Ils sont atteints de la maladie de Charcot, qui enserre et paralyse leurs muscles jusqu’à l’étouffement, mais pas leur âme…

Ils ont l’impression que le bruit des media, les poussent vers un suicide dont ils ne veulent pas… Ils le disent ce matin dans LA CROIX.

Karen. « Cela fait quatre ans que je peux bouger les bras mais plus les mains. J’ai besoin de quelqu’un pour me faire manger, faire ma toilette, m’habiller, personne n’a envie qu’une autre personne lui fasse sa toilette, mais si j’étais allée en Belgique, il y a des tas de choses incroyables que je n’aurais pas vécu »

En Belgique, où se pratique l’euthanasie active : la destination d’Anne Bert. Cet écrivaine atteinte de cette même maladie de Charcot, le SLA ; nous l’avons reçu dans ce studio, comme d’autres media, pour son livre, le tout dernier été… qui raconte sa marche vers le suicide assisté…

Et c’est sa médiatisation qui vient heurter d’autres malades, et aussi des médecins. Et la Croix témoigne alors d’ « une autre voix »… Un autre courage lucide… Lauren : « Cette vie qui est la mienne, je veux la vivre le plus longtemps possible » . ou Jean d’Artigues, qui s’est marié l’an dernier, tétraplégique, « Quand on est en pleine forme, on a tendance à oublier qu’on va mourir un jour … »

On est dans un débat (déjà hier dans le Figaro) qui s’arrête avant la polémique … Anne Bert le nourrit sur son blog… Elle se fâche contre ceux que son combat indigne… « En quoi je les blesse ? La liberté fait donc elle si peur ? » puis elle s’apaise… « Il n’y a pas un malade meilleur qu’un autre. »

Tout est digne et rien n’est neutre… Aussi bien ce que nous média pouvons faire à ceux qui nous écoutent… que les débats éthiques… ce n’est pas un hasard… si c’est la Croix qui monte au créneau contre « la mort administrée » que pourrait inventer un changement de législation.

On a des forces qui vivent le progrès comme une déshumanisation… la presse témoigne de ces doutes.

Et on voir réapparaître José Bové dans le débat, il est contre la Procréation médicalement assistée

Et dans quels termes.

« La PMA et la GPA, c’est la boite de Pandore : eugénisme, homme augmenté. l’événement de la naissance, qui est un événement biologique, aléatoire, devient organisé et géré, complètement artificiel et programmé. la construction d’une servitude, à l’abri d’un alibi, « le droit de choisir son enfant sur catalogue »

C’est une interview dans une revue, LIMITE, qui date de quelques semaines, mais qui ressurgit poussée par les réseaux sociaux, parce qu’elle rencontre l’actualité… Ce sont des arguments connus, sauf qu’il s’agit de Bové, figure de la gauche… Et pas seulement lui… Charlie Hebdo consacre trois pages à une interview de Jacques Testard, c’est le médecin qui avait conçu amandine, le premier bébé éprouvette français, en 1982… et qui se bat aujourd’hui contre PMA et GPA… Il ne s’agit plus de remédier à la stérilité mais de « fabriquer des enfants comme des objets… une population de bébés potentiels que la génétique est capable de trier, de hiérarchiser »… Et, vous lirez l’entretien, Charlie accompagne Testard…

Et cela fait donc deux place fortes de gauche qui rentrent en dissidence sur cette question sociétale contre la modernité.

Bové est dans une cohérence totale : c’est le refus de la technique, d’une science qui asservirait et qui serait l’arme de l’état … « L’aliénation planétaire, c’est la solution technique, celle qui dit que chaque problème a sa solution technique. Et nous, nous disons qu’il faut sortir de cette aliénation pour préparer la prochaine révolution. »

Si vous pensez que Charlie, Bové, testard sont vieux… Erreur…

A qui parle Bové ? Je vous l’ai dit : une revue écologiste qui s’appelle LIMITE. Limite, c’est une revue néo réactionnaire et jeune ! inventée par des jeunes gens pour qui la modernité est un égarement…

Et Bové les adore de brouiller les pistes… « Ca me rappelle toute la richesse des années 70». Voilà bien les jeunes gens… Ces réacs qui parlent au Larzac…

Et d’autres jeunes gens eux, reviennent à la contraception d’avant la pilule !

Le coïtus interruptus… Le retrait avant l’éjaculation…

Et la, le vertige est complet… c’est Rue89 qui raconte ces trentenaires qui organisent leur contraception à la papa.

C’est encore minoritaire

"Les copains de mon mec ont tous dit qu’on était chtarbés. Je les ai envoyé se faire voir", rigole Lucie.

Mais cela progresse.

Et rue89 explique que le coitus interruptus est égalitaire

"Une sexualité ou les deux partenaires sont responsabilisés face au risque de grossesse".

Et il est ludique et il flatte quand même l’homme dans sa virilité Michel, 27 ans :

"Je connais bien mon corps et je suis responsable. Je peux durer et éjaculer un peu quand je veux".

Cela ne nous rajeunit pas.

Bref on a dans un journal progressiste un éloge d’un retour en arrière… et c’est encore ce refus de la technique, cette peur de la chimie, le grand débat que l’on connait sur la pilule…

Le Monde publie une grande enquête sur la génération de femmes post pilules… qui racontent leur lutte aussi contre leurs gynécologues, et qui se repassaient les tuyaux pour trouver un médecin qui les respecterait….

Et le monde l’inscrit dans " un mouvement de défiance plus général à l'égard de ce qui provient de l'industrie : la pilule, les tampons hygiéniques, les vaccins. "

Demain ressemble à une nostalgie ?

La sélection à l’université est à la Une du figaro…

Autre vieux débat mais qui cristallise dans les chaos de la rentrée surpeuplée, « l’impossible équation du surcroit d’étudiant à tolbiac » illustre le journal qui n’enquête pas seulement sur la sélection, mais veut la hâter… Mouvement général d’une droite qui compte beaucoup sur l’équipe macron… « Capitulation interdite », proclame le journal…

C’est le moment où la presse… mène des combats. Elle est dans son rôle. De ne pas être insipide.

L’humanité se bat pour les titulaires d’un emploi aidé qui vont disparaitre…

Libération se bat pour que l’on n’oublie pas ce que sont les dissidents à l’est, dans la dernière dictature européenne.. la biélorussie…

Le Parisien dénonce la violence à l’école

Et l’Equipe poursuit Bernard Laporte, ancien ministre des sports et patron de la fédération de rugby, englué dans un soupçon de conflit d’intérêt avec Mohed Altrad, patron du club de Montpellier… Longue histoire que l’équipe a la grâce de nous résumer en BD.

C’est un vieux média d’adultes…

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