Allez... C'est bientôt la trève... La trève de Noël, pour les politiques... Normalement, d'ici le 31 décembre et les voeux présidentiels, on ne devrait plus entendre parler d'eux... Oui, je sais... Tous les candidats pour 2007 parlent de rupture et de changement... Donc, même en cette période, il faut se méfier... Mais bon... Partons du principe qu'à partir de demain, c'est la trève... Et avant la trève, eh bien parlons politique !... Avec L'Humanité, qui titre : "Marie-George Buffet : feu vert pour entrer en campagne"... Le quotidien explique que les communistes ont confirmé, à 81%, le choix d'une candidature de rassemblement... et se réjouit : "la gauche anti-libérale ne sera pas absente plus longtemps de l'élection présidentielle"... Cette analyse, notez-bien qu'il n'y a que L'Huma pour l'avoir ce matin... La Charente Libre assure... "Le PC fait cavalier seul avec Buffet"... Pour Le Parisien-Aujourd'hui en France, "le front anti-libéral explose"... "Il n'y aura pas de candidat unique de la gauche anti-libérale... En désignant hier Marie-George Buffet à la tête du rassemblement de la gauche radicale, les communistes ont tué le projet dans l'oeuf... Ils risquent de le payer cher", prévient Le Parisien... Même son de cloche dans Le Républicain Lorrain, pour qui "le PCF sonne le glas de la candidature anti-libérale, et retrouve ses vieux réflexes... Il va une nouvelle fois, comme depuis 81, se tourner vers le Parti Socialiste, qui constitue, bon gré mal gré, son habituelle bouée de sauvetage", analyse Philippe Waucampt... Alors les bisbilles de la gauche anti-libérale... Ségolène Royal qui a du mal à faire campagne avec le Parti Socialiste... à lire dans Le Monde... A droite, Alain Juppé qui prodigue ses conseils à Nicolas Sarkozy... et Jean-Pierre Raffarin qui se verrait bien à la tête de l'UMP... raconte Le Figaro... Mais derrière tout ça... il y a les calculs secrets des candidats... C'est dans Valeurs Actuelles... Parce qu'une campagne électorale, c'est comme une campagne militaire... si c'est le même mot, ce n'est pas pour rien... Tout est dans la stratégie... Et Valeurs Actuelles explique que chaque état-major a son scénario... Chez Ségolène Royal, l'objectif est de faire 30% au premier tour... mais surtout de garder des réserves pour le second... Parce que la peur, c'est de faire comme en 1974... Au premier tour, Mitterrand avait plus de 10% d'avance sur Giscard... 43% des votes contre 32... Mais c'est finalement VGE qui l'a emporté, car Mitterrand avait fait le plein des voix... Du coup, chez les royalistes, on le dit.... "Au second tour, il faudra être les rassembleurs anti-Sarkozy"... Capter 100% des votes d'extrême-gauche... 50% des votes Bayrou... et 30% des votes Le Pen... Chez Nicolas Sarkozy, on est moins ambitieux sur le premier tour... "25% nous conviendrait", confie l'un de ses proches... Et là, la stratégie, elle se fonde sur le changement d'image... Il faut absolument l'adoucir... Le mot d'ordre, c'est "Adieu l'homme pressé... Vive la zen attitude"... même si le candidat doit y perdre ce qui a fait son succès... la fougue, l'anti-système et le parler-vrai... qui lui valent l'adhésion d'un certain électorat protestataire... A lire également : la stratégie de Jean-Marie Le Pen... Là, c'est "dé-diabolisation tous azimuts"... avec un objectif : celui d'être présent au second tour... Le second tour, c'est aussi le but de François Bayrou... Mais pour y arriver, sa stratégie est simple : piquer des électeurs à la fois à Sarkozy, Royal et Le Pen... En même temps, attention... La tonalité de la campagne en désarçonne certains... C'est une analyse à retrouver dans Les Echos... Le quotidien économique s'est aperçu que les patrons étaient bien en peine de se faire entendre... Il faut dire que la gauche les désespère... que la droite les bouscule... Du coup, à un mois de la publication de son Livre Blanc, le MEDEF reste pour le moment dans une posture très classique... La difficulté, pour les patrons, ce sera d'arriver à surprendre l'opinion publique, plutôt qu'à avancer une sempiternelle liste de revendications à destination des candidats... Oui... conclut Guillaume Delacroix, le journaliste des Echos... "si les chefs d'entreprise sont bien au coeur de la société, comme ils aiment à le dire... il faut maintenant qu'ils le prouvent"... Et Noël dans tout ça ?... Eh bien, malgré quelques photos de crèches et de Père Noël ici ou là dans la presse régionale... les festivités se font encore très discrètes... D'ailleurs Les Echos en font leur gros titre... "Les Français se préparent à un Noël sage"... Côté consommation, cette année ils dépensent moins pour faire bombance... En même temps... il y a encore tout le week-end... Et L'Union prédit "le sprint final" dans les magasins... Cela dit, ce n'est pas si sûr... "Noël, une fête qui se vit en ligne"... C'est ce que constate, en Italie, le Corriere della Sera ce matin... Et en France, Le Figaro donne ce chiffre... "2 milliards d'euros dépensés pour Noël sur le Net"... "Noël est devenu la fête du commerce sur Internet", analyse le journal... Figurez-vous que plus de 60% des consommateurs français ont fait au moins un achat sur la Toile en cette fin d'année... La Toile qui a plutôt la confiance des Français... puisque seuls 18% d'entre eux disent avoir peur de la fraude... alors qu'ils sont 35% chez les Italiens... et 37% chez les Portugais... Alors pour voir comment ça se passe, Le Figaro s'est rendu dans la forêt d'Orléans... C'est là que se cache l'un des entrepôts du Père Noël... En fait, l'entrepôt d'Amazon... Le géant américain du commerce en ligne réalise en France un quart de son chiffre d'affaires sur les dernières semaines de l'année... Alors, dans cet entrepôt de 30.000 mètres carrés, les 200.000 articles référencés sont bien alignés... les consoles de jeu avec les consoles de jeu... les livres, les disques, les DVD, etc. etc... Depuis début décembre, les cadences se sont accélérées... les effectifs triplés... On travaille là 7 jours sur 7, et 24 heures sur 24... Et le pic des commandes, c'était dimanche dernier... Assez tard donc, par rapport à Noël... Ce qui montre, pour le patron français d'Amazon, que les clients sont confiants dans les capacités de livraison de l'e-commerce... Mais en fait, il n'y a pas que dans les achats que l'on change d'habitudes... Le changement d'attitude est plus global... La consommation se fait plus réfléchie... The Guardian annonce par exemple un "green Christmas"... un "Noël vert"... Le quotidien britannique donne des conseils... "Offrir un vélo, par exemple... Se servir du journal comme papier-cadeau... Mettre dans son salon un sapin en plastique... Et vérifier que la traditionnelle dinde de Noël n'ait pas été élevée à l'autre bout du monde"... Mais en fait... c'est en Suède que le Noël le plus vert s'annonce... Et ça, c'est à lire dans page "Terre" de Libération... "Les Suédois mettent du CO² sous le sapin"... Je vous explique... Le cadeau tendance, c'est le bon de compensation d'émission de carbone... Actuellement, une tonne de CO² coûte en gros 38 euros pour un particulier... Et l'association suédoise de protection de la nature, qui a mis ces bons sur le marché pour Noël, explique que ce n'est pas un achat pour se donner bonne conscience... L'idée, c'est qu'un particulier qui achète ces bons ne les utilise pas... Mais si la demande augmente, les prix vont également augmenter... Et du coup, les grosses entreprises, plutôt que d'acheter des bons à polluer, seront incitées à réduire leurs émissions de gaz carbonique... En même temps, les écolos suédois ont encore du chemin à faire pour convaincre leurs concitoyens... Un Suédois émet en moyenne 6 tonnes de CO² par an... c'est-à-dire 2 de plus que la moyenne mondiale... Et puis, comme il est 8 heures et demie... et qu'il y a peut-être des enfants qui écoutent... je passerai sous silence l'article de Libé sur le grand bonhomme rouge et blanc... La question tourne justement sur "comment en parler aux plus jeunes"... Bref, faut-il tuer ou non le livreur de cadeaux ? En fait, pour être honnête... ce n'est ni le Père Noël, ni le Petit Jésus qui passionnent vraiment la presse ce matin... Non... C'est "Harry Potter"... La Montagne, par exemple, explique que pour le dernier opus des aventures du jeune sorcier... J.K. Rowling, sa créatrice, a déjà le titre... "Harry Potter and the deathly Hallows", en anglais... Traduit en espagnol par El Pais, ça donne : "Harry Potter et les bienheureux moribonds"... Sauf que, bien sûr... l'écrivain britannique ne révèle pas la fin de la saga... D'ailleurs, elle précise qu'elle n'a pas fini de l'écrire... Ce qui n'empêche pas la crainte... la peur des fans... Parce qu'il y a eu des fuites... En Allemagne, le Sueddeutsche Zeitung le dit... "On sait déjà que deux figures importantes du roman doivent mourir dans ce septième et dernier épisode"... Du coup, la seule question qui vaille ce matin, c'est : "Harry Potter va-t-il mourir ?"...

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