Madame T. est femme de ménage. Elle avait mal aux jambes. A tel point que certains jours, elle ne pouvait pas travailler. Mais quand son médecin lui prescrivait des examens, elle refusait toujours. Un jour, le médecin a compris. Il lui a proposé une série de rendez vous gratuits. Elle a tout de suite accepté. Dalila a deux petites filles. Comme beaucoup d’enfants, elles ont des problèmes de vue. Il faut changer de lunettes. « Par laquelle des deux dois-je commencer, a-t-t-elle demandé au médecin. Les deux d’un coup, elle avait peur de ne pas y arriver. « Quand la santé devient un luxe ». C’est un article de Jacqueline de Linares dans « Le Nouvel Observateur ». A l’heure de la crise et des économies à tous crins, il en dit beaucoup sur la santé de la France. Aujourd’hui, faute de moyens, on renonce à se soigner, y compris dans les classes moyennes. Même pour les maladies graves, prises en charge à 100%, il y a toujours une rallonge : appareillage, compléments alimentaires, soins de confort… Pour un malade du cancer, l’addition en un an dépasse les 800 Euros, selon la ligue contre le cancer. Alors, petite ou grande maladie, on serre les dents. « La nuit, quand mes carries me lancent, je mets des glaçons sur mes dents, c’est assez efficace » dit un homme de 37 ans, pourtant docteur en biologie. Intello précaire… Aujourd'hui 4 millions et demi de Français n'ont pas de mutuelle et les urgences ou les consultations des hôpitaux, gratuites ou très peu chères voient arriver de plus en plus de patients, même pour des petits bobos. Récemment, dit l'assistante sociale de l'Hôpital St Antoine à Paris, j'ai vu un étudiant salarié d'une librairie, une veuve retraitée d'un emploi de bureau et des intermittents du spectacle... (Nicolas Demorand) Et pourtant il faut encore faire des économies... (Bruno Duvic) Car les déficits sont là, indiscutablement. Alors Nicolas Sarkozy a sorti sa proposition choc hier : « Inscrire la réduction des déficits dans la constitution », comme le titre « Le Monde ». Ce n’est pas l’obligation de déficits zéro, précise « Le Figaro », mais l’obligation pour chaque gouvernement de s’engager pour 5 ans sur une trajectoire de déficits et sur la date à laquelle ils seront résorbés. « Règle d’or ou pétard mouillé ? » se demande Bruno Dive dans « Sud Ouest ». Parmi les « Pour », Paul-Henri du Limbert, éditorialiste du Figaro. « C’est une décision historique pour provoquer une révolution des mentalités. Les 36 derniers budgets ont tous été déficitaires. Parfois pour de bonnes raisons, quand il s’agissait de relancer la machine économique, mais le plus souvent pour de mauvaises. » « Pour » aussi, Jean Francis Pécresse dans « Les Echos » Il applaudit cette idée qui consiste à faire du rééquilibrage des comptes publics un « devoir républicain ». Et pour lui, Nicolas Sarkozy a choisi le juste milieu en voulant sacraliser, non pas l’équilibre budgétaire mais le retour à l’équilibre. Les autres éditorialistes sont beaucoup plus dubitatifs. Sophie Gherardi, par exemple dans « La Tribune ». Critique en trois points. D’abord, la constitution n’est pas faite pour réduire les déficits. Elle sert à organiser les pouvoirs publics et protéger les droits fondamentaux. Ensuite, c’est un aveu de faiblesse politique. Les gouvernements auraient besoin d’une gangue pour résister à leurs propres dérives. Enfin, elle doute de la faisabilité de la réforme : où est la majorité des 3/5 requise pour faire passer le texte puisque le PS ne veut pas le voter ? Le plus fâché, c'est Jean Paul Pierrot dans l'Humanité "C'est à la fois le modèle sociale et la démocratie que les savants fous de l'ultrlibéralisme veulent détricoter" Pour Libération avec cette réforme c'est la devise républicaine qui change. Fini liberté égalité fraternité, c'est Liberté égalité rigueur. Et à la Une de la Croix, un autre symptôme de malaise Alors évidemment, dans l'édito de la Croix, Dominique Quinio fait le rapprochement entre ce phénomène et un autre, les apéros géants Facebook. Tant d'amis et pourtant si peu d'amis. Il faut comprendr ce qui pousse à ce désir de foule. Foule sentimentale. Quoi d'autre dans la presse ? Et puis ce n'était pas la dernière mais la première depuis longtemps au cionéma le Sémiramis à Bagdad. Il y a quelques jours un film irakien y était projeté. Tout petit signe d'une renaissance cultruelle dans cette capitale saignée par la guerre. Il y avait autrefois 68 cinéma à Bagdad, il n'y en a plus que 2. C'est à lire dans la sélection du Nex York times publiée comme chaque vendredi par le Figaro... Et pour finir ???? Le petit quota de douceur et d‘humour de ce vendredi, on le trouve chez les amis et dans l’Express… Profitons que François Moral a quitté ce studio pour dire du bien de lui. L’Express l’a suivi dans sa tournée pour présenter son nouvel album « le soir des lions ». C’est la chanteuse Juliette qui le met en scène. Dans ce reportage, on boit un petit coup régulièrement, on mange des carrés de chocolat, même avant de chanter… pas très sérieux… on parle de Dalida et jacques Tati. Juste avant le lever de rideau, on conseille aux spectateurs d’éteindre leur portable, toaster et vibromasseur. Et puis il y a les chansons bien sûr. Dans cet album, il y a une pépite : la fille du GPS. Quand la voix mécanique, agaçante et stressante qui vous guide sur la route déraille complètement et se met à vous murmurer des mots cochons. La voix du GPS, c’est Yolande. Extrait torride Nicolas, je vous laisse vous débrouiller derrière pour faire la transition avec la suite de votre interview sur la crise et les déficits.

Bruno Duvic

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