Adolf Eichmann, organisateur de la Solution finale… Franz Stangl, commandant des camps de Sobibor et Treblinka… Karl Silberbauer, responsable de l’arrestation d’Anne Frank… Sans l’oeuvre et l’abnégation d’un certain Simon Wiesenthal, tous ces criminels nazis auraient pu couler des jours tranquilles et mourir dans leur lit…Mais il y avait Simon Wiesenthal. Aujourd’hui, les journaux rendent hommage à cet homme d’exception, mort hier à l’âge de 96 ans… Celui qui disait vivre pour les morts. La vengeance, non… c’est un sentiment gratuit qui n’apporte qu’une brève satisfaction… La justice, oui. Elle fut le seul moteur de son action. Commentaire de Gérard Dupuy dans "Libération" : Simon Wiesenthal n’était pas un chasseur de nazis… D’abord parce que son activité n’avait rien à voir avec un passe-temps cynégétique… Non : avant tout, Wiesenthal réclamait son dû : la justice. En tout cas, et à sa manière, relève Patrice Chabanet dans "Le Journal de la Haute-Marne", il était à contre-courant, dans une période où tout concourt à construire l’avenir sur l’oubli du passé. Et "France Soir" a raison de nous rappeler ce chiffre en Une : 1100…oui…Grâce à Wiesenthal, onze cents criminels nazis ont été soustraits de leur impunité. Quelle œuvre ! Et pourtant, il en reste des monstres en liberté… Ce que nous rappelle "La Croix", le journal le plus complet sur l’événement majeur d’hier qu’a ete la mort de Simon Wisenthal…. La traque n’est pas terminée..d’où cette operation lancee par le centre wisenthal et la fondation thargum schlichi basée à Miami… Operation nommé dernière chance… Tant il est vrai qu’avec le temps qui passent , les operations deviennent de plus en plus difficiles. Je suis la memoire des morts… L’un des derniers temoins de l’holocauste disait Simon Wisenthal…c’est un petit bout de cette memoire qui est morte avec lui. Pour la télé, il y a l'Audimat... Qui rend fou... Pour la radio, il y a les sondages Médiamétrie... Qui peuvent rendre fou aussi, ce n'est pas exclus... Et pour la presse écrite, il y a tout simplement le résultat des ventes... Indicateur du succès ou non d'une formule ou d'une ligne éditoriale... Hier, les chiffres de diffusion ont été rendus publics... C'est "L'Equipe" qui reste en tête des quotidiens nationaux, avec 343.567 exemplaires, suivi du "Figaro", à une courte tête, qui dépasse de peu le journal "Le Monde"... C'est le premier fait notable... Le second, c'est que "L'Humanité" enregistre une augmentation de ses ventes de 4%... A contrario, "France Soir" baisse de 13 points... "Libération" recule aussi... 9,8% de baisse. Et pourtant, c'est dans "Libération", une fois encore, qu'il y a des révélations ce matin... Ca va vous interesser Bertrand Delanoe. Si paris etait victime de plusieurs attentat terroriste simultanés, que se passerait-il ? Juste les attaques. Sous le titre : « Paris,le plan secret en cas d’attentat », libé nous explique que la prefecture de police a élaboré un programme d’action visant a reagir au mieux et au pus vite… Plan intitulé "plan écarlate"... Et voilà comment les choses se derouleraient. Il y a eu Madrid puis Londres… Plusieurs bombes sur des sites differents… Et paris ? On n’y coupera pas, affirme le prefet de police… La question et de savoir quand et de se tenir prêt, sans affoler la population. Dont acte. D'abord, on évacue tous les passagers des trains et des métros... Au bas mot, 500.000 personnes, si les attentats surviennent à une heure de fort trafic, le matin ou le soir. En accord avec la RATP, les autorités ont donc décidé d'arrêter toutes les rames de métro à la station suivante et de faire remonter les passagers à la surface... Tout simplement parce que, si d'autres voitures étaient piégées, l'effet de souffle sera moins important en station que sous un tunnel. En revanche, avec la SNCF, ce sera arrêt immédiat et brutal des trains et RER où qu'ils se trouvent. Alors bien sûr, on redoute les mouvements de panique des Parisiens, et on envie le calme olympien des Londoniens cet été. Ce que les autorités redoutent le plus, ce sont les mouvements de panique des Parisiens, et elles savent qu'il faudra faire face à des embouteillages monstres et des rues encombrées par des milliers de piétons. Côté enquête, elle devra démarrer immédiatement bien sûr, avec travail de prélèvements d'explosifs et relevés d'indices, mais aussi appels à témoins sur Internet... Il s'agit de récolter, en un temps record, messages, témoignages et images numériques. Et voilà que l'UMP, rapporte "Libé", dénonce "Bertrand-la-défausse"... Je reprends la formule de Pierre Lellouche... Car c'est lui qui a mené la charge le 10 septembre dernier dans "Le Figaro", laissant entendre que la municipalité socialiste n'a strictement rien fait depuis son élection en mars 2001, et ce, malgré la répétition des attentats terroristes à New York, Madrid et Londres. Bertrand Delanoë : au-delà du fait que le maire de Paris n'est pas compétent en matière de lutte contre le terrorisme... C'est une exception parmi les grandes métropoles mondiales... Que répondez-vous ? Toulouse : il y a 4 ans… L’usine AZF explose… 31 morts, 3000 blessés et toujours cette question : Que s’est-il passé ce 21 septembre 2001 ? Accident industriel ou attentat… On en sait toujours rien. Scientifiquement, l’explosion est possible, mais humainement, elle est difficile à imaginer, explique dans "France Soir", le président de la Société française de chimie, Armand Lattes. Je ne vois pas comment un ouvrier aurait pu déverser 500 kilos d’un produit suffocant sans s’en rendre compte. D’autant plus que, pour provoquer l’explosion, il faut mélanger… Vous imaginez cet homme en train de touiller son mélange avec un bâton ? poursuit Armand Lattes. Non, pas sérieux. Toulouse, 4 ans après… Il est intéressant de voir ce que fait le grand journal de la région de Toulouse, "La Dêpêche du Midi… Avec le directeur de sa rédaction : Jean-Christophe Giesberg… Bonjour… 4 pages spéciales dans votre numéro d’aujourd’hui… Avec du nouveau, peut-être, sur l’enquête ? 4 ans après, quelle marque laisse cette tragédie sur les Toulousains ? Peut-être faites-vous partie de ceux qui attendent avec impatience le 17 mai prochain : jour de la sortie du film "Da Vinci Code". A première vue, c'est un projet hollywoodien tout ce qu'il y a de plus classique, avec tous les ingrédients de la réussite annoncée... Une histoire lue par 36 millions de personnes, un cinéaste qui a fait ses preuves : Ron Howard, et une tête d'affiche dans le casting : Tom Hanks... Avec tout ça, le producteur peut dormir tranquille... Sauf que... L'exercice est beaucoup plus compliqué, nous révèle le magazine "Première"... A tel point que Sony... le studio qui finance le projet... ne veut montrer que le strict minimum de ce qui est tourné... Le scénario, lui, est jalousement gardé... Toute personne extérieure au film est interdite sur le plateau... Et chaque membre de l'équipe a dû signer une clause de confidentialité. Pourquoi tant de mystère ?... Parce que le sujet est sulfureux... Il l'est à cause de l'Eglise catholique, qui en fait un sujet sulfureux. D'abord, il y a l'Opus Dei, groupe catholique ultra-conservateur, toujours prêt à mettre des bâtons dans les roues dès lors qu'on touche au dogme... Même si on ne fait que l'effleurer... Bon, il est vrai que la représentation qui est faite de l'Opus dans le roman est gratinée... On ne voit pas pourquoi elle le serait moins dans le film. A moins que les censeurs n'obtiennent gain de cause. Du reste, c'est peut-être ce qui est en train de se passer car, de son propre chef, Sony a consulté un certain nombre d'experts religieux pour voir comment le scénario du film pourrait un peu édulcorer le roman, pour ne pas trop choquer les croyants. Ainsi, l'Eglise a suggéré de rendre le point de départ du film un peu plus ambigu... Parce que le postulat de "Da Vinci Code", c'est que Jésus et Marie-Madeleine ont fait un enfant. Reste à savoir comment on peut rendre la chose ambiguë... Parce qu'il n'y a quand même pas 10.000 façons de faire un enfant. "Pouvez-vous nous proposer des changements qui rendraient l'ensemble moins offensant pour les chrétiens ?" a demandé Barbara Nicolosi, directrice exécutive d'Art One, une organisation qui coache les chrétiens souhaitant réussir à Hollywood... Oui, ça existe... Parce que Barbara, elle trouve déjà le livre sacrilège et anti-religieux. Ce qu'elle n'apprécie pas non plus, c'est qu'avec le film, le producteur veut attirer le public de "La Passion du Christ", de Mel Gibson. Alors quand ils m'ont dit qu'ils pensaient pouvoir surfer sur la vague de "La Passion"... Je leur ai répondu très simplement : "Vous voulez rire ?", raconte Barbara. Pour l'Eglise, le livre avait déjà du mal à passer... Maintenant, voilà le film... Le film du livre-phénomène... Le "Da Vinci Code"... Le plus grand succès littéraire de l'Histoire... Après la Bible ! Ca ne s'invente pas.

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