L’image a été publié dans les journaux. Cette semaine, elle a fait aussi le tour des réseaux sociaux : la photo de ce python qu’un Grenoblois a retrouvé dans ses toilettes…

Joli serpent d’un mètre cinquante, qui appartenait à l’une de ses voisines. Il était passé par les canalisations… Malheureusement, le python est mort dans la clinique vétérinaire où les pompiers l’ont par la suite transporté. Il avait vraisemblablement ingéré une trop grande quantité de produits chimiques dans les tuyauteries de l’immeuble. Un triste sort pour le python… Et, ce matin, on se demande ce qu’il adviendra de l’autre serpent dont on nous parle dans les journaux. Celui-là n’a pas été retrouvé dans des toilettes, non : c’est un serpent de mer.  Un projet qui revient sans cesse, en étant toujours repoussé.

Un rapport sur le cannabis et sa dépénalisation. C’est à la Une du PARISIEN, qui se fait l’écho du rapport de la mission d’information parlementaire qui, depuis plusieurs mois, travaille sur le sujet. C’est dans quelques jours qu’il sera rendu public, mais le quotidien en a obtenu une copie. Et, dixit le journal, c’est une petite révolution que préconise ce rapport : il propose d’assouplir les peines pour les fumeurs de joints. Des amendes, des contraventions plutôt que de la prison – aujourd’hui, la loi, loi de 1970, prévoit jusqu’à un an de prison, mais les peines sont rarement mises en application. 

En somme, fumer du cannabis resterait interdit, mais ce ne serait plus un délit, et il s’agirait donc bien d’un « pas vers la dépénalisation », comme on peut le lire à la Une. Dès lors, une interrogation – cette fois, c’est en pages intérieures : « Macron va-t-il briser le tabou du cannabis ? » Car oui, c’est encore un tabou, et chaque fois, ceux qui suggèrent d’assouplir le droit se voient accuser de laxisme… Mais, ainsi que le relève Frédéric Vézard dans son édito, « Puisque le gouvernement parait bien décidé, en ce début d’année, à tordre le coup à tous les serpents de mer qui empoisonnent la société française depuis des lustres – Notre-Dame-des-Landes, l’accès aux Universités – les conclusions de ce rapport sur le cannabis devraient rencontrer un écho favorable à l’Elysée et Matignon. » Du reste, pendant sa campagne, c’est ce vers quoi semblait s’orienter Emmanuel Macron – il se disait partisan d’une « contraventionnalisation »

De surcroit, ce projet est aujourd’hui soutenu par une majorité d’élu, et même par les syndicats de police, lesquels expliquent que le traitement des délits de consommation de drogue représente, chaque année, pour eux, plus d’un million d’heures de travail. Souvent du temps perdu : des procédures fastidieuses et vaines la plupart du temps, car les magistrats ne donnent pas suite. Ils sont eux-mêmes débordés. Ce rapport devrait faire parler…

Un autre rapport ce matin devrait, lui aussi, faire parler : c’est « le rapport qui veut révolutionner le bac ». Et c’est à lire dans les colonnes du JOURNAL DU DIMANCHE. Mercredi prochain, l’universitaire Pierre Mathiot remettra ses conclusions sur l’avenir du lycée, et l’avenir de l’examen. Et ce sont des propositions « chocs », si l’on en croît Marie Quenet, qui signe ce papier. 

Concernant le lycée, c’est une confirmation : l’ancien directeur de Sciences-Po préconise la disparition des filières actuelles, qui seraient remplacées par des matières ‘majeures’ et des matières ‘mineures’ – deux majeures, deux mineures, en plus d’une optionnelle qui s’ajouteraient au tronc commun.

Quant au bac, il serait totalement transformé. On ne change l’épreuve de français – toujours à la fin de la 1ère. Mais à la fin de la terminale, il n’y aurait plus dix épreuves, voire quinze comme à l’heure actuelle, mais seulement deux épreuves finales au printemps, au retour des vacances de Pâques, et deux autres au mois de juin. Quatre épreuves écrites, mais aussi un grand oral qui pourrait durer 30 minutes, et viserait à tester les connaissances des élèves sur leur dernière année d’étude. Les candidats seraient jugés sur leur capacité à présenter un projet mixant plusieurs disciplines. Mais, précise l’hebdomadaire : il ne s’agirait pas d’évaluer « leur culture générale »… 

Cela dit, ce n’est pas un gros mot, la « culture générale »… C’est ce qu’on se dit à la lecture de la revue L’ELEPHANT, qui fête ses cinq ans ce mois-ci. Dans le dernier numéro de « la revue de culture générale » : un dossier sur Voltaire et un autre sur Klimt, mais aussi un sondage franchement réjouissant. Une enquête portant sur l’importance que les Français accordent à la culture, justement.

1ère question posée : « Si vous disposiez de plus de temps, que choisiriez de faire en priorité ? » « Faire du sport », disent les uns, tandis que d’autres évoquent des activités en famille… Mais la réponse qui vient en tête, c’est : « Si j’avais plus de temps, je développerais mes connaissances générales. »

Une autre question du sondage : « A choisir, préférez-vous être en couple avec quelqu’un : de très riche, de très beau, quelqu’un qui fait très bien l’amour ou quelqu’un de très cultivé ? » Et comme, c’est connu, les gens mentent toujours quand on pose ce genre de question, ils répondent, à une très large majorité : « quelqu’un de très cultivé ». La réponse : « quelqu’un qui fait très bien l’amour » arrive, cela dit, en deuxième position. Sachant, bien sûr, que les deux choses ne sont pas inconciliables ! Et même les quatre choses, d’ailleurs : très beau, très riche, très cultivé, et qui sait très bien faire l’amour !

Lui, c’est surtout la cuisine qu’il savait faire… Tous les journaux, ce matin, rendent hommage à Paul Bocuse, mort hier à l’âge de 91 ans. Trois étoiles au Michelin depuis plus d’un demi-siècle, il était « le chef des chefs », estime LA PROVENCE, précisant qu’avec lui, la France perd l’un de ses plus prestigieux porte-drapeaux. Confirmation de LA DEPECHE, qui évoque « l’ambassadeur de la cuisine française dans le monde ».  Il était « le pape des fourneaux », titre L’INDEPENDANT, « la star de la cuisine », commente LE COURRIER DE L’OUEST. Mais c’est dans LE PROGRES, le quotidien de sa région, qu’on trouve l’hommage le plus complet. Toute sa vie en photos et des témoignages par dizaines. Paul Bocuse et sa soupe aux truffes… Bocuse, un grand chef… d’entreprise, redoutable businessman. Ses débuts, ses succès, les gens qu’il a aidés et même son dernier fou-rire… Un ex-directeur du Michelin dit même que la première fois qu’il a vu, il a eu « le sentiment d’avoir rencontré Dieu. » Je regrette de ne pas avoir rencontré Paul Bocuse.

Enfin, une autre star dont je vous conseille l’interview. C’est à lire dans LE MONDE. La longue interview, très longue interview qu’a accordée Brigitte Bardot à Annick Cojean. Dans quelques jours, l’ancienne actrice publie un livre qu’elle présente comme « testamentaire » - le titre, c’est Larmes de combat, et dans le journal, elle revient donc en longueur sur sa vie. Elle raconte qu’enfant, elle était persuadée d’être laide et que ce sentiment l’a poursuivie très longtemps. Elle raconte sa mère qui l’obligeait à la vouvoyer. Elle raconte sa carrière qui fut une véritable horreur : faux-semblants et futilité, mesquineries, méchancetés… Au début de chaque tournage, celle qu’on appelait BB développait un herpès. 

D’ailleurs, elle n’est pas tendre pour les acteurs d’aujourd’hui : tous barbus ou chauves et tous très mal fringués. Quant aux actrices, pauvres chéries : aucune élégance, toutes moches et mal coiffée… Heureusement qu’il reste Deneuve, « toujours magnifique », dit-elle. « Dommage qu’elle porte de la fourrure. » 

Brigitte Bardot raconte qu’arrêter le cinéma a été la plus belle décision de sa vie. Et puis elle décrit son antipathie viscérale pour genre humain. Elle cite Madame de Staël : « Plus je connais les hommes et plus j’aime les chiens. » Et c’est donc également le cas de Brigitte Bardot. Elle préfère les animaux et confie que sans eux, elle se serait suicidée… Elle raconte son combat. Son combat pour les animaux. Sa détestation des chasseurs. Sa méfiance pour les politiques. Et puis elle dit que c’est sa mort qui donnera un sens à sa vie

« Vous savez bien que c’est à sa mort qu’on reconnait l’importance d’un personnage. Regardez Johnny Hallyday ! Je crois donc que ce n’est qu’à ma mort, hélas, qu’on reconnaîtra que j’ai été une pionnière. » Brigitte Bardot. C’est dans LE MONDE. 

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