Il faut rendre aux Africains le produit de nos pillages, dit un rapport que le Monde et Libération défendent et que le Point attaque. Des professeurs, dans l'Humanité, s'inquiètent de nouveaux programmes "élitistes". Dans Vanity Fair, Bernard Mourad qui reste l'ami du Président, l'insulte parfois, par textos.

Les homosexuels à la Une ce matin

Les homosexuels dans ce qu'ils subissent, quand leur chemin croise celui des brutes et deux journaux racontent la même histoire, un hebdomadaire, l'Express, et un trimestriel, Têtu, journal qui renait  et affiche en couverture un couple d'hommes dans un moment de tendresse, "et alors" dit Têtu, mais ces amoureux connaitront la haine. Un homosexuel se fait agresser toutes les trente-trois heures en France dit l'Express, qui crie "assez" à sa Une, où posent des victimes et lance une pétition, et raconte des histoires de peur et de coups et de viols et de mort aussi. 

Têtu nous montre des enfants, dans des portraits à lire tout doucement, tant les âmes sont écorchées si les visages sont beaux; il est beau, Mathieu, 17 ans dans le Calvados, qui en quatrième se scarifiait les bras pour que ses amis voient qu'il allait mal à force de coups, mais ses amis étaient lâches, Mathieu essaie de ne plus être efféminé, et ne sait pas "si je suis moi-même ou  la personne que j'ai essayé de devenir pour mes harceleurs", il est beau Hugo aux yeux bleus à Vannes qu'on étranglait dès le CP car il était "trop féminin", et et qu'on battait ensuite, oh, pas tous les jours, et comme son papa était mort du SIDA,  une institutrice disait à sa mère qu'il fallait le faire dépister... 

L'Express raconte aussi les bourreaux, des garçons qui veulent prouver en bande qu'ils sont des hommes, des vrais, et chassent l'ambiguïté des rues et de leur honte... Mais la misère des homophobes s'adosse à la complaisance de la société, qui s'indigne des agressions mais admet qu'à l'école, dit Têtu, le mot "pédé" soit une ponctuation. Le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer veut que la honte change de camp, et lance une campagne contre l'homophobie à l'école, peut-on rattraper une jeunesse. 

On a vu en début de semaine sur les réseaux sociaux, la confession de Gareth Thomas, grand rugbyman passé par Toulouse a été attaqué à Cardiff parce qu'il est homosexuel;  je lis dans le Guardian qu'un adolescent de 16 ans s'est excusé a reconnu l'agression d'un héros de son peuple...

On parle de statues africaines dans les journaux. 

Qui sont dans nos musées de France et d'occident, car 85 à 90 % du patrimoine africain est aujourd'hui en dehors du continent, dit Libération qui fait sa Une sur un splendide guerrier anthropomorphe,  raflée par le colonel Alfred Dodds en 1892, qui conquerrait pour la France et pillait aussi le Dahomey, aujourd'hui le Bénin. Mais l'heure du retour a sonné proclament Libération et le Monde, qui ont lu le rapport d'une historienne française et d'un économiste sénégalais, Felwine Sarr et Bénédicte Savoy, mandatés par le Président Macron pour explorer ce butin colonial qui nourrit nos musées. 232 pages de rapport et une plongée dans notre histoire de boulimie et de mépris aussi, pour ces fétiches de nègres cannibales, en 1931, une mission achetait 7 francs un masque au Mali, le prix de la douzaine d'œufs. Le rapport propose de modifier le code du patrimoine, pour faire place à des demandes de restitutions d'Etats africains.

Mais cette restitution est déjà une polémique,; car ses opposants ont dégainés les premiers, dès lundi sur le site du Point, une historienne et marchande,  vétéran, Hélène Leloup, belle photo en costume de brousse, défend l'œuvre de sa vie. "Puisque je suis l'une des dernières personnes vivantes à avoir acquis des objets dès les années 1950", et Le point s'inquiète d'une repentance qui ne dit pas son nom, et de voir, demain, nos musées vidés. On se dispute autour d'un rapport qui ne sera officiellement remis que vendredi, que le Point a voulu éteindre en le révélant, et que Le Monde et Libération défendent en l'expliquant... La presse est aussi le champ de bataille de nos identités.. et il ne s'agit pas que de musées.

Sur le flanc droit, vous regarderez ce matin le Figaro monter au créneau contre les modifications de la loi de 1905 sur la séparation des églises et de l'Etat, et sur le flanc gauche, l'Humanité dénoncer les nouveau programmes des lycées que prépare Jean-Michel Blanquer, ils seraient régressifs et élitistes, disent des enseignants, trop durs en maths, libéraux en économie, et expulsant des cours de français l'histoire des idées, à la place les élèves devront lire des livres, des œuvres complètes et non plus des extraits (je réfrène, ici, mon ironie). 

Et on parle de livres ce matin...

Dans le Bien Public et à sa une, un jeune homme a écrit un livre, "l'Engagement", et Antonin Smorto, 22 ans, autrefois pompier et désormais caporal dans le sud de la France a été reçu, en jeune homme à célébrer, par la secrétaire d'Etat auprès de la ministre des armées Geneviève Darrieussecq, ainsi l'Etat reconnait un garçon qui veut servir... et qui y croit, et ce n'est pas indifférent, ce message positif en ces jours de doutes et e violences quand dans la voix du Nordet le Maine libre des ouvriers de Renault se désolent du comportement de leur patron Carlos Ghosn, quand règne le désarroi et la violence qui contamine les gilets jaunes... 

On parle dans Vanity fair d'un autre homme qui a écrit deux romans, il s'appelle Bernard Mourad et est un grand banquier, qui avait jadis aiguillé Emmanuel Macron chez Rothschild, ils étaient amis et partageaient le gout des livres et tant de textos et de rires, et l'excitation de la conquête du pouvoir... Yalla mon lapin, sur un malentendu ça peut marcher, riaient-ils pendant la conquête, ça a a marché mais Mourad n'en est plus et insulte parfois son ami, en ami, par textos qu'il nous livre... 

Mais quelle étrangeté de dévoiler sa correspondance?  C'est amusant pourtant. il est aussi une femme drôle dans Vanity fair, qui n'est pas que cela, Leila Slimani qui écrit des lives et est un nouveau visage de la france, et qui dit ceci à propos d'un journaliste et polémiste connu pour sa phobie des prénoms étrangers: "Un jour Eric Zemmour aura une consultation avec un oncologue nommé Rachid, ou alors Malika lui changera son bassin..." C'est cruel, la jeunesse.

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