« Oui, je suis candidat à l'élection présidentielle... » C'est la petite phrase la plus entendue ces derniers jours, et c'est loin d'être terminé...

Par Agnès Soubiran.

Arnaud Montebourg, Cécile Duflot, Benoit Hamon. Trois candidats officiels en quelques jours qui s'ajoutent aux déjà déclarés Gérard Filoche et Marie-Noëlle Lienemann.

La gauche s'éclate titre Libération. On craint parfois le vide des idées à gauche écrit Laurent Joffrin, on peut en discuter. Le trop plein des concurrents, lui crève les yeux. Et Bertrand Meinnel dans le courrier Picard d'ajouter : Ce qui est formidable en France, c'est que plus la situation économique et sociale est compliquée, plus on trouve des hommes et des femmes providentiels pour promettre de nous sortir de l'ornière.

Tous ces candidats ont pour l'instant un point commun, une même obsession : se démarquer de François Hollande dont tous critiquent le bilan. Arnaud Montebourg s'est même adressé directement au chef de l'Etat hier à Frangy en Bresse, lui demandant librement et fraternellement de ne pas se représenter. François Hollande se déclarera dans le courant du mois de décembre, mais autre candidat potentiel se tient en embuscade : Emmanuel Macron.

L'opinion revient sur la rivalité entre Montebourg et Macron, le deuxième ayant succédé au premier il y a tout juste deux ans à la tête du ministère de l'économie. Chacun veut montrer qu'il est proche du monde de l'entreprise. Chacun a pris aussi ses distances avec le PS.

Une joyeuse cacophonie d'egos et de règlements de compte poursuit le Courrier picard, à gauche comme à droite.

La semaine s'annonce effectivement chargée pour Les Républicains avec l'annonce imminente de la candidature de Nicolas Sarkozy, avant jeudi, date à laquelle il doit démissionner de la présidence du parti et donner son premier meeting de campagne.

Rentrée des ministres ce matin et première manifestation ce soir : celle des producteurs de lait à Laval.

Des producteurs de lait qui s'apprêtent à bloquer le siège de Lactalis en Mayenne , premier collecteur de lait en France et accusé de faire baisser les cours avec un prix d'achat au litre inférieur à celui pratiqué par ces concurrents et inférieur au prix de revient.

D'où la colère des éleveurs et l'idée de Nicolas Chabanne - c'est la Croix qui présente cette initiative - par celui qui n'en est pas à son coup d'essai Ce communicant, fils d'agriculteur a déjà son actif la campagne « Les Gueules cassées » destinées à promouvoir les fruits et légumes pas tout à fait calibrés, tomates biscornues, petites pommes ou grosses poires. Des fruits qui ont fini par trouver le place dans nos assiettes.

Cette fois, il s'agit de demander aux consommateurs par internet d'élaborer un cahier des charges et de dire jusqu'à combien ils sont prêts à dépenser pour avoir un lait conforme à leurs exigences. Ce lait devrait être vendu sous le label " la marque des consommateurs". Il sera en rayon d'ici fin octobre.

Son slogan : C'est qui le patron ?

C'est qui le patron ? Question que se posent également certains chauffeurs Uber L'un d'eux témoigne dans le Parisien ce matin. Etranglé par les charges et obligé de baisser ses tarifs, il n'a pas trouvé d'autres solutions que de ne plus déclarer ses revenus. Résultat, ce sont les huissiers qui défilent chez lui depuis quelques semaines.

Un témoignage qui relance le débat sur le statut d'auto entrepreneur exigé par de grandes plateformes d'économie collaborative comme Uber. D'où la nécessité de définir un cadre législatif, social et fiscal estime Thomas Thévenoud, député de Saône et Loire.

La presse revient longuement ce matin sur l'attentat le plus meurtrier depuis le début de l'année en Turquie.

Noces de sang à Gaziantep titre Libération ce matin. Au moins 51 morts dans cette ville située tout près de la frontière avec la Syrie. Le périmètre était censé être sécurisé mais comment se méfier d'un adolescent au milieu de centaines d'invités ?? La Croix souligne cette nouvelle escalade dans l'horreur avec l'utilisation d'un mineur djihadiste. Selon les autorités turques, le kamikaze avait entre 12 et 14 ans. Il n'a pas encore été identifié mais deux hommes qui l'accompagnaient sont activement recherchés. L'attentat n'a pas été revendiqué mais il porte la signature de l'Etat Islamique qui a fait de cette région frontalière une nouvelle zone de combats explique Libération pour punir Ankara d'avoir déclaré la guerre au terrorisme après plusieurs années de comportement ambigu.

Mais cet attentat pourrait être l'occasion d'apaiser les tensions entre Erdogan et les occidentaux, très vives depuis la tentative de coup d'état ratée mi-juillet. Paris et Washington ont condamné fermement l'attentat de Gaziantep et le vice-président américain est attendu à Ankara dans les prochains jours.

Ambiance de carnaval et pluie battante la nuit dernière à Rio pour la fin des Jeux.

Une cérémonie tout en musique comme lors de la cérémonie d'ouverture il y a 15 jours

15 jours de compétition donc 15 jours de bonheur et de douleur, de réussite et d’échec sans modération. Car c'est bien ce qui caractérise les Jeux Olympiques, une adrénaline incroyable et des moments uniques.

Le Figaro revient sur quelques-unes des plus belles médailles françaises, une sorte de quizz pour voir si vous avez suivi.

La plus prévisible : Teddy Riner qui s'offre un doublé en judo dans la catégorie des plus de 100 kilos. La plus surprenante : Christophe Lemaître, médaillé de bronze sur 200 mètres après deux ans de résultats en dents de scie. La plus émouvante : Emilie Andéol et son sourire éclatant dans la catégorie des plus de 78 kilos en judo. La plus historique : le saut d'obstacles par équipes qui sacre Philippe Rozier 40 ans tout juste après son père Marcel. La plus combative : Sara Ourhamoune en boxe. La plus rafraîchissante : Charline Picon en planche à voile. Et on pourrait continuer… La plus glamour : avec le couple médaillé d'or en boxe, Tony Yoka et Estelle Mossely. Et la médaille de la persévérance pour Denis Gargaud en canoë-kayak.

« La France sur son 42 » titre L'Equipe ce matin qui nous raconte également l'autre bataille menée en coulisses. La bataille pour décrocher l'organisation des Jeux en 2024.

Paris est candidate tout comme Los Angeles, Rome et Budapest. Et si ce bilan de 42 médailles récoltées est un atout, la France montre ainsi qu'elle a de grands champions dans de nombreuses disciplines, ce ne sera évidemment pas suffisant. Mais la candidature de Paris aura comme autre point fort la relative proximité de tous les sites olympiques et un bon réseau de transport en commun, ce que semble avoir fait défaut à Rio. Reste un an pour convaincre le CIO.

En attendant la flamme olympique s'est éteinte dans le mythique stade de Maracaña où vont se dérouler les jeux paralympiques à partir du 7 septembre. La flamme, elle, se rallumera à Tokyo dans 4 ans.

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