Les séniors sont de plus en plus nombreux à vouloir une nouvelle vie sentimentale, constate l'Obs dans son édition du 22 août. Où l'on apprend qu'il n'est jamais trop tard pour redécouvrir son pouvoir d'attraction.

L'amour n'a pas d'âge <3
L'amour n'a pas d'âge <3 © Getty / davidf

Une affaire de séduction ce matin. Tout part de cette Une de l'Obs. Le titre: "l'amour n'a plus d'âge". La photo: deux amoureux, le visage ridé qui se bécotent non pas sur les bancs publics mais à côté d'un rosier. L'hebdomadaire constate que les séniors sont de plus en plus nombreux à vouloir une nouvelle vie sentimentale. A l'image de Laurence, 66 ans. Cette veuve a choisi l'option sites de rencontres, et raconte comment elle est tombée amoureuse de Kirk, un hollandais de 70 ans. D'abord séduite par sa photo, son regard bleu et son air de "gros chat sensuel", comme elle le dit, Laurence envoie un premier message. Le lendemain, Kirk parcourt les 200 kilomètres qui les séparent pour l'inviter à déjeuner. "Aujourd'hui, quand il me touche, je suis électrique des pieds à la tête" explique la sexagénaire.

Une rencontre tardive, qui est loin d'être un cas loin d'être isolé, pour la vice-présidente Europe de Meetic, interviewée par l'Obs. Les veuves, les veufs et les divorcés ne seraient d'ailleurs pas les seuls concernés. "A 50 ans, on a grosso modo la moitié de sa vie devant soi", dit-elle. "L'idée de passer cette vie avec quelqu'un que l'on aime plus devient compliquée." Moralité: il n'est jamais trop tard pour redécouvrir son pouvoir d'attraction.

Les politiques aussi réfléchissent à séduire, et à conquérir le pouvoir

"Conquérir", mot lâché dans un entretien donné par Yannick Jadot au Parisien/Aujourd'hui en France, à l'occasion de l'ouverture des journées d'été d'Europe Ecologie Les Verts, à Toulouse aujourd'hui. Conquête de villes aux municipales du mois de mars, et pourquoi pas de l'Elysée, en 2022. "On ne peux plus laisser le pouvoir à ceux qui nous conduisent dans le mur [....] le temps des écologistes est venu", explique leur chef de file. Mais un élu socialiste cité par le journal modère son enthousiasme. "Pour arriver au second tour de la présidentielle, EELV devra doubler son score des Européennes [13,5 %]". Ça en fait, des électeurs à séduire, mais ce n'est pas complètement hors de la portée des écologistes, note Le Parisien/Aujourd'hui en France.

Boris Johnson, lui aussi a un message à faire passer à ses électeurs, et plus généralement aux britanniques. Si leur pays sort de l'Union Européenne sans accord, le 31 octobre au soir, c'est à cause de Bruxelles. Voilà ce qu'observe ce matin l'Opinion, alors que le premier ministre du Royaume-Uni doit être reçu aujourd'hui par Emmanuel Macron. Pour le quotidien, Boris Johnson se sert de l'Union comme d'un bouc émissaire, en faisait mine de négocier. Tout en étant intransigeant sur la question du backstop, cette solution proposée pour éviter le retour d'une frontière physique entre Irlande du Nord et République d'Irlande après le Brexit, et dont il ne veut pas quand les dirigeants européens, eux, estiment que c'est un incontournable. La professeure de civilisation britannique contemporaine interrogée par le quotidien résume parfaitement les enjeux: si Boris Johnson fait semblant de négocier avec les Européens, c'est pour mieux montrer que ce sont eux, les méchants.

Dites le non pas avec des fleurs, mais avec des fruits et des légumes

Il est toujours question de politique ici, mais sur des marchés organisés par le syndicat agricole MODEF et le Parti Communiste. C'est en page 6 de l'Humanité aujourd'hui. Des ventes solidaires où le prix est juste pour le consommateur comme pour le producteur. Pour montrer que c'est possible. La première a débuté à 8 heures ce jeudi place de la République à Paris. D'autres sont prévues toute la journée dans une vingtaine de villes des Hauts-de-Seine et du Val-de-Marne. En tout, il y a vingt tonnes de fruits et légumes venus du sud à liquider, et pour les militants du MODEF, c'est l'occasion de relayer leurs revendications. Que le prix payé au producteur soit affiché, par exemple, pour que le consommateur prenne conscience de l'importance des marges des grandes surfaces. Quant aux communistes eux aussi présents, ils ont prévu de plaider pour un véritable contrôle des prix, et de reparler l'accord de libre échange entre l'Union Européenne et le Canada, qui est loin de leur faire envie.

Les Échos reviennent sur un placement peu rémunérateur, mais qui séduit toujours autant

Il s'agit évidemment du livret A, qui fait le plein avant une possible baisse de sa rémunération, titre le quotidien de l'économie. Le mois dernier, ce livret d'épargne défiscalisé a collecté près 1 milliard et demi d'euros, presque trois fois plus qu'en juin. Analyse d'un spécialiste: les épargnants ne savent pas trop où placer leur argent en ce moment, vu les risques sur la bourse. Ils recherchent avant tout la sécurité et la liquidité. Le livret A apparait donc comme l'une des meilleures solutions, d'autant plus que son taux, à 0,75 %, pourrait être revu à la baisse en février l'an prochain indiquent les Échos.

Le journal qui revient aussi sur la dématérialisation des services publics, à l'horizon 2022. Des démarches en ligne qui ont "tout d'une langue étrangère", pour de nombreux français note le fondateur de l'association Emmaüs Connect, qui épaule ceux qui rencontrent des difficultés avec les outils numériques, parce qu'ils leur font peur ou qu'ils n'y ont pas accès. Le gouvernement en compte 13 millions, et pour y remédier, plus de 10 millions d'euros sont mobilisés. L'annonce est faite cet été, et le but c'est de créer dix nouveaux lieu de formation pour tenter de colmater la fracture numérique.

C'est la crainte de nombreux internautes : les escroqueries en ligne

Le Figaro s'intéresse ce matin aux arnaques aux faux Marabouts. Le procédé : de faux comptes sont créés sur les réseaux sociaux pour témoigner de problèmes sentimentaux, par exemple, résolus avec l'aide d'un magicien, en fait un charlatan. A ces témoignages s'ajoutent des numéros pour les joindre. C'est là que les plus crédules tombent dans le piège. Selon une étude menée notamment par Interpol, et citée par le Figaro, les sommes dérobées chaque année en Afrique de l'ouest s'élèvent à près de 3 millions de dollars, et il y a des victimes jusqu'en Europe. Des victimes qui envoient généralement plusieurs centaines voire plusieurs milliers d'euros avant de se rendre compte de la supercherie. Un peu cher, vous en conviendrez, pour retrouver son pouvoir de séduction.

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