La gauche a -t-elle trahi la culture ? Question posée à Manuel Valls, par le mensuel L’ŒIL de mai, à l'heure où de nombreux festivals sont en danger faute de subventions. Mauvais procès répond le premier ministre. La culture a toujours été une priorité. Une société sans culture est une société morte. Les premières minutes de l'entretien sont pesantes, racontent les journalistes qui l'interrogent. Puis le chef du gouvernement se détend. Mais tout de même. Manuel Valls n'est pas tendre avec les collectivités territoriales qui ont décidé de diminuer leur budget culture. Je le regrette profondément. Mais on ne peut pas le justifier par les seules baisses des dotations de l'Etat. Les temps ont aussi changé dit Manuel Valls. Le public zappe. La gauche doit réinventer une politique culturelle. Notre pays vit toujours avec la nostalgie d'un président qui décide des grands choix culturels de la nation. Je pense qu'il faut aller plus vers le mécénat. Les artistes doivent aussi réfléchir à de nouvelles réponses. A lire entre les lignes dans L'ŒIL , on comprend que l'Etat n'est plus prescripteur. Le directeur de l'Observatoire des politiques culturelles, Jean-Piere Saez confirme. Victoire de la décentralisation, les pouvoirs locaux se sont affermis. L'Etat maintenant se doit d'être le garant de l'équité territoriale.L'équité territoriale ?Elle n'existera pas tant qu'on tiendra des discours comme celui de Rodrigo Garcia le directeur du centre national dramatique de Montpellier récemment à EL PAIS . Il est cité par Nicolas Vidal surBSC NEWS.FR . Les gens aiment voir leur petit théâtre de province. Les œuvres classiques les rassurent. Ces propos sont extrêmement blessants. Qui plus est, totalement erronés.Mais la question demeure. La gauche a-t-elle trahi la culture ?Fabien Simode le rédacteur en chef de L’ŒIL estime lui, que le secteur est fragilisé. Il peine à trouver sa doctrine. S'engage alors un débat de politiques à l'intérieur du mensuel. Débat quoi que... puisque à droite comme à gauche, on est peu ou prou d'accord. Ainsi Bruno Le Maire, UMP. Il n'y a pas de politique culturelle. Pas de vision, de dynamique pour Catherine Tasca, ancienne ministre de la Culture socialiste. Isabelle Attard, députée apparentée écologiste : "Si pour le président la culture se résume au Louvre et à la Fondation Louis Vuitton, alors c'est sûr, nous ne partageons pas les mêmes valeurs. "Et quand on parle de valeurs, celles de l'Union européenne sont montrées du doigt ce matin, à propos des migrants.Avec tout d'abord ce dessin en Une de MON QUOTIDIEN . Pas de visages, juste des mains hors de l'eau, qui appellent au secours. Il faut agir... et vite ! titre le journal LES DERNIèRES NOUVELLES D'ALSACE .Mais agir comment ?LES ÉCHOS ou encore LA CROIX listent des idées. Demander aux pays voisins de la Libye d'agir. Créer des centres d'accueil dans les pays tampons comme la Tunisie ou le Maroc. Fausse bonne idée selon Amnesty International dans LA CROIX. C'est une manière de se débarrasser du problème. Illustration avec le choix fait par l'Australie toujours dansLA CROIX . Le nouveau gouvernement conservateur a fermé littéralement ses portes aux demandeurs d'asile. Ceux qui arrivent par bateaux sont placés dans des centres de rétention sur des îles voisines de l'Australie. Ensuite, ils repartent par exemple vers le Cambodge, avec qui un accord a été signé moyennant 30 millions d'euros sur quatre ans. Et ces demandeurs d'asile obtiennent leur statut... ailleurs.L’Union Européenne elle, n'a plus d'alibi, rappelle le chef de la diplomatie de l'UE, Federica Mogherini au FIGARO . C'est le drame de trop. La phrase de trop, comme celle de ce passeur libyen rigolard : "J'en fais toujours monter trop sur mes bateaux ."Personne ne pourra dire qu’il ne savait pas écrit Noël Mamère sur RUE 89 . L’Europe se déshonore dans cette guerre aux migrants. Elle participe aux massacres d’innocents parce qu’elle les abandonne. Cela s’appelle, a minima, de la non-assistance à personne en danger. Mais cette attitude obscène pourrait être requalifiée de complicité voire... crime contre l’humanité. Oskar Gröning lui, est jugé aujourd'hui, en Allemagne, pour complicité d'au moins trois cent mille crimes.Des crimes commis à Auschwitz. À 93 ans, l'ancien comptable du camp nazi est un exemple banal de second couteau du régime de l'époque écritLIBÉRATION . Et c'est d'ailleurs, sans doute, le dernier procès du troisième Reich. Car la plupart des gardiens de camp retrouvés sont trop séniles pour assurer leur défense. Oskar Gröning lui, ne s'est jamais caché : "Oui j'ai été un SS. Oui j'ai chanté, quand le sang des juifs coule sur notre couteau. Oui les chambres à gaz ont existé. Mais je n'ai jamais donné une gifle. " Son travail se bornait à trier les zlotys, les drachmes, les lires de ceux qui allaient être gazés. Comment vit-on ce procès en Allemagne ?La première page des sites des journaux est bien souvent dédiée au drame des migrants. Il faut donc chercher plus loin pour lire Oskar Gröning. Pour DIE SÜDDEUTSCHE ZEITUNG , ce procès est le dernier regard sur l'enfer.DER SPIEGEL , le vieil homme et l'assassinat de masse. Il n'a pas tué mais on peut supposer qu'il a aidé. S'il est reconnu coupable, il risque au moins trois ans de prison.Quoi d'autre dans la presse ?A lire dansVANITY FAIR de mai. Dix ans après l’attentat contre l’ex-premier ministre libanais Rafiq Hariri, les enquêteurs de l’ONU disposent d’un élément probant qui accuse Bachar el-Assad : un coup de fil juste avant l’explosion. Un officier des services de renseignement libanais a eu l’intuition et la ténacité de démêler les appels passés au passage du convoi. Wissam 29 ans, est mort en allant trouver les gens de l'ONU . Une voiture a explosé sur son chemin. Mais ses documents sont consignés.A découvrir aussi dans LES ÉCHOS , le rapport de la Cour des Comptes sur la gestion des carrières dans la police et la gendarmerie en France. Il y a un encadrant pour un encadré.Sur MÉDIAPART. Les notes confidentielles de Jacques Servier, patron des laboratoires Servier sur les coulisses du lobbying pharmaceutique.Et enfin l'étude dévoilée dans LE PARISIEN-AUJOURD'HUI EN FRANCE , sur la place de la religion dans le monde du travail. Le nombre de conflits sur la laïcité a doublé en un an dans la sphère professionnelle. Problème pour les patrons qui ne savent pas vraiment comment réagir.Une seule religion pour le PSG ce soir au Barça, en match retour des quarts de finale de la Ligue des Champions : la gagne.Enfin si les miracles existent...LE PARISIEN-AUJOURD'HUI EN FRANCE s'en amuse. Si vous n'y croyez pas, c'est que vous n'aimez pas le football.LE FIGARO se fait plus réaliste. Marquer au moins trois buts à une équipe qui en encaisse peu, surtout à domicile, le tout en gardant la cage hors de portée du réseau MSN , j'ai nommé Messi, Suarez et Neymar, l'expédition du PSG relève des douze travaux d'Hercule.L'ÉQUIPE est vachard par rapport au match aller. Rachetez vous ! Ce qu'il faut c'est du rêve, de la folie, de la démesure, de l'enthousiasme.20 MINUTES s'interroge sur la causerie d'avant-match de Laurent Blanc. Les poils qui se hérissent. Les mots qui remuent le ventre. La bave qui remonte aux coins des lèvres.Conseil d’Éric Mercadier, entraîneur de rugby à Castelnaudary : "Ce n'est pas tactique, ni technique. C'est le cœur, les tripes, voire un peu plus bas."Ah... ces mâles ! Mmmm !

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