Le tendre Requiem pour les pêcheurs du Guilvinec dans Zadig, qui tous les trois mois va raconter la France, La cruauté du Point contre Emmanuel Macron et son pouvoir de "stagiaires". Ces militants de "Blanck lives matter" qui meurent dans de curieux accidents, Associated Press. L'Obs explore le cerveau des pédophiles.

On parle de robots ce matin... 

Et on parle du futur qui est déjà là et de l'usine de demain, qui par les robots et le numérique devrait libérer l'homme, asservi aux taches automatiques dans les anciennes industries, mais cette libération n'est peut-être qu'un slogan marketing, et l'Usine nouvelle, choisit une vieille image, Charlot coincé dans des rouages dentelés des Temps modernes, pour illustrer un dossier dérangeant. NON la classe ouvrière ne va pas forcément au paradis en quittant le travail à la chaîne pour les écrans de contrôle des robots qui remplacent les copains, on est aux manettes plus loin de ce qu'on fabrique et l'on rencontre la solitude dans l'atelier dépeuplé, et aussi l'addiction; dans une usine Valéo qui tourne à neuf ouvriers au lieu de trente jadis, les opérateurs portent des smartphones connectés aux machines y compris pendant la pause, on ne déconnecte pas... Oui mais l'usine est plus propre qu'avant. Chez SEPTODONT, fabriquant d'anesthésiant dentaire, Olga ne s'arrache plus les yeux en scrutant les cartouches à la loupe pour chercher des défauts, mais clique sur un écran pour vérifier leur qualité... 

Ce dossier d'équilibre vient à point dans le débat numériques. L'Humanité parle des "esclaves du numérique" mais Libération qui ce matin applaudit en une la médecine en ligne, et les succès de Doctolib, une plateforme où d'un clic on prend rendez-vous chez le toubib et même à l'hôpital et qui pratique désormais la consultation en ligne, mais sans conserver nos données... 

A contrario, à Toulouse,  dit la Dépêche, une juge en référé a donné raison à une usagère qui refusait qu'un installe chez elle le compteur connecté linky.  L'avenir hésite. Le vieux monde a l'agonie coriace   La Marseillaise, journal provençal de gauche, ouvre sur les salariés de la centrale thermique de Gardanne, en grève depuis décembre, voués à disparaître. Ils jurent que leur charbon peut produire de l'énergie propre, qui les entend?   

En Bretagne, je vous invite à passer du temps avec Serge, patron du Cap Coz III, un chalutier dont l'arrière s'enfonce dans l'eau, par le poids des filets, et qui sort chercher la langouste qui se fait moins abondante, on connaissait jadis chez les vieux pêcheurs ses terriers et ses caches, n'importe quel gamin, télécharge d'un clic les cartes de la pêche sur sa clé USB, serge bougonne chaque jour, on trie le poisson et l'on nettoie à grandes eaux le bateau souillé... C'est dans Zadig, nouvelle revue dont vous avez parlé, qui tous les trois mois veut raconter la France, et uniquement nous, conçue par l'équipe du Un, de sa richesse j'ai choisi ce doux requiem de vrais travailleurs.   

Un autre travailleur fait la Une de l'Equipe...

Et il nous dit ceci, cet artisan du sport, c'est dans le succès que l'on peut faire les plus grosses conneries, et voilà l'avertissement de Didier Deschamps, que le Point interroge aussi, et je soupçonne chez le Point une part de vice, qui oppose le solide Didier; "un vrai chef",  à nos gouvernants légers... La couverture du point est méchante, les stagiaires, photo évidemment de Monsieur Castaner;  cette expression, stagiaires, avait déjà été opposée à François Hollande dans un livre,  "Le stage est fini" de la journaliste Françoise Fressoz, voilà maintenant Emmanuel Macron, jugé inadéquat par un journal qui ne lui était pas hostile, et qui le fait disséquer -classique de l'assassinat- par un psy, Michel Schneider, pour qui le Président skieur, cède à son désir... Vous lirez un article à la cigüe sur le process de recrutement du futur dir com de la Présidence, supervisé et organisé par Jean-Marc Dumontet, propriétaires de théâtres et organisateur des Molières, qui auditionne les grands noms de la communication, ils ont tout raconté.  

Les méchancetés du Point soulignent d'autant plus le grotesque, pardon de cette photo  à la une de Paris-Match, du président l'oeil méchant et la main crispée, un air de tueur trop bien composé et à nouveau le football vient offrir une comparaison vilaine. Il y a dans Match de vraies gagnantes, les footballeuses dont la coupe du Monde aura lieu bientôt, elles jouent de joie et sans en rajouter.  

A Perpignan, c'est dans l'Indépendant, un  homme est mort jeune, et la douleur s'aggravait quand les fleurs de sa tombe étaient volées sans cesse. Alors, sa tante endeuillée a planqué au cimetière, et a coincé la voleuse, une sexagénaire qui roulait en Mercedes et dont la maison était décorée des fleurs, des plantes mais aussi des statues d'angelots qu'elle volait aux morts... Mais c'est la tata que je célèbre, une vraie tueuse.     

Des morts en Amérique pour finir... 

Commence à monter, sur les réseaux sociaux une affaire terrifiante, qui vient des Etats-Unis. Elle vient de Ferguson, cette ville où une jeune noir avait été abattu par un policier... Le mouvement Black lives matter était né de ce drame. Mais ses animateurs meurent, les uns après les autres, dans d'étranges accidents qui ressemblent, mis bout à bout, à des assassinats, c'est ce que raconte une longue enquête, en ligne, de l'Associated press.. 

D'Amérique encore nous vient un scandale et un film qui occupe aussi bien le Parisien que le Figaro, d'anciens petits garçons accusent Mickael Jackson de les avoir violés... Mais au-delà de cette histoire, on trouve dans l'Obs une interrogation, de la neuroscience, et une piste. Depuis  des années, chercheur français, Serge Stoléru, étudie le fonctionnement du cerveau des pédophiles. Il a mis en évidence le dysfonctionnement, d'un petite région du u cerveau dans le lobe temporal inférieur droit, cette zone appelée Aire de Brodmann 20 est le lieu de l'inhibition, quand le cerveau bride nos pulsions pour nous permettre d'être apte à la vie en société, elle est, chez les pédophiles désactivée, c'est passionnant et troublant comme souvent la science.  

Je lis dans le Monde que pour récupérer les eaux et les fonds de la baie de New York, on va y introduire un milliard d'huîtres. Quel festin iodé!

Précision. La journaliste qui a réalisé pour l'Obs l'interview du chercheur Serge Stoléru, sur le cerveau des pédophiles et la zone de l'inhibition, ne m'est pas étrangère: elle est ma compagne. Par principe, je ne cite évidemment jamais ses articles; mais cet éclairage sur le sujet terrible de la pédophilie m'a paru suffisamment intéressant pour nos auditeurs, et  j'ai fait, ce matin, une exception.  C.A.   

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