Après le Mali, la France s'apprête-t-elle à intervenir seule en Centrafrique ? Hier en Conseil des ministres, François Hollande a appelé la communauté internationale à agir : "la France compte bien prendre sa part de responsabilités" a ajouté le président de la République.

D'après un article de Vincent Jauvert sur lenouvelobs.com, la réflexion est beaucoup plus avancée que cela. Citation d'un responsable français "Nous nous préparons à intervenir en Centrafrique, probablement juste après le sommet de l'Elysée sur la sécurité en Afrique, les 6 et 7 décembre. Avant, si nécessaire."

Objectif : stopper les massacres, perpétrés par des bandes armées dans le pays, éviter que les groupes de la Sédéka, tous musulmans, s'en prennent à la majorité chrétienne. A Washington, on parle de situation "pré-génocidaire" à ce sujet.

"Eviter aussi, ajoute ce responsable français, que la Centrafrique devienne une nouvelle Somalie, un sanctuaire pour les terroristes islamistes".

A en croire Vincent Jauvert, des scénarios sont déjà prêts, présentés hier matin lors d'un conseil restreint par Jean-Yves le Drian au président de la République. Entre 700 et 1.400 hommes.

Il y a déjà 420 soldats français sur place pour protéger l'aéroport de Bangui, la capitale, d'autres sont prépositionnés dans différents pays de la région.

Quelles bases juridiques pour cette opération ? Pas de réponse précise. Il y a une mission internationale de soldats africains en Centrafrique, les troupes viendraient officiellement en soutien. "L'Elysée, ajoute le Nouvelobs.com pourrait décider de ne pas attendre un feu vert (de l'Onu) en bonne et dûe forme."

Un tireur arrêté : celui qui a ouvert le feu à Libération et sur le parvis de la défense…

…plus la prise d'otage d'un automobiliste et des menaces dans le hall de BFM TV. Il s'appelle donc Abdelhakim Dekhar, il a 48 ans. Et il n'est pas inconnu de la chronique.

Dans l'affaire de la fusillade de la place de la Nation à Paris, on l'avait appelé « le 3ème homme ». Patricia Tourancheau, aujourd'hui encore l'une des plumes de Libération , avait suivi cette affaire. Vous trouverez des éléments de portrait et des archives de l'époque sur le site Internet.

l'équipée sanglante de florence rey et audry maupin en octobre 1994 place de la nation
l'équipée sanglante de florence rey et audry maupin en octobre 1994 place de la nation © reuters

La fusillade de la place de la Nation, octobre 94, un jeune couple de la mouvance autonome Florence Rey, Audry Maupin tue un chauffeur de taxi et trois policiers à Paris.

Abdelhakim Dekhar, alias « Toumi », les avait rencontrés dans des réunions de groupuscules d'extrême gauche. Il a participé à l'achat d'armes qui ont servi à un premier braquage. Il est soupçonné d'avoir fait le guet lors de ce braquage. Il avait écopé de 4 ans de prison.

Le profil qui émerge alors est celui d'un type pas net, provocateur, pousse au crime, professionnel de la manipulation, vantard, qui jouait les chaperons avec le jeune couple, le censeur, le curé. Il a toujours nié avoir participé à l'équipée.

Lemonde.fr reprend les déclarations de ses anciens avocats. « Je n'ai jamais bien su qui il était. Il disait qu'il était des services secrets français ou algériens. » Pas de nouvelles de lui depuis le procès.

« Il prétendait avoir reçu pour mission d'infiltrer l'ultra-gauche. »

Après sa libération de prison, selon les premiers éléments de l'enquête, ajoute lemonde.fr , il serait parti vivre à l'étranger, peut-être en Algérie

Une nouvelle pièce au dossier de la crèche baby loup

Dans le nouveau procès qui oppose cette salariée licenciée parce qu'elle portait le voile à la crèche, l'arrêt de la cour d'appel est attendu la semaine prochaine. Et cette femme de 44 ans répond cette semaine aux questions du Nouvel observateur .

« J'ai toujours porté le foulard, pas un voile intégral à Baby Loup et cela n'a jamais posé problème. Il y avait des périodes avec et des périodes sans. Comme nous étions entre femmes et enfants je ne le portais pas 90% du temps. J'acceptais de le retirer quand j'allais voir des financeurs de la crèche par exemple.

Si j'ai refusé de le retirer en revenant de mon congé parental parce que j'ai trouvé la demande vexatoire. »

Fatima Afif raconte encore qu'elle était fâchée avec la directrice de la crèche à qui elle doit pourtant beaucoup, elle le reconnait. Qu'après son congé maternité, elle est passée d'un voile à une tenue plus couvrante, comme un manteau. « J'ai une pratique forte de la religion, dit-elle encore mais je ne suis pas capable de suivre l'exemple du prohète, come une vraie salafiste (…) Baby Loup était un projet génial, je ne suis le porte-étendard d'aucune cause, je demande seulement la justice. Quand j'arrive dans un tribunal, je suis la pestiférée. »

Quoi d'autre dans la presse ?

Les impôts, la remise à plat fiscale : le sujet fait encore florès. On en parle largement ce matin. « Débat à haut risques », selon Le Figaro . A la Une des Echos : « La France, championne des taxes sur les entreprises ». « Impôts, régime de faveur pour le Cac 40 » répond L'Humanité .

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Une_figaro © Radio France

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Une_obs © Radio France
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Une-huma © Radio France

Avec cette remise à plat fiscale, Jean-Marc Ayrault retrouve des couleurs. Mais le boulet du remaniement n'est pas passé loin, à en croire Laurent Fabius. Selon L'Obs , il confie en privé que François Hollande a évoqué devant lui sa possible nomination à Matignon.

Le premier ministre démine tous azimuts. En Picard, cela donne : « Ch’Preume ministe i desamorche à tout vo »

Je vous le dis parce que la Une du Courrier Picard est en Picard ce matin.

Et deux classements très chics...

Dans Vanity Fair et GQ . Les 50 français les plus influents dans le monde, dans le premier. En tête : les Daft Punk. « Des superettes de Caracas aux halls d'hôtels de Kuala Lumpur, en passant par les afters de Kiev, peu de terriens ont échappé au tube des deux français casqués, Get Lucky ». Pas beaucoup de politiques dans ce classement : Christine Lagarde est 2ème, François Hollande 23ème.

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Une_GQ © Radio France

Et puis les hommes de l'année selon GQ . Et celui qui décroche le pompon est un footballeur ! Zlatan Ibrahimovic. Question tout de même : comment se fait il que Zlatan, pas spécialement modeste, doux, pauvre ait droit à la Une de GQ quand d'autres, même après une victoire ont une popularité plus que fragile ? GQ répond en déclinant l'histoire de ce gamin d'un quartier ghetto de Göteborg devenu un gladiateur des stades.

« A côté de lui, les autres ne sont que des petites frappes, on aime les vrais gangsters, par les braqueurs de supérette. »

Il Y a un cœur dans de mètre 98 pour 95 kilos. « Un Terminator sans sentiment ça n'existe pas », dit Zlatan à GQ .

Autres ingrédients : un certain charme de « toxic boy ». Des buts comme s'il en pleuvait pour le PSG et des beaux. « Nous étions des ploucs avant lui, dit le journaliste fan du Paris Saint-Germain, Claude Askolovitch.

Zlatan c'est devenu un verbe, des tee-shirts, un burger d'un kilo, un chanson vue un million de fois sur le web. Et des aphorismes parfois fulgurants : « On peut sortir un mec du ghetto mais on ne peut pas sortir le ghetto du mec ».

Et puis à l'occasion de cette séance photo avec GQ , il a un manteau Prada, un cravate Dior et les cheveux propres. Ca change des claquettes et du short.

A demain !

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