Comme dans un film.

Sauf qu'ici, on est dans le réel. LES ECHOS raconte ce matin, comment l'équipage d'Air France a géré en plein vol, l'alerte à la bombe dimanche. Un cas d'école. 22 heures, le repas du soir est terminé. Un passager alerte une hôtesse sur la présence d'un objet suspect dissimulé dans un placard des toilettes. L'hôtesse informe le commandant de bord qui alerte Roissy qui alerte le centre de déminage de Versailles et les autorités de l'Etat. Après avis d'experts, la décision est prise de dérouter l'avion. Somalie devant, Kenya à gauche. Pour plusse de sécurité, on choisit Monmbassa au Kénya pour poser l'appareil. Le pilote fait descendre l'avion de 10.000 à 2.500 mètres d'altitude. Il faut réduire la pression entre l'intérieur et l'extérieur de l'appareil pour éviter sa dislocation en cas d'explosion. Les réservoirs son vidangés pour avoir une masse minimale à l'atterrissage. Le train est sorti, les volets des ailes déployés. Cette manoeuvre n'échappe pas aux passagers. Pour les rassurer, le commandant évoque un incident technique.

Pendant ce temps, à l'intérieur de l'avion, on déplace discrètement l'engin.

On le recouvre de couvertures selon LE HUFFINGTON POST, de vêtements, de coussins pour atténuer une explosion. Bruno Trévidic des ECHOS poursuit. L'engin va être placé dans une partie de la carlingue tenue secrète. Au dernier moment, le pilote explique aux passagers qu'il faut se préparer à un atterrissage d'urgence. Sitôt l'appareil posé, ils devront quitter l'avion le plus vite possible. Toboggans dépliés, ce sera fait en moins de 90 secondes. Ce n'est qu'une fois rassemblés que les passagers connaîtront l'existence de la bombe dont on apprendra plus tard qu'elle était factice. Qui l'a placé là ? On ne sait pas. Le passager qui a alerté l'équipage, un ancien policier, a été interrogé et relâché écrit LE PARISIEN-AUJOURD'HUI EN FRANCE. Mais tout laisse à penser explique un responsable d'Air France au FIGARO qu'elle a été confectionnée pendant le vol. Car le personnel navigant a tout inspecté avant le décollage. Outre l'angoisse générée, cette mésaventure a aussi un coût : 500.000 euros. Car le Boeing a dû revenir à vide comme le prévoit le protocole. Et un autre avion Air-France a dû faire l'aller-retour depuis Paris pour récupérer les passagers.

Et c'est dans ce contexte de menace terroriste, que le gouvernement va présenter demain, son projet de réforme de la Constitution sur l'état d'urgence.

Dossier du MONDE. Plusieurs textes sont en préparation. Il s'agit notamment de renforcer les pouvoirs de la police. Mais la question qui faisait l'unanimité au lendemain des attentats de Paris divise aujourd'hui. Car le bilan est maigre. Près de 2.900 perquisitions ont été effectuées. Et à ce jour, d'après LE MONDE, une seule personne a été mise en examen. Un ressortissant tchétchène de 27 ans. Il conservait chez lui, une vidéo d'allégeance au groupe Etat islamique qu'il avait lui-même réalisé. Résumé de LIBERATION : ce sont des mesures extraordinaires pour un bilan ordinaire. Un préfet explique au journal. Les perquisitions donnaient plusse de résultats au début. Mais l'effet de surprise est passé. Et puis tout dépend dit-il, où l'on place le curseur. Les perquisitions nous permettent de progresser en renseignement. Un agent de la DGSI peste. On torpille des dossiers, des mois passés à accumuler des preuves contre des gros poissons.

L'état d'ugence divise par ses résultats. Il suscite aussi l'inquiétude des juristes.

Ils sont plusieurs à prendre la parole dans les pages Débats du MONDE. Bastien François : la séparation des pouvoirs est mise à mal. Catherine Haguenau-Moizard : la France risque de devenir un cas isolé. Le pouvoir politique ne doit pas se laisser guider par la peur. Dominique Rousseau : le projet est recevable mais il doit être réécrit. Quand on diminue les libertés pour être sûr d'avoir plus de sécurité. On est sûr d'avoir moins de liberté. Mais on n'est pas sûr d'avoir plus de sécurité. On verra ce qu'il en sera demain. La seule chose assurée selon LIBERATION ce matin, c'est que la déchéance de la nationalité ne sera pas dans le texte présenté en Conseil des Ministres. François Hollande a écouté les critiques venant de sa gauche. Et il a été convaincu par le sociologue Patrick Weill. Au nom du risque d'inégalité, il ne le fera pas. Pour LE FIGARO, le chef de l'Etat s'est tout simplement piégé lui-même. Et puis surtout, poursuit Adrien Rouchaleou dans L'HUMA, Matignon comptait sur une opposition franche du Conseil d'Etat. Il ne l'a pas eue.

Les critiques sont aussi venues des syndicats.

Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT le dit dans les pages saumon du FIGARO ce matin. Nous sommes pour la sécurité. Il faut plusse de policiers, plusse de personnel dans les hôpitaux. Mais nous sommes contres des lois sécuritaires qui limitent les libertés individuelles et collectives. Retour à la case départ. A propos du chômage, le leader syndical ne croit pas non plus, à l'union nationale prônée par Jean-Pierre Raffarin. Pour quoi faire ? Rien qu'à gauche, ils ne sont pas d'accord. C'est de la fumisterie tant qu'on ne s'attaquera pas aux racines du mal !

L'histoire d'une icône aux ailes brûlées.

Chaque fois que je me rapporche du Soleil comme Icare, ça brûle de partout. Platini, le 19 octobre dernier dans un entretien au MONDE repris ce matin, par SUD-OUEST après la sanction de la FIFA hier. Michel Platini était l'incarnation du romantisme dans le foot. Lui, le modeste petit-fils d'immigrés italiens. C'était aussi un enfant gâté qui se croyait intouchable pour le site de L'OBS. A chacun son envolé. Florence Couret dans LA CROIX y voit un message : le temps de l'impunité est révolu. A L'EQUIPE, on se rend compte que la sollicitude dont bénéficie Michel Platini vient du foot français car Platoch est Français. Vu de l'étranger, il est étrillé. Conclusion du FIGARO : la chute est rude. Totale.

La femme pourraît être l'avenir du foot.

Portrait d'Isha Johansen l'une des deux femmes au monde à diriger une fédération de football, en dernière page de LIBE. C'est la présidente de la Fédé de Sierra Léone. Elle a joué avec ses frères enfants. Puis elle a fait des études, grandit. Et un jour au pays, elle voit ces gamins qui jouent pieds nus avec un caillou en guise de ballon. Je vous équipe en tenue de foot et je vous nourris si vous allez à l'école. Son histoire est parti de ce simple marché... Et l'a amené jusqu'au sommet en 2013. Un sommet sympa, où on l'a insulté, traité de prostituée. Elle y découvre la corruption, le copinage. Mon mantra dit-elle, c'est la bonne gestion. L'avenir de l'homme, c'est la femme. Ariane de Rothschild dans LES ECHOS : "Mes filles je les ai prévenues. Elle ne toucheront pas le moindre dividende si elle ne savent pas de quoi on parle. Elles devront comprendre et étudier la finance." Et qu'on se le dise... l'avenir de la femme ne passera pas par le liquide vaisselle sexiste du BHV à Paris. Bad buzz rapporté par le site du PARISIEN. Dans les rayons du magasin sont apparus donc ces liquides vaisselles avec ces petites étiquettes. Ne pas avaler, zut pour une fois que j'étais d'accord. Il faut pomper pour que ça gicle. C'est fin. Beaucoup de réactions sur Twitter depuis dimanche. Hier, le BHV s'est fendu de cette réponse : « Bonjour, nous comprenons votre réserve, mais nous avons pris le parti de miser sur le second degré. Bonne journée ». La secrétaire d’Etat chargée de la Famille, Laurence Rossignol n'a pas apprécié : « Toujours humilier les femmes et les remettre à leur place: sexe et torchons. La honte doit changer de camp. » Fraternité, c'est bientôt Noël !

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