La diplomatie française a du prévenir des Etats africains contre Alexandre Benalla, l’Obs. Un monde (et une France) d’inégalités atroces, par Oxfam dans Libération, dans les Echos, dans le Figaro. Dans le Télégramme, un britannique de Bretagne veut dire au Pape qu’il se trompe sur la date de Pâques .

On parle d'une nuit de juillet dernier...

Dans le Monde, la nuit d'Alexandre Benalla le 18 juillet dernier, quand son affaire venait de naitre avec la révélation par le Monde déjà que l'alors adjoint au Chef de cabinet du Président avait molesté des manifestants le 1er mai...  Alexandre Benalla ce soir-là, s'en fut au Damas Café, un bar à chicha de la rue du Colisée, à trois pâtés de maison de l'Elysée où il avait sa place attitrée à gauche près de l'entrée, et du Damas café, il téléphona et envoya des textos,  à Christian Prouteau qui fut le patron des fameux « gendarmes de l'Elysée » sous François Mitterrand mais aussi à Thierry Légier garde du corps de Jean-Marie puis de Marine Le Pen... Mais aussi, beaucoup, à Ismaël Emelien, conseiller spécial du président de la République, jusqu'à 2 h 28, du matin, puis à nouveau peu après 5 heures me dit le Monde.

De ces appels et messages dont on ignore le contenu mais dont on connait l'existence par les fadettes, ces relevés de communications qu'ont vu les enquêteurs, le Monde fait un article d'ambiance autant que d'investigation. Un exercice journalistique qui à partir de simples relevés téléphoniques construit un récit, une atmosphère et on devine dans le Monde aussi bien la personnalité éclectique d'Alexandre Benalla, que l'existence d'un réseau d'hommes de l'ombre autour du pouvoir présidentiel, et la panique qui s'empara de ce réseau la nuit où l'affaire commença, devinait-on l'ampleur qu'elle prendrait? Je lis sur le site de l'Obs, qu'en décembre dernier, la diplomatie française a averti une dizaines de capitales africaines contre Alexandre Benalla qui se promenait sur le continent cornaqué par un homme d'affaire et fort de sa réputation de proche d'Emmanuel Macron, "il n'y a qu'un seul canal pour communiquer avec la présidence de la République, et cela ne passe pas par M. Benalla", disait alors le quai d'Orsay...

Alexandre Benalla est aujourd'hui devant la commission d'enquête du Sénat sur son affaire... Mais quelle vérité peut-on dire sur ces Bad Boys du pouvoir, le mot est du Monde où je lis aussi ceci. Vers minuit ce 18 juillet, Alexandre benalla fut rejoint  au Damas par Jean-Yves Hunault de la Préfecture de police de Paris, qui lui remit un CD-ROM, sur lequel des images d'une caméra de vidéo surveillance montrait que le couple secoué par Benalla avait lancé des projectiles sur des policiers; images intéressantes, mais qui n'auraient pas du sortir de la préfecture et encore moins se retrouver au milieu de la nuit, sur le compte twitter @FrenchPolitic, proche de "en marche". Et le Monde poursuit; "soit Benalla est l'auteur de ce Tweet nocturne, soit il a confié le disque à quelqu'un. Grâce au « bornage » des téléphones, les enquêteurs se contentent de noter qu'à ce moment de la nuit, un seul correspondant d'Alexandre Benalla se trouve dans les parages : Ismaël Emelien, le conseiller spécial du chef de l'Etat. C'est un mystère parmi d'autres."

Sinon, à propos de caméras de surveillance, je lis dans l'Union et l'Ardennais que des villages de campagne s'équipent, comme Paris et les grandes cités, de caméras de vidéo protection, car on cambriole à Vivaise, 708 habitants, trop près d'une sortie d'autoroute,  et à Seuil, 166 habitants, sept caméras qui filment jour et nuit quiconque traverse la commue, et à Blesmes, 220 habitants, on a attrapé une femme qui subtilisait les balises de chantier rouges et blanches pour en faire des couloirs pour ses chevaux... 

Et notre monde de surveillance généralisée piège aussi bien le pouvoir qu'une sans-gêne de la Marne. C'est une preuve d'égalité.

Mais ce sont les inégalités que soulignent les journaux...

Avec ce rapport de l'organisation Oxfam dont nous avons parlé ce matin, et que Libération détaille dans toute la brutalité de ses chiffres..."Vingt-six personnes possèdent autant que la moitié de l'humanité", les 26 personnes les plus riches du monde, valent autant que 3.8 milliards de personnes...  et ce niveau d'inégalité dépasse la raison même, nous ne l'apprenons pas seulement dans un quotidien de gauche... 

Dans les Echos, j'apprends qu'un être humain sur sept n'est pas simplement pauvre, mais invisible, dépourvu de papiers officiels, et ne peut donc ni voter, ni être éduqué... 1 milliard 100 millions d'invisibles, 78% de la population du Nigeria est ainsi en dehors d'un état qui veut lancer des cartes électorales à puces électroniques pour son élection présidentielle.

Dans le Figaro, notre pays plus doux prend un drôle de visage dans la chronique économique, toujours acide, de Jean-Pierre Robin... Près de 3 millions de jeunes français entre 15 et 34 ans, 2.850 millions précisément,  sont sont totalement oisifs, ne travaillent pas, ne sont pas scolarisés, ne sont pas en formation, et Jean-Pierre Robin constate que le grand débat et la lettre du président Macron font la part belle aux débats fiscaux, mais font l'impasse sur les mots "jeunes" et "production"...

On lit tout ceci un lundi matin  où le Président de la République accueille à Versailles 120 patrons mondiaux qu'il convient de rassurer sur l'attractivité de la France, elle est encore bonne auprès des investisseurs internationaux, m'assurent les echos rassurés, sondage à l'appui. 

On lit tout ceci la veille d'un mardi où commencera le grand forum économique mondial de Davos. 

Tiens, Oxfam sera à Davos, pour débattre avec les dirigeants du monde, car l'organisation ne fait pas que constater un monde inique, elle prétend aussi le corriger: les inégalités ne sont pas nées de rien mais de choix politiques, puisque depuis des années la fiscalité favorise riches et milliardaires explique à Libération Winnie Byanyima, directrice générale d’Oxfam International. Il faut donc d'urgence taxer la richesse à nouveau et rendre gratuits les services publics. On en revient toujours aux impôts. 

Et un homme qui a beaucoup travaillé pour finir...

Qui s'appelait Mohand Dendoune et qui est mort vendredi à 90 ans, et qui, venu d’Algérie, avait travaillé en usine puis comme jardinier, et nul ne le connaitrait s'il n'avait un fils , nadir, qui est journaliste, et si Nadir n'avait un ami, un street-artiste nommé Vince, auquel la municipalité de Malakoff avait demandé une fresque pour décorer une imeuble.... Et Vince a fait un dessin à partir d'une photo de Mohand qui resserre sa cravate en vieux travailleur élégant et qui en est immortel au nom de tous les autres chibanis que l'actualité ignore... Cette si jolie histoire est dans le Parisien. 

Dans le Télégramme, j'en lis une autre, d'un petit bonhomme qui ne doute de rien et veut faire direr au Pape que l'Eglise s'est trompée en fixant au  28 avril la prochaine date de Pâques: NON ça devrait être le 21 mars dit Howard Crownhurst, qui vit en Bretagne où il étudie les mégalithes préhistoriques, mais  qui, curieux de tout, s'est penché sur les pères de l’Église et sur l'oeuvre du pape Grégoire XIII, et je vous passe son raisonnement plein d'équinoxe de printemps  et de pleine lune, mais il y a maldonne. Et Howard a écrit au Pape, par l'intermédiaire des moines des moines de Kergonan. J'attends la rectification. 

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