L'équipe de France football
L'équipe de France football © REUTERS/Benoit Tessier / REUTERS/Benoit Tessier

« Les Français du PSG sont-ils fainéants ? » Imaginez la même question appliquée à une autre nationalité, les accusations de racisme ne seraient pas loin. Pourtant, la question est là, page 17 du Parisien-Aujourd’hui en France, ce matin. Débat ouvert par l'ex-entraineur du PSG Carlo Ancelotti, samedi, dans une interview au Financial Times. « Les Français, disait-il, ne comprennent pas pourquoi ils doivent travailler à 100% tous les jours. Ils n'ont pas une mentalité de gagnants. » Au passage, ils ne doivent pas être si mauvais que cela, puisque Yohan Cabaye figure parmi les joueurs que Paris aimerait recruter, L'Equipe le confirme encore ce matin, mais passons... Les joueurs français fainéants et mal élevés, le président français léger et imprudent, l'économie dépassée par la mondialisation... Fais moi mal, Johnny, fouette moi encore... Et pourtant, « la France a un énorme potentiel de rebond », nous dit l'économiste Nicolas Véron dans les colonnes de L'Opinion.

psa valide un projet d'entrée au capital de l'état et de dongfeng
psa valide un projet d'entrée au capital de l'état et de dongfeng © reuters
Très bien, où ça ? Prenez l'entrée simultanée et probable du groupe chinois Dongfeng et de l'Etat Français au capital de PSA Peugeot Citroën… [« La France sauve PSA Peugeot de l'emprise chinoise » titrait Le Monde en kiosque hier après-midi](http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/01/19/psa-valide-le-principe-d-une-entree-au-capital-de-l-etat-et-de-dongfeng_4350723_3234.html ). On imagine Arnaud Montebourg et Pierre Moscovici à cheval sur un vieux lion fourbu face à un méchant dragon. Bonne ou mauvaise chose ? Rebond possible ou pas ?**[« C'est un tournant industriel » relève Guillaume Goubert dans La Croix](http://www.la-croix.com/Editos/PSA-Peugeot-Citroen-un-tournant-de-l-histoire-industrielle-2014-01-20-1093940)** … « Le premier investissement chinois de cette envergure sur le territoire français » ajoute l’éditorialiste. « Révolution, au pays du patriotisme économique, fier et jaloux de la puissance de ses grandes entreprises, confirme Gaëtan de Capèle dans l'édito du Figaro. Mais il y a le rêve et la réalité. Quelle est-elle ? Le groupe PSA en grande difficulté a un urgent besoin d'argent et, à ce jour, seul le Chinois Dongfeng propose de lui en apporter. Le même PSA souffre sur tous ses marchés, à l'exception de la Chine, où il se développe à grands pas. » Démonstration en chiffres dans Le Monde : l'an passé, PSA a enregistré une croissance de ses ventes de plus de 26% en Chine. [Alors, vive le diable chinois ! David Barroux, dans Les Echos](http://www.lesechos.fr/opinions/edito/0203255507644-l-exemple-peugeot-644268.php) : « Il conviendrait que la France admette qu'elle a plus à gagner qu'à perdre en s'alliant à la Chine. Nous disposons de technologies et de marques quand la Chine regorge de clients et de capitaux. » [Au passage, relève le quotidien économique, c'est le retour de l'Etat stratège. Commentaire de l'économiste Christian St Etienne](http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/energie-environnement/actu/0203255587685-quand-l-etat-stratege-revient-sur-le-devant-de-la-scene-644367.php) : « Lorsqu'il y a 300.000 emplois directs et indirects en jeu, l'Etat un rôle stratège à jouer. »
La Chine et l'Etat français dans le capital de PSA
La Chine et l'Etat français dans le capital de PSA © Radio France
En effet, mais « il n'y a pas de contreparties sociales à toute cette affaire ».[ C'est ce que dénonce un spécialiste de l'automobile dans les colonnes de L'Humanité.](http://www.humanite.fr/social-eco/dans-lhumanite-ce-mardi-le-tete-queue-de-psa-peuge-557427) « L'apport de l'Etat c'est un apport pour les actionnaires de PSA. Mais on n'est pas sûr que les emplois vont être défendus sur le territoire français. » **Le rebond passe-t-il par une baisse des charges des entreprises ?** Et là encore, quelle contrepartie en termes d'emplois ? « Un million d'emplois, est-ce que c'est possible ? » demande[ Le Parisien-aujourd'hui en France à sa Une. ](http://www.leparisien.fr/recherche/recherche.php?q=psa&ok=ok)
Une Libération - 21.01.2014
Une Libération - 21.01.2014 © Radio France
Le pacte de responsabilité en questions, alors que le chef de l'Etat présente aujourd'hui ses vœux aux chefs d'entreprise et syndicaliste. [« Faut-il faire confiance aux patrons ? » Question à la Une de Libération](http://www.liberation.fr/economie/2014/01/20/aux-patrons-de-jouer-leurs-contreparties_974327). Vont-ils profiter de la baisse des charges pour embaucher ? Témoignages de chefs d'entreprise et d'économistes. Jean-François Rial, patron de Voyageurs du monde. « Chaque situation est différente, chaque marché spécifique, les entreprises réagissent en fonction de paramètres qui leur sont propres. Certaines baisseront leur prix, d'autres investiront, embaucheront ou augmenteront les salaires. Mais ce climat business friendly permet de se projeter à plus long terme sans se demander quel nouveau prélèvement va nous tomber dessus demain. » Philippe Evenat, président d'un fournisseur automobile et aéronautique. « Le facteur déclencheur reste les commandes. Mais on va pouvoir embaucher plus sereinement. » Voilà pour les patrons. Les économistes... Deux avis. Xavier Timbeau décrit la logique : baisse du coût du travail, les entreprises retrouvent des marges, investissements, et in fine impact sur l'emploi. Benjamin Coriat, des Economistes atterrés n'y croit pas une seconde. Prenons le secteur automobile : « Le coût du travail ne représente qu'une part relativement faible du coût total de production. Cette baisse des charges : pas de quoi générer des embauches à tour de bras. » **Dans l'actualité économique également : le témoignage d'un ancien salarié d'UBS** C’est dans Le Parisien, à mi-chemin de l'économie et de la justice, puisque son témoignage a été versé au dossier instruit par les juges Tournaire et Daïeff qui enquêtent sur la banque. Elle est soupçonnée d'avoir incité des clients français à ouvrir des comptes cachés en Suisse. Ce cadre, ancien d'UBS Suisse décrit un système et très concrètement. « Chaque conseiller devait avoir un ou deux contacts en France, susceptible de nous mettre en relation avec des clients(…). Nous nous rencontrions ensuite dans des halls ou des chambres d'hôtels ou à leur domicile (...) Lorsque nous allions en France, rien ne devait permettre de nous identifier, pas de document avec le logo de la banque, ordinateur vidé, informations transmises sur une plate-forme ultra-sécurisée. (…)Quand l'argent était déclaré en France, il fallait le sortir en cash. Le plus souvent, des conseillers d'UBS faisaient la mule en transportant eux même en suisse les sommes, en billets ou lingots. Sac sur le dos, certains empruntaient les pistes de ski. » **Quoi d'autre dans la presse ?** [Le climat de plus en plus tendu en Ukraine. L'opposition est en passe d'être dépassée par la colère des manifestants titre Le Monde](http://www.lemonde.fr/europe/video/2014/01/20/kiev-au-petit-matin-les-stigmates-d-une-nuit-d-affrontements_4351057_3214.html). Les pro européens campent depuis deux mois sur la place de l'Indépendance. Hier l'un des leaders de l'opposition, le boxeur Vitali Klitshko a été accueilli sur la place par quelques giclées d'extincteur dans la figure. Ses partisans ont du le retenir pour qu'il ne se fasse pas justice lui-même. Les affrontements der ces derniers jours entre policiers et manifestants ont fait des dizaines de blessés. [« Langue bretonne, l'Etat d'urgence », c'est la Une du Télégramme de Brest](http://www.letelegramme.fr/pdf/2014.0121/unes/unecda_2014.0121.pdf‎). Le nombre de ceux qui la parlent est passé sous la barre des 200.000 personnes. Il y en avait 1 million 200.000 avant la première guerre mondiale.
François Hollande Julie Gayet
François Hollande Julie Gayet © Radio France / Radiofrance
L'affaire Julie Gayet et les débats qu'elle provoque dans la presse. [Plaidoyer pour l'adultère dans Libération sous la plume de Luc le Vaillant ](http://www.liberation.fr/chroniques/2014/01/20/comprehension-adultere-pour-l-homme-casque_974206): « En quoi serait-il socialement nocif d'être partageur, de vouloir cumuler les plaisirs ? Il faut sortir de cette idée qu'il n'y a qu'un seul amour comme il n'y a qu'un seul dieu. »
l'affaire zahia devant le tribunal correctionnel de paris
l'affaire zahia devant le tribunal correctionnel de paris © reuters
Histoire de mœurs…. [Dans Libé toujours, compte rendu du procès Zahia, première journée hier. Sonya Faure raconte ce monde d'intermédiaires,](http://www.liberation.fr/sports/2014/01/20/proces-zahia-un-monde-de-jeunes-filles-eblouies_974311) ce monde de la prostitution de demi luxe qui a été dévoilé au tribunal correctionnel de Paris. A la barre notamment, Elie Farhat, l'un de ceux qui tenaient le Zaman Café, où l'on pouvait croiser Zahia, cette mineure qui avait beaucoup de charmes aux yeux des joueurs de foot. Question du président : pourriez-vous définir ce que vous appelez filles de petites vertus ?Réponse, imparable : « C'est des filles qui sortent la nuit. En général on met des petites vertus pour sortir le soir. » **A demain !**
L'équipe
Mots-clés :
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.