montre curieusement un médicament israelien... Et la Creuse alors!

La droite aussi ce matin a sa nostalgie, et sur deux pages, le Figaro se demande si nous fumes heureux sous Georges Pompidou élu il y a 50  ans et dont Emmanuel Macron cultiverait la ressemblance. Il manque pourtant dans les articles, sur le pompidolisme un élément essentiel, qui fait le lien avec notre temps, les années Pompidou furent de dures manifestations et de brutales répressions,  et notre monsieur Castaner ressemblerait au Marcellin d’alors:  seul un vieux de la vieille, Benoit  Rayski, il y a quelques jours, sur le site Atlantico a rappelé cela, de l'avantage de la mémoire.

Et l'ordre serait aussi un problème à l'école?

Nous dit le Figaro dans un titre étrange: « Les profs passent leurs temps à faire du maintien de l’ordre »; le parisien (autre surmoi) préfère parler de discipline et de chahut, nos maitres dit une étude de l'OCDE, bien que brillants, manquent d'autorité ou de savoir-faire pour dompter les bambins; Mael, 13 ans, collégien, leur conseille d'être sévère, les jeunes décidément ont changé... 

On peut chasser ces méchantes pensées d'une maman, Sidonie, mère de      qui  s’amuse dans l’Equipe avec d’autre parents de joueuses de l’equipe de France de foot! On les chasse aussi avec Iris dans le courrier picard, elle a dix ans et de bonne famille à principe, à la maison il n'y a pas la télé, alors elle lit et écoute des chansons, et c'est entendant jacques Brel qu'elle a eu l'idée d'un poème  que la RATP a choisi dans un concours.

Le matin la plage est déserte.

Les vagues pleurent de leur routine sans fin.

Le vent se lève

et emporte les cerf volants.

La plage, elle, dort paisiblement

pendant la baignade matinale....

La drôlerie de tout cela, la Ratp lui a offert une tablette tactile. C'est malin

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