(Nicolas Demorand) A la Une ce matin : les retraites (Bruno Duvic) « Enfin un vrai débat autour d'un véritable enjeu ! » Il est content, Michel Lepinay dans « Paris Normandie »... Maintenant que le PS a dévoilé son projet économique et en particulier sur les retraites, on peut le comparer avec celui du gouvernement... Et parler d'autre chose que des querelles de présidentiables rue de Solferino... Alors c'est parti, projet contre projet... « La Croix » fait cela de manière très efficace et sérieuse ce matin... Comment sauver le système de retraite... Du côté du gouvernement on répond "Il faut travailler plus longtemps"... Côté socialiste c'est il faut payer plus... En détail, - le PS soutient mordicus la retraite à 60 ans. - Faut-il allonger la durée de cotisation ? Pas pour l'instant... Mais au passage sur ce point le PS prend acte de la précédente réforme de la droite qu'il voulait autrefois abroger. - Payer plus donc. Les nouvelles ressources imaginées c'est toute une série de mesures de taxation du capital et une hausse modérée des cotisations. Pas touche à la retraite à 60 ans. C'est un symbole de l'élection de 81, rappelle Pierre Mathis dans « L'Indépendant ». Dans « La Montagne », Daniel Ruiz souligne l'engagement pris hier par Martine Aubry : si la droite touche à la retraite à 60 ans, la gauche annulera la mesure si elle revient aux affaires. Le PS est-il crédible se demande « Libération » ? La réponse du journal est plutôt OUI... Mais « la gauche va devoir assumer au nom de la justice sociale et de la lutte contre les déficits, le rôle délicat de grand faiseur de taxe ». Elle est là la rupture du projet socialiste : les impôts. Et c'est un sujet fondamental selon Paul Quinio dans l'édito de « Libé » car, derrière les impôts, il y a la question du rôle de l'Etat... « Rôle de l'Etat dans l'éducation, la santé, la lutte contre les inégalités, la rénovation des banlieues »... Tout cela sera au cœur de la prochaine campagne présidentielle... Crédible le PS ? « Le Figaro » n'est pas de cet avis. Il reprend les accusations du gouvernement hier. Démagogie, avalanche d'impôts nouveaux, déni de réalité... Et sur le projet de taxer les banques, « vous en espérez 3 milliards d'Euros, vous vous êtes trompés d'un zéro, ça rapporte 300 millions » a lancé François Fillon aux socialistes. Sur la même ligne Jean Francis Pécresse éditorialiste des « Echos ». Projet incorrect et irréaliste, c'est une « retraite intellectuelle ». Plus modéré, Bruno Dive dans « Sud Ouest » pose peut-être la bonne question. Les socialistes vont-ils vraiment épargner les salariés et les classes moyennes comme ilS le prétendent ? La hausse même minime des cotisations coutera tout de même 300 Euros par an à chaque salarié selon lui. En tout cas pour Michel Lepinay, dans « Paris Normandie », le véritable coup d'envoi de la bataille politique de 2012 vient d'être donné. Au fait que dit Dominique Strauss Kahn des retraites... Réponse peut être ce soir : Strauss Kahn retour en jeu titre « Sud Ouest ». Il est l'invité d' « A vous de juger » sur France 2. (ND) Avant d'en venir à un autre sujet du jour, la Thaïlande, une histoire d'époque... (BD) C'est à des détails qu'on réalise l'importance prise en profondeur par Internet dans nos sociétés. C'est devenu un lieu de mémoire comme les monuments au mort de nos campagnes. C'est l'histoire du jour dans « Le Monde3, racontée par Thomas Wieder. Sur Internet, un cimetière, un monument aux morts, vient d'ouvrir en toute discrétion. « Ici reposent des Auvergnats et des Africains, des aristocrates et des paysans, des révolutionnaires et des monarchistes, des croyants et des bouffeurs de curé. Ils sont environ 200.000 et ils ont un point commun : tous sont morts sous l'uniforme français entre 39 et 45. » Ces tombes virtuelles sont entretenues par le Service historique de la défense. Tous les disparus qui y reposent n'ont pas versé leur sang pour la même cause. Il y a des résistants et d'autres qui ont combattu pour Vichy. Le site est présenté par l'historien Olivier Wievorka. Il constitue une formidable base de données pour les familles et les chercheurs. Je vous donne l'adresse : mémoiredeshommes.sga.gouv.fr. On y apprend que le 10 mai 1940, premier jour de l'invasion allemande, 409 soldats de l'armée française ont été tués. 19 avaient moins de 20 ans, 8 étaient nés en Algérie, 2 en Pologne et un en Guinée. (ND)On en vient à la Thaïlande (BD) Photo magnifique et terrible sur « Slate.fr »... Une femme vêtue de rouge se prosterne en prière devant un cordon de soldats. Bangkok à fau et à sang titre « 20 minutes ». L'armée charge, Bangkok en feu écrit « Ouest France ». Comment en est-on arrivé là ? La réponse est dans « Le Figaro » et dans « Courrier International ». "La politique du pays ne s'est pas développée aussi rapidement que l'économie"... « La Thaïlande a perdu foi dans les élections ». Voilà pour deux phrases clés tirées du dossier de « Courrier International » cette semaine. Développement dans « Le Figaro » sous la plume de François Hauter. « L'histoire locale a été ponctuée par 18 coups d'Etat. En 2001, l'ancien Premier Ministre Thaksin a acheté les votes des populations pauvres du Nord-Ouest, dont personne ne s'était jamais soucié. » « Mais une fois au pouvoir, il a multiplié sa fortune par 4 » avant d'être chassé par les élites, écœurées par sa corruption. Les protestataires d'aujourd'hui sont persuadées que la bourgeoisie Thaïlandaise veut anéantir Thaksin parce qu'il aime trop le peuple. Au passage « Le Figaro » révèle que cette guerre civile en Thaïlande pourrait bien embarrassé la France puisque le fameux Thaksin est actuellement réfugié en France. Le quai d'Orsay ne parvient pas à le localiser. Immaturité politique en Thaïlande... Ajoutez à cela un roi respecté mais trop vieux, une armée à l'attitude ambigüe. « Chaque groupe politique voit midi à sa porte, toujours en fonction d'intérêts immédiats écrit François Hauter. C'est le drame de ce pays très attachant. » Ce matin le pays du sourire a le visage baigné de larmes. (ND) Suite de la revue de presse : le débat qui agite le festival de Cannes... (BD) Scénaristes, dialoguistes, réalisateur : les séries télé ont-elles plus de talent et plus d'avenir que le cinéma... ? Débat relancé par l'œuvre d'Olivier Assayas, Carlos, présentée sur la Croisette. On le verra pas en salles mais sur Canal + Pour Macha Séry, Jean Luc Douin et Isabelle Régnier, qui mènent l'enquête dans « Le Monde », la date clé c'est 1999. Date de naissance de la série "Les Soprano" aux Etats Unis... Récit subtil, complexe et original, mise en scène brillante. Ca valait beaucoup de films. Et au fil des années, alors que le cinéma américain est à bout de souffle, les séries sont devenues des laboratoires de création. En France, Canal + affiche clairement la couleur désormais : elle veut donner aux séries télé et aux films de télévision une caution culturelle équivalente à celle du cinéma. D'ailleurs des budgets « maous » vont y être consacrés. Plus de 2 millions d'Euros par épisode. Pour adapter par exemple la bande dessinée XIII Du coup les cinéastes et les producteurs regardent de plus en plus du côté des séries télé. Le grand producteur de cinéma Paulo Branco finance un feuilleton réalisé par Raoul Ruiz pour Arte. Paradoxalement, la liberté de ton et de choix est aujourd'hui beaucoup plus grande à la télévision qu'au cinéma. Les réalisateurs estampillés cinéma d'auteur ne s'y trompent pas et s’intéressent à la télévision. Olivier Marchal, Diane Kurys, Eric Rochant et maintenant Olivier Assayas. Aux Etats-Unis, la série très attendu en ce moment s'appelle "Boardwalk empire". C'est l'œuvre du créateur des Soprano. C'est une plongée au cœur d'Atlantic City à l'époque de la Prohibition. A la caméra pour le numéro pilote, Martin Scorcese. (ND) Et pour finir... ? (BD) L'actualité est très sérieuse, terminons avec le titre le plus drôle et le plus stupide de la semaine. C'est dans « VSD », pages 32-33. Photo du Yogi Prahlad Jani assis en lotus sur un lit d'hôpital. C'est un vieux sage indien tout maigre de 83 ans. Il prétend jeûner depuis 70 ans et vivre de la photosynthèse. Ses médecins indiens y croient. En France, les scientifiques le prennent un charlatan. Il vivrait donc de la photosynthèse, d'où ce titre : « Cet homme est-il une fougère ? » Je ne prétends pas trancher ce grand débat. Au cas où, je suis quand même allé voir sur le site Internet « trucsdegrandmère.com » La fougère doit être arrosée régulièrement et le pot placé dans une grande soucoupe pleine de bille d'argile. On n'a qu'à sortir le Yogi indien au moment de la mousson, il devrait être arrosé pour l'année. Bonne journée ! PS : rappel de l’adresse du site du Service historique de la Défense qui recense tous les soldats français morts entre 1939 et 1945 : http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/

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