Leur place de l'Indépendance s'appelle la vallée du Mzab. Nous sommes aux portes du Sahara algérien à Ghardaïa.Depuis deux mois, des affrontements y opposent les Arabes aux Mozabites.Thierry Oberlé du FIGARO raconte les assauts de ces berbères musulmans à coups de cocktails molotov et de pierres. Les habitants du quartier arabe ont fui les maisons pillées, incendiées.Tout a commencé en décembre. Une manifestation de demandeurs de logements a mal tourné. Des jeunes arabes s'en sont pris à un commerce tenu par un Mozabite. Bilan 5 morts. Le clivage entre nos deux sociétés est ancestral. Mais là, autre chose est en marche dit un vieil homme.

Une marianne
Une marianne © Radio France
Dans MARIANNE, l'écrivain francophone Yasmina Khadra, candidat à l'élection présidentielle d'avril prochain en Algérie, affirme que son pays est au bord de l'insurrection. L'Algérie dit-il, est une comète qui risque de se désintégrer.En écho à l'Ukraine. LES ECHOS résument en 5 colonnes ce matin, 5 pays au bord de l'explosion. La Turquie, la Thaïlande, le Cambodge, le Bangladesh et le Vénézuéla. Avec un mot qui revient à chaque fois, comme la cause de tous les maux, M-A-U-X : corruption.
Une télégramme
Une télégramme © Radio France
Et pendant ce temps, l'horreur est à Kiev.C'est la Une du TELEGRAMME ce matin.Et à travers toutes les images vues depuis mardi, les éditorialistes sont nombreux à faire parler l'histoire.Pour Jean-Marcel Bouguereau de LA REPUBLIQUE DES PYRENEES, ça rappelle Budapest, 1953. Mêmes visages noircis, mêmes casques dépareillés et ces blessés ou morts qu'on traînent.Ca rappelle Sarajevo dit encore Christophe Lucet dans SUD-OUEST, quand l'éclatement de la Yougoslavie dégénéra en un conflit fratricide. Olivier Mazerolle dans LA PROVENCE se souvient lui, du 13 décembre 1981. Interrogé sur ce que la France allait faire après la proclamation de la loi martiale en Pologne, Claude Cheysson, alors ministre des Affaires étrangères avait répondu : "Rien... évidemment !"C'était brutal, révoltant. Mais l'Europe, convaincue à tort, de l'invulnérabilité de l'Union Soviétique se gardait d'entretenir de faux espoirs. Les Polonais unis, ont fini pas gagner. L'Ukraine dit-il, n'est pas unie.Sur ATLANTICO, Yves Deray abonde. Dans une critique ouverte à Bernard-Henri Levy qui multiplie les interventions médiatiques sur l'Ukraine, il reproche au philosophe de ne voir qu'un côté de la crise. Parmi les hommes qui sont tombés sur la Place de l’Indépendance dit-il, il y a des manifestants mais aussi des policiers. Ce mouvement d'opposant a été infiltré par les activistes du parti pro-nazi Svoboda.Quel interlocuteur est alors crédible en Ukraine aujourd'hui ? Question soulevée par Jean-Claude Kiefer des DERNIERES NOUVELLES D'ALSACE. La confusion est totale. Les consignes des ténors de l'opposition ne passent plus. Le président Ianoukovitch est dépassé. Victor Ianoukovitch, un voyou devenu président.Portrait d'Hélène Despic-Popovic dans LIBéRATION. Il a passé 3 ans en prison, dans sa jeunesse pour vol et agression.Quand les manifestations ont commencé. Il est resté chez lui, dans sa propriété de 137 hectares, au nord de Kiev, où aux dires des médias ukrainiens, il disposerait d'un palais de 5 étages, une maison d'invités de 3, un yacht-club, un champ de course et un héliport.[Julie Connan du FIGARO complète](http://www.lefigaro.fr/international/2014/02/20/01003-20140220ARTFIG00320-ianoukovitch-un-dur-sous-influences.php).Il a souvent été dépeint comme un homme avide de pouvoir. Mis dehors par la rue en 2004, il refuse de revivre ce qu'il a vécu. Poutine le méprise et vice-versa. Mais il a besoin de lui. Et qu'en disent aujourd'hui, les certains athlètes ukrainiens des Jeux de Sotchi?Pleine page dans L'EQUIPE. Sergueï Bubka, le président du Comité olympique ukrainien a passé la journée d'hier à parler aux athlètes. Rester ou pas ? Concourir ou pas ? Ils n'ont pas obtenu du CIO le droit de porter un brassard noir en hommage aux victimes.Ce geste n'est pas conforme à l'esprit de la charte olympique a dit le CIO. La skieuse Matsotska et son entraîneur eux, ont jeté l'éponge. Finie la compétition étant données les circonstances. D'autres auraient décidé de suivre. Mais d'après Sergueï Bubka, ceux qui sont partis sont ceux qui avaient terminé leur compétition.Quoi d'autre dans la presse ?Aujourd'hui, François Hollande doit annoncer l'entrée au Panthéon de Pierre Brosollette, Geneviève De gaulle, Germaine Tillion et Jean Zay. Des figures de la résistance. Des choix consensuels explique l'historien Denis Peschanski dans LE PARISIEN-AUJOURD'HUI EN FRANCE.La seconde guerre mondiale, c'est la matrice de la mémoire française. L'OPINION relève qu'Hollande a fait le choix de la synthèse.C'est un peu maladroit note Philippe Waucampt du REPUBLICAIN LORRAIN.Il a choisi Pierre Brossolette, le meilleur ennemi de Jean Moulin avec lequel il devra cohabiter au Panthéon. Un nouveau couac ?
Une équipe
Une équipe © Radio France
Bleu Blanc Rouge aussi à la Une de L'EQUIPE. Le journal livre le secret du coup à trois bandes signé par les Français Chapuis, Bovolenta et Midol en ski-cross hier à Sotchi. L'entraîneur Michel Lucatelli est allé cherché ces skieurs sur des circuits alpins secondaires. Il ne les voulaient pas trop vieux, ni trop usés. Il ne fallait pas qu'ils se disent qu'ils étaient des ratés de l'alpin. Ils ont eu une préparation physique aux petits oignons. Stage d'accrobatie, de BMX. Et ça a payé.Notre qualif était moyenne dit-il. Mais on a une équipe avec des couilles. Voilà c'est simple. Leçon de sagesse pour terminer.Dans ce monde pas toujours heureux, les vieux magnifiques ont souvent les mots justes pour nous faire réfléchir.
Une point
Une point © Radio France
LE POINT en a rencontré 20. Jean Rochefort dit avoir appris la dérision en Union Soviétique après y avoir été incarcéré deux jours en 1958. C'était pour un tournage d'un mauvais film franco-russe. C'était dans une ville de Sibérie, où on avait construit un port.Mais où il n'y avait pas la mer...Ce que j'ai appris de la vie par Jacques Chancel. Quand je parle à des gens de mon âge, je m'endors.Edith elle, est une anonyme et elle parle dans la nouvelle revue NICHONS NOUS DANS L'INTERNET. 83 ans, Parisienne.Elle fait partie des Hype (r) Olds, le gang des séniors connectés. Chaque semaine, elle apprend via des cours à surfer sur le web. Au journaliste qui lui demande ce qu'elle fait sur internet. "Ben je clique là, sur Mozilla, je vais voir ma page d'accueil Google. Si je veux aller sur Gmail, je clique deux fois. C'est simplissime. Je regarde aussi Thé ou Café en replay."- Vous téléchargez des films ?- Non ça je sais pas faire. Mais j'aimerais qu'on me montre.- Mais vous savez que c'est illégal.- Oui bon d'accord. Mais on le répètera pas. On s'en fiche.
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