"Rappelons-nous quand le marathon de Boston était juste une course, un moment joyeux marqué sur le calendrier du mois d'avril. Pour beaucoup d'entre nous, ça voulait dire pas d'école et un jour férié. C'était le jour des patriotes. Mais les choses ont changé." écrit Dan Shaughnessy du Boston Globe .Aujourd'hui, le marathon de Boston appartient au monde. C'est devenue le symbole d'une Amérique libre et d'un peuple qui refuse le terrorisme. Parce que l'an dernier, le marathon a été interrompu par un attentat. Aujourd'hui donc, des Américains et des citoyens du monde entier vont courir dans les rues de Boston. Bien sûr qu'il y aura une compétition, une course d'endurance. Mais il sera question aussi de liberté.

Liberté retrouvée pour les otages français de Syrie. Liberté chérie. Avec le ciel bleu pour symbole de cette liberté infinie pour Anne-Marie Roubaud de La Dépêche du Midi. Ils sont revenus sains et saufs de l'ombre et du silence. C'était un jour de joie pour la France. "Une bonne nouvelle de Pâques" dit encore Bruno Dive de Sud-Ouest qui use de la métaphore religieuse et parle de réapparition, telle une résurrection. "Honneur donc aux revenants" écrit dans le même style Philippe Gélie du Figaro. Après tout, nous sommes à Pâques. C'est le moment où les Chrétiens célèbrent la grande fraternité humaine après le sacrifice d'un homme seul, revenu d'entre les morts. C'est l'honneur d'un pays que de ne jamais abandonner les siens. Quand de temps à autres, le pays doit mobiliser sa diplomatie, ses réseaux d'influence et son opinion publique pour tirer d'une mauvais pas l'un des siens, il s'offre un moment de communion assez rare pour qu'on s'en réjouisse.Et en même temps, étrange presse ce matin, qui montre Édouard Elias, Didier François et Nicolas Hénin individuellement, en famille, ou les pouces levées, le sourire aux lèvres et qui laisse Pierre Torrès à l'image de groupe, discret photographe indépendant à l'image sur le côté droit de la photo.

Mais cette libération ne doit pas éclipser ce qu'il se passe en Syrie. 150.000 morts depuis 3 ans, plusieurs millions de Syriens réfugiés à l'étranger. Laurent Marchand de Ouest-France a les chiffres qui marquent. Elle est loin la révolution inspirée de l'exemple tunisien. La Syrie a basculé dans une authentique guerre et le peuple en est otage. C'est devenu un enjeu géopolitique pour les grandes puissances. C'est devenu aussi une terre djihad pour des milliers de terroristes infiltrés de partout. Sur le site du Guardian ce matin, un père de famille britannique lance un message à ses fils partis en Syrie : "Amer... Jaffar... si vous me voyez ou si voyez cette interview... Je vous en supplie... revenez à la maison. Ça suffit. Cette guerre a déjà tué Abdullah votre frère. Je veux vous voir vivre plus longtemps." "Ce qui me préoccupe, dit Gilbert Collard, c'est qu'ils vont revenir." Le site du Point reprend ce matin, les propos tenus hier sur France 5. "Il faudrait être complètement décervelé, décérébré pour ne pas être inquiété. On a gens qui sont partis faire une guerre sainte et qui arrivent sur le territoire français entraînés, équipés et qui vont être ingérables." Clairement, l'élu frontiste veut aujourd'hui, qu'on empêche les djihadistes de revenir.

Autre crise ce matin, celle de l'Ukraine après les violences de ce week-end dans l'Est du pays. Carte à l'appui, La Voix du Nord montre le dépeçage de l'Ukraine. Un dépeçage en direct que l'Europe n'avait pas vécu en temps de paix, depuis 1938. Isabelle Lasserre du Figaro livre son analyse. Oui, les équilibres mondiaux sont bouleversés. Oui, la crise a des conséquences ailleurs, sur la guerre en Centrafrique par exemple. Elle refroidit les ardeurs des pays de l'Est à envoyer des troupes car ils s'inquiètent davantage du voisin russe. En déstabilisant l'est du pays, Vladimir Poutine a déclenché un effet domino." Vladimir Poutine est un gros matou aux griffes rétractables", poursuit Pascal Coquis dans les Dernières nouvelles d'Alsace. Il attend patiemment son heure. Jeu mortel du chat et de la souris qui se déroule au ralenti. Moscou mène la danse. Poutine n'a pas le projet d'envahir l'Ukraine. Il se contentera d'un statut de territoire autonome. En attendant de les intégrer plus tard, quand il l'aura décidé. Il suit son plan selon El Païs . Vladimir Poutine veut un gouvernement faible à qui il pourra imposer sa politique. Il veut un nouvel ordre mondial pour mettre en place de nouvelle règles qui garantiront la position russe vis à vis de l'Europe et des États-Unis.

Et en Ukraine comment voit-on cela ?

Emmanuel Grynzszpan du Figaro a interrogé une étudiante Daria venue à Donetsk passer le week-end. A propos des pro-russes : "J'en ai marre, dit-elle, de voir des bons à rien et des truands pourrir l'image de mon pays." Candidat à la présidentielle du 25 mai, Alexandre Klimenko dénonce des séparatistes repris de justice, chômeurs. La solution, c'est de les réintégrer dans la société. Mais je pense qu'on n'échappera pas au bain de sang.

Quoi d'autre dans la presse ?L'enquête du Parisien - Aujourd'hui en France sur ce mal étrange qui ronge les anciens d'Albion. Des dizaines de vétérans de l'armée du site de lancement de missiles souffrent de cancer. L'armée dément toute responsabilité.Les disparités salariales dans la santé. On connaissait ceux des médecins remplaçants._ Moins ceux des paramédicaux intérimaires. Selon le quotidien, le secteur est tendu. Suivant le lieu, certains profils ont vu leur salaire mensuel brut augmenter 16 fois plus vite que l'inflation. Dans le même temps, dans les pages saumon du Figaro_ , on apprend que la France pourrait avoir trop de médecins en 2020. La faute aux docteurs français formés à l'étranger.

Et puis des nouvelles de l'OM en ligue 1 de football. Le match nul d'hier contre Lille fait sortir de ses gonds La Provence. Insupportables ! Un OM effroyable qui a fini par exaspérer ses supporters. Sur la même ligne, Le Parisien - Aujourd'hui en France : "même quand son public n'est pas contre lui, l'OM arrive à se le mettre à dos. Hier soir, les joueurs marseillais n'ont proposé qu'une bouillie de football".

Heureusement, aujourd'hui, c'est lundi de Pâques.Et que fait-on le lundi de Pâques ?On se remet de sa course folle aux œufs d'hier. Et ce n'est pas qu'une histoire d'enfants. de Rue89 avoue : "Mes parents m'ont dit qu'ils arrêteraient à 30 ans de m'offrir des œufs de Pâques. Je viens d'avoir 30 ans, j'ai peur ! Trop vieux, vous êtes privés d’œufs, révoltez-vous !"Guy, 84 ans, est chaque année, sur la ligne de départ avec ses petits enfants. Tristan, 28 ans : Chez nous, c'est une compétition. On est tous à fond. On re-cache même le butin des autres quand on le trouve." Laure, 40 ans : "Une année, on a traversé la crise totale. Ma mère nous a dit : Bon allez, on arrête de déconner. C'est fini. Vous êtes trop grands. On lui a mis la pression. Plus de coups de fil pendant une semaine. Et on a fini par obtenir ce bel acquis social." Bilan pour Laure cette année. Un Bambi, une tortue et un œuf, pas de poule. Elle est révoltée. Elle parle à nouveau de faire grève...

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