Les enseignants sont en vacances. Mais la réforme des collèges continue de susciter le malaise.

Mi-décembre,la rectrice de Grenoble a adressé un courrier aux chefs d'établissement dont le FIGARO livre la teneur ce matin. Elle leur demande de signaler les personnels qui entravent délibérément les journées de formation pour la réforme des collèges. Ces attitudes peuvent se traduire par une présence silencieuse et passive ou à l'inverse par une perturbation bruyante par une forme d'agressivité ou encore par un refus de participation. La rectrice de Grenbole conseille donc aux chefs d'établissement de rappeler les règles de participation aux formations. Quant aux professeurs, je leur adresserai dit-elle, une lettre, qui sera versé à leur dossier. Elle n'est visiblement pas la première à avoir envoyé ce courrier. Les rectorats de Toulouse et d'Orléans l'ont fait dès octobre. Colère des enseignants. Colère des syndicats. La semaine dernière, le syndicat des inspecteurs a lui, écrit à la ministre de l'Education pour lui faire part des tensions inédites observées dans les collèges. Les profs de lettres classiques et d'allemands ont le sentiment d'être responsables des inégalités dans le système éducatif. Conclusion du syndicat, il est aujourd'hui, peu réaliste de mettre la réforme en oeuvre sur 4 niveaux d'enseignements simultanément.

Les enfants sont en vacances. Répit pour les jeux dangereux dans les cours de récréation.

La VOIX DU NORD relaie ce matin... une enquête initiée sur le territoire arrageois. 2.810 élèves du CE2 au CM2 ont été interrogés avec l'accord de leurs parents. Sur ces 2.810, un millier affirme connaître des jeux dangereux comme bloquer sa respiration, au jeu du foulard ou petit pont massacreur. Sur ce millier, 487 y ont déjà joué. Soit 17.3%. Un résultat bien au-delà des chiffres qui circulent en France. La dernière enquête de 2012, évoquait plutôt 10%. On constate aussi qu'il y a peu de différences entre les écoles rurales et urbaines. Que les filles sont autant concernées que les garçons. Et qu'il n'y pas de lien avec le milieu social. C'est la première enquête en France à pousser l'analyse aussi loin. Son auteur Mikaël Vigne, enseignant-chercheur, explique qu'il est aujourd'hui fondamental de sensibiliser les enfants et les enseignants, mais aussi le personnel de cantine, les animateurs. Les jeux dangereux sont tabous. Pourtant, on apprend bien à nos enfants à ne pas jouer avec le feu. C'est pas pour autant qu'on leur cache la gazinière.

Le prix du pétrole ne prend pas de vacances. Il continue de baisser.

Faut-il se réjouir d'un gazole à moins d'un euro le litre ? Question posée par LA CROIX ce matin. Ca réduit la facture énergétique. Moins 20 milliards d'euros cette année. Chiffre corroboré par LES ECHOS qui ajoute : Pour certaines industries grandes consommatrices d'hydrocarbures comme les compagnies aériennes, c'est une bouffée d'oxygène. Et pour les ménages, c'est un coup de pouce au pouvoir d'achat. La baisse du prix du pétrole n'est donc pas déflationniste selon l'analyse de Guillaume de Calignon. LA CROIX s'intéresse aussi aux retombées sur l'environnement. Un pétrole pas cher pourrait aussi être une bonne nouvelle. N'y voyez pas des considérations écologiques. Ce sont les arguments financiers qui vont pousser les compagnies pétrolières à réduire leur production. Concrètement, elles ne vont pas avoir envie d'investir dans des forages coûteux si ça ne doit pas rapporter. Mais il n'y a pas que du bon à tout cela. Si la baisse continue, les pays producteurs comme ceux du Golfe auront épuisé leurs économies d'ici 5 ans selon le FMI. En France, l'avenir de certaines filières pose question à l'Etat actionnaire. C'est le cas de l'entreprise Vallourec, numéro un mondial des tubes sans soudures, qui va supprimer 600 postes en France. Ou encore de CGG, spécialisée dans l'analyse et la cartographie des gisement de pétrole qui s'est séparé de 30% de ses salariés en moins de 2 ans.

A lire également dans la presse ce matin, le résultat des élections législatives en Espagne.

La droite au pouvoir reste en tête. Mais Mariano Rajoy, le premier ministre n'a plus la majorité absolue pour gouverner résume SUD-OUEST ce matin. L'ensemble de la presse française et espagnole est unanime. C'est la fin du bipartisme gauche-droite. C'est une Espagne à 4. Avec le centre de Ciudadanos et la gauche radicale avec Podémos. Nous allons devoir apprendre à vivre ensemble explique EL PAÏS dans son édito. Sans majorité réelle. Et donner le meilleur de nous même pour assurer la stabilité du système. Oui, les négociations pour former un gouvernement seront complexes. Mais les électeurs ont placé beaucoup d'espoirs dans les urnes. Ils veulent une politique plus concensuelles. Car pendant 4 ans, il n'y a pas eu de vrai dialogue politique.

Et pendant ce temps, les papys font de la résistance.

Une du PARISIEN-AUJOURD'HUI EN FRANCE qui fait le parallèle entre l'âge de la nouvelle classe politique espagnole, avec la française. Parallèle aussi avec le retour de Bernard Tapie en politique. Vous trouvez ça osé ? Suivez le guide avec Nathalie Schuck. Tandis que de sémilants trentenaires de Podémos et Ciudadanos se frottaient aux urnes hier, en Espagne, un ancien faisait son come back en France : Bernard Tapie, 72 ans. Notre classe politique est dominée par les séniors et les papy-boomers. Le doyen des sénateurs, Paul Vergès a 90 ans. Mais attention aux électeurs de balayer devant leur porte. S'ils veulent du sang neuf, ils ont tendance dans l'isoloir à préférer les élus expérimentés. Juppé, 70 ans, premier mandat il y a 32 ans. Jean-Claude Gaudin, premier mandat il y a 37 ans. Jean-Marie Le Pen, premier mandat, il y a 59 ans. L'animal politique français il faut le savoir a l'espérance de vie la plus longue d'Europe. Et quand on est une jeune pousse, et bien c'est la galère. Sébastien Lecornu, 29 ans, maire de Vernon dans l'Eure depuis 2014, reconnaît être un ovni. Lors de la campagne l'an dernier, un ex-ténor du RPR qui voulait lui barrer la route disait ceci : On va quand même pas confier 40 millions d'euros de budget à un jeunot" Ajoutez à cela le retour de Bernard Tapie et c'est le pompom. Il n'y a qu'à lire les éditos pour s'en rendre compte. LA VOIX DU NORD, parle du retour d'un mauvais nanard. LES DERNIERES NOUVELLES D'ALSACE, de la blague à nanard. Assister au retour de Bernard Tapie en politique, c'est comme écouter un tube d'il y a 30 ans. La musique est connue et elle fait sourire. Pour L'HUMA, pas de doute, c'est le nanar de l'année.

Pas d'édito sur Platini ce matin.

La presse sportive se contente d'attendre le verdict de la commission d'éthique de la FIFA.On notera quand même dans L'EQUIPE ce matin, le soutien de Youri Djorkaeff, l'ancien international. "Ca fait chier pour Platoche!". Le soutien donc et la critique sur le foot machine à fric. "On n'arrive plus à contrôler le football, autrement que par l'argent. C'est dramatique. La preuve par l'OM. LA PROVENCE SPORTS après le match nul hier, contre Bordeaux. Il faut vraiment aimer l'OM pour s'infliger un tel spectacle. La purge écrit Alexandre Jacquin.

La purge aussi on l'imagine pour le présentateur de Miss Univers 2015 .

Le concours avait lieu hier soir, à Las Végas. Miss Colombie salue les spectateurs, elle est miss univers... Soudain Steeve harvey stoppe, puis présente ses excuses : il s'est trompé de gagnante. Miss Philippine est la nouvelle miss Univers 2015. On appelle ça faire une Vanessa Paradis.

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