L'Equipe s'habille en mangas pour la Coupe du monde de rugby. Freud est mort il ya 80 ans et les psys sont en crise, les Echos, l'Humanité. Pour Gilbertt déguisé en Le Drian, des millionnaires viraient des millions en Suisse ou en Chine: Vanity fair raconte un enfant de Belleville possédant le don de convaincre. ,

On parle de dessins ce matin... 

Et mieux encore on parle de Mangas, qui esthétisent l'Equipe en ce matin de "Soleil Ovale", puisque la coupe du monde de rugby commence au Japon, demain matin on pourra manger l'aligot à Montpellier en regardant nos bleus contre l'Argentine à 9 heures du matin me dit Midi libre en joie, mais en attendant on savoure dans l'Equipe ce choc de culture, les traits de flèches et de feu, les yeux écarquillés et le cheveu en pointe des BD japonaises, à la une du journal, un rugbyman vole au-dessus de la mêlée tel les footballeurs d'Olive et Tom jadis, le dessin est signé Tony Valente qui est français et a grandi en regardant dragon ball au club Dorothée et adulte a inventé Seth l'apprenti sorcier dont les aventures ont conquis le Japon ; nous sommes l'autre pays du manga, sommes-nous le pays du rugby... 

On me rappelle dans Sud-Ouest que la coupe du monde fut invention française, née du côté d'Agen du désir d'Albert ferrasse qui dirigeait notre quinze, la suite en détail demain dans "le Mag" de Sud-Ouest . On me dit aussi dans Sud-Ouest que nos bleus doivent reconquérir un public perdu... Marianne porte la nostalgie, c'est sa marque, des hauts lieu du rugby d'antan dispersées par le professionnalisme, Perpignan Dax Béziers Narbonne où l'on crie "révolte" dans une campagne de soutien au Racing. Cela dit, nos adversaires argentins, c'est raconté dans l'Equipe, ont perdus la culture de la mêlée virile, je vous fais un dessin? 

Il y a aussi des dessins dans le Monde, qui montrent un homme raffiné, de fine moustache aux cheveux séparés d'une raie, ils sont signés Yann Kebbi, dans le magazine et déjà sur le web, et disent une passion de France: Marcel Proust dont le Monde raconte les adorateurs, article signé Philippe Ridet qui est le plus proustien de nos portraitistes: "On est d'un livre comme on est d'un pays, on en connait les avenues les ruelles les impasses"... Et il raconte ceux qui font de la Recherche un viatique et se souviennent du jour où Marcel entra dans leur vie. Ainsi Laurence Grenier, jadis pharmacienne, qui tient un blog sur Proust. "Tout à coup, lisant une phrase, un sanglot m'a submergée. Puis un autre et encore un autre. J'avais passé ma vie à me vouloir légère et je découvrais en moi des profondeurs insoupçonnées. À cette époque, j'étais dans une situation conjugale compliquée. Mes enfants m’appelaient : « Maman ! Maman ! ». Je disais en moi-même : « Je m'en fous, je lis Proust ! » Le psychanalyste Michel Schneider le jura: "Il ne m'a pas guéri de ma névrose ordinaire mais, dans les années 1970, il m'a sorti d'une dépendance aux pensées totalitaires : le Petit Livre rouge, de Mao, et du gros livre blanc des Écrits de Jacques Lacan. » Lacan, le plus grand de nos psys, totalitaire, est-ce plaisanterie...

Et on parle de Lacan dans les Echos... 

Où je vois son fauteuil stylisé et celui de Freud, rouge et cossus, qui illustrent une histoire triste, celle de la psychanalyse française qui serait en déroute, divisée en chapelles et surtout ayant perdu les psychiatres, autrefois ses alliés mais qui pour soigner nos blessures sont partis vers les neurosciences et la pharmacie... Quelle pitié. L'Humanité nous rappelle la fin de Sigmund Freud, cela fera lundi 80 ans, le 23 septembre 1939 en exil à Londres, où il avait fui les nazis qui avaient conquis Vienne, et vouaient son œuvre au bucher, un cancer de la mâchoire finit par rattraper, Freud est mort le jour de Yom Kippour précise l'Humanité, et cette évocation du jour sacré des juifs dans un journal communiste rend un son plus lugubre encore. 

Mais les Echos cruels ne respectent rien : Freud est mort d'un cancer qui s'en prenait à sa bouche, l'organe de la voix, comme s'il avait été puni par où il avait péché, inventant une école fondée sur la parole pour nous sauver... Tout ceci se disperse, on quand on ne lit plus l'interprétation des rêves mais en anglais s'il vous plait le « diagnostic and statistical manual of mental disorders », bible des psychiatres et cheval de Troie des anxiolytiques... Voilà donc le langage vaincu par la technique, sommes-nous passéistes de s'en désoler. 

En ce jour où l'on se mobilise pour le climat, et le Parisien m'assure en Une que nous Français nous mettons au vélo, la technique peut être une espérance... Je lis dans Usbek et Rica l'interview d'un français promoteur et inventeur d'un vélo à hydrogène dont le G8 de Biarritz a fait la promotion, mais qui serait LA solution... Ouest France l'a essayé, ce vélo à hydrogène nommé Alpha, pour une randonnée de Rennes à Saint-Malo, c'est tentant. 

La technique aussi n'est pas sans poésie, le festival de marionnettes de Charleville dont l’Ardennais donne les détails le prouve. . De toutes les joies du patrimoine, je retiens celle-ci. Une exposition se tient à Bourges, me dit le Berry républicain, pour célébrer l'enfant du pays Geoffroy Tory qui fut l'imprimeur de François 1er. Il composa un livre chef d'œuvre, « le Champ fleury» et introduisit dans nos écritures la cédille, cet appendice qui change les lettres, il suffira d'un signe, c'est freudien. les Echos au fait titrent leur enquête « Tout ça pour le ça, » une cédille est la clé. 

Et un escroc pour finir... 

Un escroc sublime que Vanity fair raconte dans une enquête picaresque, Gilbert Chikli qui sera jugé en 2020, un enfant de Belleville qui possédait le don d'être cru  et qui inventa ce qu'on appelle l'escroquerie au Président : cette arnaque qui consiste à se faire passer pour le patron de la Poste et amener la directrice d'une agence de la banque postale à abandonner 358000 euros en petites coupures dans les toilettes d'un café parisien, en croyant aider la police, ou bien à, se grimer en Jean-Yves le Drian et convaincre l'Aga khan ou une millionnaire des vins de virer des millions sur des comptes suisses ou chinois, pour aider la France à lutter contre le terrorisme ou payer des rançons d'otages.. L'article de Vanity fair est titré "chutzpah", ce mot yiddish qui signifie culot. 

Si cette arnaque vous réjouit, je vous en livre une autre, elle n'a pour victime qu'un enfant. C'est dans le Républicain lorrain l'histoire de Yanis qui a 5 ans, qui est handicapé, qui ne peut aller à l'école qu'avec son Accompagnant d’élève en situation de handicap ; mais il n'en pas plus ; Son AESH ne pouvait pas signer un contrat de trois ans, c'est la norme depuis une réforme Blanquer et a dû le laisser, et cela fait trois semaines qu'à Sillegny, il attend et entend les copains jouer dans l'école en bas de chez lui... Je ne vois pas pire escroquerie que celle que font subir adultes et gens raisonnables à cet enfant innocent.

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