Alors aujourd'hui, que fait-on ?... Aujourd'hui, on négocie... Et en Une du Canard Enchaîné, un dessin de Cabu... Un marin-pêcheur qui conseille Bernard Thibault... "C'est simple : tu balances quelques injures à Sarko, et il te file tout ce que tu veux !"... Bon alors non : peu de chance que ce soit aussi simple que ça... "Les négociations, heure de vérité pour les syndicats", explique Le Midi Libre... "Négociations sous pression", analyse Libération... Alors donc, les négociations débutent aujourd'hui... Et Libé fait le tour de "ce qu'il y a sur la table"... La SNCF met 90 millions d'euros par an sur la table... La RATP propose des augmentations de salaire en fin de carrière et un système de retraite complémentaire... A EDF-GDF, pour l'instant, on en est à des augmentations individuelles en hausse de 15%... Alors tous vos journaux l'expliquent : ces négociations, elles vont durer un mois... Et donc, en attendant, "il faut savoir arrêter une grève"... La phrase est signée "Nicolas Thorez"... C'est Philippe Waucampt, dans Le Républicain Lorrain, qui s'amuse de l'emploi, par le Président de la République, d'une formule de Maurice Thorez en juin 36... La phrase est également en Une d'Aujourd'hui en France-Le Parisien, qui titre, sur le visage de Nicolas Sarkozy, "déterminé et ouvert"... Et ce commentaire : "Les négociations s'ouvrent, Sarkozy affiche sa fermeté"... Dans Le Figaro, un sondage... qui dit en substance que le Président a raison de rester inflexible... puisque, selon OpinionWay, 69% des personnes interrogées souhaitent que le gouvernement reste ferme dans les négociations qui débutent... Alors, en même temps... Nicolas Sarkozy ne pouvait pas dire autre chose... C'est l'analyse de Jean-Claude Kiefer, dans Les Dernières Nouvelles d'Alsace... "Après seulement six mois de mandat, se déjuger jetterait la suspicion sur l'ensemble du quinquennat, et condamnerait à la paralysie... Nicolas Sarkozy a raison d'avancer sa légitimité, en tant qu'élu sur un programme qui ne cachait rien des réformes douloureuses... Mais la légitimité des grévistes et des manifestants n'est pas moindre... Le grand et permanent défi de Nicolas Sarkozy sera de concilier ces deux légitimités, et mieux à l'avenir que dans le présent"... Dans L'Indépendant du Midi, Bernard Revel rebaptise le Président de la République "Sarkhorez"... mais trouve que sa "façon de vouloir siffler la fin de la récréation a un côté mouche du coche... Parce que, explique l'éditorialiste, la grève est parfois nécessaire pour faire avancer les choses... Et si il faut savoir terminer une grève, il est tout aussi important de savoir, quand on gouverne, comment l'empêcher"... Alors dans vos journaux, ce matin, évidemment, vous retrouverez, en photos, les cortèges qui ont traversé quasiment toutes les villes de France hier... "Démonstration publique", titre L'Humanité... après donc le mouvement des fonctionnaires pour la défense de leur pouvoir d'achat... Et dans ces photos de cortèges... quelques leaders syndicaux... beaucoup d'anonymes... et pas, ou peu, de politiques... Dans la série "et la gauche dans tout ça ?", eh bien, ce matin, la confirmation que ce disait la semaine dernière un député UMP se confirme : "Il n'y a personne entre Sarko et Besancenot"... Et du coup, eh bien, c'est logique : "La LCR, star du défilé"... C'est Libération qui a croisé hier Olivier Besancenot dans la manifestation parisienne... Vêtu de sa veste "La Poste", il distribuait des tracts et des autocollants, salué par les cheminots, les enseignants qui, à tour de rôle, le congratulaient... Aucun doute, donc, sur la popularité du chef de file de la LCR... Dans Charlie Hebdo, Anne-Sophie Mercier dresse le portrait de Besancenot... "Même si certains aiment le croire, ce n'est pas lui l'homme qui tire les ficelles du mouvement social, explique la journaliste... Mais s'il n'est pas le marionnettiste de cette rentrée sociale, il fait peur, et d'abord dans son propre camp... Quel homme de gauche a encore aujourd'hui cette pêche-là ?... Un dirigeant socialiste constate qu'il occupe le créneau de l'impertinence, à un moment où le PS, lui, n'interpelle plus personne... Alors oui, conclut la reporter de Charlie Hebdo, Olivier Besancenot a un rêve... un rêve qui n'est même pas secret : danser sur les décombres de la gauche"... Alors hier, c'était donc la fonction publique qui était dans la rue... Et si l'on en croit les journaux économiques ce matin, cette fonction publique n'en a pas fini de se faire des cheveux blancs... "Bruxelles lâche la France sur les services publics"... C'est à lire dans La Tribune... Confirmation dans Les Echos... "La Commission européenne renonce à proposer une directive-cadre sur les services publics"... Et pourtant, ce texte était attendu, voire exigé, par la France... Vos quotidiens expliquent que les Français ont toujours freiné des quatre fers sur le dossier de la libéralisation des services publics... Dans le calendrier européen, les services postaux doivent s'ouvrir à la concurrence en 2011... 2010 pour le transport ferroviaire international des passagers... Et aucune date encore pour le marché de l'énergie, actuellement en discussion... Mais bon hier, les fonctionnaires voulaient défendre leur pouvoir d'achat... Et ce matin, dans les journaux, quelques informations ici et là autour de ce thème... Le Parisien-Aujourd'hui en France explique ainsi que, dans une enquête de l'INSEE, on constate que "le hard-discount continue sa percée"... 18% des Français sont allés y faire leurs courses en 2006, contre 13% 5 ans plus tôt... Une percée du hard-discount qui se fait au détriment des hypers et supermarchés... Du coup, cette analyse des Echos : "La vie chère profite au maxidiscompte"... et ce, surtout pour l'alimentaire... Ailleurs, quelques interrogations également... "La distribution américaine redoute de mornes fêtes", rapporte La Tribune... En cause : le ralentissement économique... Et du coup, outre-Atlantique, "de nombreux distributeurs ont démarré leurs démarques plus tôt que d'ordinaire pour attirer les consommateurs"... C'est sans doute ce qui fait dire à Die Welt, ce matin que le bon plan, pour les achats de Noël, c'est New York... grâce aussi à la baisse du dollar... En même temps, les Allemands, ils risquent bien de ne pas pouvoir faire leurs achats de Noël chez eux... Ca, c'est à lire dans Le Figaro Economie : "Les commerçants allemands menacent de faire grève avant Noël"... En cause : des revendications de hausses de salaire et de primes pour les heures travaillées en soirée et le week-end... Et le mouvement entamé depuis quelques semaines risque de se durcir, car les employeurs ont remplacé les grévistes par des intérimaires... Du coup, le principal syndicat des salariés du commerce menace de bloquer l'approvisionnement des étals... Et sinon, dans vos journaux... Eh bien d'abord une manif à venir... celle des buralistes... C'est aujourd'hui, à Paris... des buralistes qui viendront de toute la France dire leur inquiétude face à l'interdiction de fumer dans les bars-tabac à partir du 1er janvier... "Les buralistes en pétard", titre Paris-Normandie... "Tabac : un autre foyer de tensions", prévient La Montagne... Et dans Les Echos, "la colère des buralistes face à la fermeté de l'Etat"... Et pourtant... c'est à lire dans Le Figaro... l'expérience des restaurants devrait rassurer les professionnels... "Les restaurants non-fumeurs ne le regrettent pas"... 57% d'entre eux n'ont pas vu de changement dans leur fréquentation... 36% ont connu une augmentation... Et puis, dans La Croix, la preuve que l'on peut aller encore plus loin... l'exemple de la loi anti-tabac italienne... C'est l'une des plus sévères d'Europe, dans un pays où, dans les années 80, on fumait partout, y compris dans les salles de cinéma et les lits d'hôpitaux... Depuis dimanche, Naples vient de durcir la législation en interdisant de fumer dans 43 des jardins publics de la ville... les parcs où ont été recensés un grand nombre d'enfants et de femmes enceintes... Dans la presse encore, ce matin... un sujet décalé... C'est le moins que l'on puisse dire... Il fait la Une de La Provence... Une famille de libraires : le père, la mère et le fils, qui ont choisi de se donner la mort ensemble à Marseille... Ils ont craqué face à leurs difficultés financières... Mais avant de mourir, Olga, Anthony et Richard ont envoyé au journal un cahier d'écolier, où ils retracent, jour après jour, leur descente infernale, et où ils expliquent aussi leur accord commun pour mourir... C'est l'enfant qui écrit : "Ne pensez pas que c'est un coup de folie de mon père et de ma mère... C'est un geste d'amour... On s'est rendu compte que l'on souffrirait à vie, et que l'on ne s'en sortirait jamais"... Et pour finir sur une note plus gaie tout de même... Un sujet qui est repris par toute la presse européenne ce matin... La découverte de la grotte où Rémus et Romulus ont été allaités par la louve... "La légende devient réalité", explique Libération... La Repubblica, en Italie, explique que cette grotte, on l'a trouvée grâce à une sonde : elle se trouve sous les flancs du Palatin, en plein centre de Rome, près de la maison d'Auguste... C'est une splendeur de marbre coloré... En Allemagne, Die Welt salue la découverte sensationnelle... Et en Espagne, El Mundo salue en photo la réalité de la légende...

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