Mila dit au Point qu'elle a toujours été seule et harcelée. Le troublant parcours d'une prof harcelante, dont une ancienne élève s'est tuée, l'Obs. Disputes sur le Sacré-Cœur et la Commune qu'un dictionnaire célèbre, le Parisien, l'Humanité, Libération. Bacri était belle en fille de Darmon, la Dépêche, France-Info.

On parle de deux lettres...  

Les lettres P et D, qui accolées PD sont une injure qu'on lance aux hommes homosexuels, et on la lance aussi aussi sans y penser, une insulte banalisée... Mais c'est le titre d'un film, qui sur internet est devenu un phénomène. PD moyen métrage de 35 minutes qui raconte la romance hésitante de deux lycéens sous le regard des autres, est en ligne gratuitement sur YouTube depuis la fin décembre, et il a été visionné plus d'un million de fois, et devant cette performance les journaux frémissent, le site France info, les Inrocks, le site de Têtu, Oise-Hebdo et ce matin le Courrier picard, logique: le film a été tourné dans l'Oise. 

Le réalisateur Olivier Lallart dit la naissance de l'idée, il travaille beaucoup avec des lycéens et des collégiens, et il a constaté que PD était l'insulte à la mode, ça lui a fait bizarre, de son temps on disait bâtard ou connard...  A Têtu, Lallard dit qu'il a découvert sa sexualité tard, peu de temps avant d'écrire ce film en un week-end; il l'a tourné en 2019 dans un lycée agricole, et quand il est revenu le projeter aux élèves, début 2020, il a entendu des bruits de dégoût quand les garçons s'embrassaient; après la projection, un acteur a demandé aux lycéens qui avait été répugné, quinze jeunes ont levé la main, "presque uniquement des mecs". Mais dans un autre lycée, une jeune fille s'est levée et a avoué être en plein doute concernant sa sexualité et elle a été applaudie pour son coming out public...  

Et ainsi deux lettres deviennent un moment de la société,  le film a fait son chemin avant la Covid, il a reçu des prix, on l'a projeté à l'Assemblée, YouTube lui donne un rayonnement universel. Le Parisien a raconté qu'à peine mis en ligne, PD le film avait touché des cœurs dans le monde entier, des messages sont venus d'Inde et de Russie, car le film est aussi sous-titré dans la langue d'un pays où l'homophobie est une politique d'Etat.  

Dans le Point,  vous  allez retrouver une adolescente qui en a subi des injures homophobes, et aussi des menaces et  qui depuis un an enfermée voit la vie des autres se dérouler loin d'elle... Un an déjà que pour une dispute de réseaux sociaux sur la sexualité, l'islam et le bon Dieu, Mila, évidemment Mila, a subi une vague de haine, le Point s'est attaché à cette fille libre, "pansexuelle" dont l'amoureux "est un homme transgenre" et qui ne se sent elle-même que recouverte de maquillages sophistiqués. Elle est pour ses partisans la figure de la liberté d'expression face à l'islamisme, sans doute, mais on retient plus dans son interview une fatalité. Elle dit Mila, qu'elle a toujours été seule, celle que l'on n'aimait pas au lycée pour ses vêtements trop courts trop sexy, "j'avais la réputation de la prostituée de service, j'étais insultée en permanence", et les profs aussi s'y mettaient: "on me virait du cours juste parce qu'on voyait un tout petit bout de mon ventre. Alors j'allais dans le bureau du CPE, un monsieur très gentil qui ne savait pas trop quoi faire ni dire..." Les adultes aujourd'hui ne savent pas quoi faire d'elle.    

Sur le site de l'Obs, on lit le parcours d'une prof justement, mise en examen en septembre dernier pour harcèlement sur mineur.  Mme L, avait été la professeure de français d'une fillette prénommée Evaelle, qui s'est donné la mort après avoir été harcelée, trois de ces anciens condisciples ont aussi été mis en examen, mais au-delà des enfants, c'est l'adulte qui interroge. Mme L, « grande », « belle », « assez classe », « hautaine », « sèche et cassante », « dure » et « intimidante » organisait des clans en salle des professeurs mais surtout dans ses classes choisissait des cibles, des élèves fragile et puis les moquait.  "C''est bon tout le monde a compris sauf Adrien comme d'habitude", disait-elle d'un garçon de 6e, Arien qui a du mal a entendre, il a un trou au tympan; sa maman lui disait de tenir bon, il a tenu. Evaelle est partie. Elle trouve Mme L, qu'on en fait trop avec la mémoire d'Evaelle. 

On parle aussi d'aventurières  

Deux femmes épatantes et jeunes, l'une est dans Paris Match, Amandine Renaud, qui petite était une timide qui rasait les murs la bouche encombrée d'un appareil dentaire, mais à 39 ans rayonnante et forte, elle porte un bébé chimpanzé dans ses bras, elle se bat au Congo Kinshasa pour la foret et les singes que l'on l'on braconne et même que l'on mange, vendus boucanés sur les marchés..   

Dans Ouest-France, Clémentine Maréchal se bat dans une autre forêt, celle là aux Amériques; cette anthropologue bretonne est devenue la porte parole d'un peuple brésilien, les Xokleng, qui réclament le retour sur des terres ancestrales, une forêt du sud du brésil, que les autorités lui interdisent... Par un journal en Bretagne en France, on connait des indiens du Brésil... 

A Calais, des militants rassemblent la mémoire des migrants qui sont morts en voulant traverser la manche, on les décrit après leurs noyades sans humanité, "le corps sans vie d'un migrant a été retrouvé sur la plage de Sangatte". Pour Juliette Delapalace du Secours catholique, pour Siloe Medriane de Utopia 56, c'est insupportable, alors elles enquêtent, elles donnent des noms des vies. La photo de Mohamed Kahmisse Zakharia fait la une de la Croix, la Croix évidemment, il avait 20 ans et a été percuté par une voiture quand il essayait de traverser la frontière dans un camion, il avait un bel air de fierté sur cette photo, que sa famille a reçue au Soudan..   

On parle enfin d'histoire...  

Qui est une sagesse et une précieuse dispute, votre invité  Benjamin Stora en témoignait que l'on peut beaucoup lire ce matin dans les journaux, mais il n'est pas que l'Algérie à réparer. 

Le Parisien dit que les partis de gauches se sont fâchés au conseil d'arrondissement du XVIII à Paris, contre l'idée de classer aux monuments historiques la Basilique du Sacré-Cœur, construire entre 1874 et 1923, et qui dans l'imaginaire des gauches est vécue comme un monument réactionnaire, la revanche des conservateurs contre la commune de Paris, cette éphémère expérience socialiste qui se dressa après la défaite face à la Prusse et qui fut écrasée par les armées républicaines... Ce sont les 150 ans de la Commune tant chantée, un supplément de l'Histoire est passionnant, -à lire aussi l'Humanité et Libération, qui rendent compte d'un livre copieux, un dictionnaire biographique de la Commune où sont recensés et dits ces révolutionnaires mythifiés, le livre émane du  Maitron, qui garde la mémoire des mouvements ouvriers... On trouve des curiosités Marcel Deschamps, qui avant d'être communard avait combattu avec les nordistes dans la guerre de sécession, et aussi un prince russe Dagrassian, un tsariste communard!  

Tiens je lis dans Paris-Match encore que l'héritier des tsars, un dénommé Georges Mikhaïlovitch, , descendant d'Alexandre II, vient de se fiancer a Moscou avec une italienne... Il est heureux Georges, que l'aigle impérial soit a nouveau uyn symbile russe mais il jure que sa famille ne se mêlera plus jamais de politique, Kharacho.    

Le Figaro nous dit que l'histoires est une hypothèse,  et célèbre les uchronies, la dernière en date est signée Jean-Marie Rouart, qui imagine le maréchal Pétain, en 1942, quitter Vichy pour aller s'installer près des américains a Alger, alors  que fit De Gaulle... ? Lisez.

Vous verrez enfin sur le site France info et dans la Dépêche, de splendides photos de Gérard Darmon et Jean-Pierre Bacri jeunes maquillés et vêtus en femmes. Un metteur en scène ariégeois, Jean-Louis Manceau se souvient qu'en 1977, il avait donné son premier rôle au théâtre à Bacri, il jouait la fille de Darmon, toutes deux étaient catcheuses; il était belle, notre Bacri!  

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