Et il est norvégien mais ce n'est pas le barbu en bonnet rouge et houppelande assortie...

Non, un père Noel potentiel, athlétique au costume net et au bouc strict qui fait ressortir un crâne lisse, "il a la carrure d'un viking et le regard aussi glacial qu'un fjord", dit l'Express qui le montre buvant un verre d'eau, il est sobre en plus, cet homme qui passait sa jeunesse à lire Hegel et Heidegger au bord de l'océan arctique...   

Mais ce père Noel pourrait changer notre destin?   

Lui qui pèse mille milliard de dollars... Et contrôle plus de 1% de toutes les actions émises dans le monde...  

Voilà donc Yngve Slynstad, patron du fonds souverain norvégien, le plus riche fonds souverain de la planète; il est né de la manne pétrolière de ce pays du Nord pour investir les profits de l'or noir. Mais ce fonds pourrait maintenant nous sauver de l'économie carbonée.... Yngve Slynstad ne veut plus investir dans le pétrole, on lui attribue des vertus curatives dans le capitalisme sans foi ni loi...   

Et l'Express espère la lumière et là... déception. Yngve Slynstad se dérobe à notre espérance... Il n'accorde que 27 minutes au journaliste, il est  pressé, et s'il se retire ses billes du pétrole, c'est simplement parce que ce n'est plus un bon placement pour la fortune de son pays: "Cette position n'a aucune dimension éthique dit-il, elle estbguidée par de simples considérations éconolmiques"...  

Et nous sommes donc édifiés, Yngve Slynstad existe, mais il ne veut pas notre bonheur...   

Il est un autre journal à faire le voyage en Norvège cette semaine.. C'est le Point, qui lui cherche l'apocalypse à Vardo, une île à 400 kilomètres du Pole nord, où se prépare la guerre, froide pour l'instant... La Norvège y installe Globus 3, un radar qui va surveiller la Russie, juste en face, et aussi pour le compte des Etats-Unis qui financent le projet...  Mais dans la vraie vie des gens, ces histoires comptent moins que le voisinage, et le Point raconte, la frontière poreuse entre la Norvège et la Russie, ces norvégies uqui font le plein chez les russes et le russe Evgeny,  qui achète ses yaourts et ses fruits en Norvège...   

La guerre existe t elle dans le coeur des hommes, si le père noel banquier existe dans le coeur des enfants que nous ne somme plus?    

Et on parle du vrai père Noel dans les journaux...   

Qui n'existe pas mais le dit on? Il est dans Rue89 qui raconte ses lecteurs, trentenaires et jeunes parents, confrontés au vieux dilemme du rêve et de la vérité... Comment être rationel quand à l'école, on fait écruire aux bambins des lettres au père Noel... Autant s'abandonner alors...   On peut craquer pour Elise, journaliste qui s'est endettée  "sur trois ans pour emmener ma fille enquêter sur le Père Noël en Laponie. On l’a rencontré ! C’était fabuleux." Elle n'a pas croisé de banquier chauve...  

Il est des voyages qui forment la jeunesse, d'autres qui laissent perplexe la vieillesse... Les Echos nous emmènent en Chine, à Yiwu dans l'est du Pays... Là se fabriquent 60% des décorations de Noel et sapins en plastique qui décorent nos foyers heureux. On voit la photo d'un ouvrier en treillis, masque de papier sur le visage, qui pulvérise de la neigne artificelle sur un sapin en PVC... Il sacrifie sa santé pour nous... "Noel je ne sais pas trop ce que c'est, je sais juste que c'est le 25 décembre,n la patronne nous invite à diner"... dit Yongbin, qui fabrique nos sapins en toc pour 650 euros par mois...  

Voilà de quoi sont fait nos rêves...    Dans l'Obs, on nous parle d'un autre rêve de californiens technophiles de la Silicon Valley, des libertariens, qui veulent échapper aux maux du sicèle, et louer un bout de lagon à la Polynésie française pour y construire un monde nouveau, une cité flottante où 200 élus vivraient un paradis surveillé par par des drones, éclairé aux énergies vertes, nourris par aquacultures... Cauchemardons le paradis, Nicolas...    

Il y a beaucoup d'histoire dans les hebdomadaires... 

Qui nous proposent des numéros doubles pour traverser les fêtes...  et c'est une habitude, les périodiques se font almanachs et c'est tantôt le bilan de l'année, tantôt de l'histoire avec un gout de spiritualité... Le point nous conte la Perse, cette civilisation millénaire d'avant l'Iran, l'Express parle et fait parler de Jésus...   

En contraste, les quotidiens suivent ou subissent l'actualité.  La voix du Nord raconte le carnaval de Dunkerque menacé sur les réseaux sociaux... Une de ses composante s'appelle la nuit des noirs, où les participant guinchent et défilent grimés... Le hashtag "Dunkerque raciste" est apparu sur les réseaux sociaux... Une suite de l'affaire Griezmann...  Le Parisien, Midi Libre, la Dépêche, titrent sur l'inquiétant Monsieur Lelandais, l'ombre d'un rueur en série, L'Humanité, Libération et le Figaro sur la Catalogne... Et la Croix nous rend nostalgique en racontant le malaise des cadres comme on ne dit plus, puisqu'ils disparaissent, et qui furent la valeur sure et l'incarnation du progrès dans l'ancien monde...   

Il est encore des raisons d'aimer le travail, quand il donne de l'espérance.   

La Voix du Nord raconte Sébastien Warlop... Il a 41 ans, il est d'Armentières et vient de signer le premier CDI de son existence, après des années d'intérim et de CDD.  Il travaille désormais chez Mc Donalds... Sébastien, qui est handicapé...  Ouest France raconte ce bar qui s'ouvre à Rennes, un coffee shop, dont les huit employés sont handicapés, autistes ou trisomiques... Et tout se passe parfaitement bien, dans la gentillesse qui fait passer les différences...  il s'appelle le Joyeux comme le père Noel. Ça, ça existe.

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