Après Wallis et Futuna, François Hollande est attendu ce matin à Tahiti.

Le chef de l'Etat ne se déplacera pas sur les lieux des essais nucléaires écrit Julie Chauveau dans LES ECHOS, mais il va s'exprimer sur le dossier de l'indemnisation des victimes des 193 essais menés par la France, entre 1966 et 1996.

C'est le lourd héritage de la République pour LES DERNIèRES NOUVELLES D'ALSACE. Car derrière la carte postale, les plaies sont toujours ouvertes.

Sur le site de L'OBSERVATOIRE DES ARMEMENTS, Bruno Barillot l'ancien délégué pour le suivi des conséquences des essais nucléaires en Polynésie explique qu'il n'y a aucune volonté de la part des autorités sanitaires françaises de suivi. Et pourtant les conséquences sont là. Dans un documentaire, en 1993, Philomène Voirin, une sage-femme qui a exercé là bas jusqu'en 1986 racontait avoir vu une explosion de malformations à partir de 1968, jusqu'à son départ à la retraite. Des enfants qui naissent avec des pieds-bots, des enfants qui naissent sans boîte crânienne... des enfants qui naissent avec le cerveau hors de la boîte crânienne, des enfants qui naissent avec des viscères à l'extérieur de leur corps, des enfants qui naissent enfin avec à la place des membres supérieurs, des sortes de nageoires.

C'est peut-être moi qui me fait des idées dit-elle. Mais c'est le constat que j'ai fait.

Et ça, c'est sans compter les cas de cancer//

Sur le site de TAHITI INFOS, les associations 193 et Muruora et Tatou ont fait savoir qu'elles seraient partout aujourd'hui, où François Hollande sera. Elles veulent que l'Etat reconnaisse sa responsabilité et lève complètement le secret défense.

LES DERNIERES NOUVELLES D'ALSACE rappellent qu'il y a eu la loi Morin en 2010. Mais c'est un échec. Car pour obtenir indemnisation, il faut notamment prouver que l'on se trouvait dans les secteurs impactés par les essais à une période donnée.

Les essais nucléaires en Polynésie ont eu des conséquences sanitaires... et leur arrêt des conséquences économiques.

C'est la double peine relevée par MEDIAPART ce matin. Le travail se fait rare en Polynésie. L'alcool et le paka, la marijuana locale, forment un cocktail détonnant qui prospère avec la misère. La famille a toujours été la base de la société polynésienne, mais elle est en crise. Beaucoup de femmes se retrouvent seules avec leurs enfants. Les hommes ne vont plus à la pêche. Le passage à la société de consommation est bien amer. Il a notamment bouleversé le régime alimentaire. Presque tous les produits sont importés.

Le beurre, le sucre, l'huile et les sodas occupent désormais une place de choix sur les tables de la population. Avec l’obésité, le diabète est « la » maladie de la Polynésie.

Oui, la carte postale a du plomb dans l'aile.

Pour le HUFFINGTON POST, le voyage de François Hollande est surtout politique en vue de l'élection présidentielle de 2017.

ATLANTICO abonde par la voix de Renault Meltz, maître de conférence à l'université de Polynésie française. D'un point de vue économique, quel est l'intérêt de cette visite pour François Hollande ? Aucun dit-il. La Polynésie vit sous perfusion, à l'opposée de la Nouvelle-Calédonie. Le tourisme est moribond du fait du coup du billet d'avion qui avoisine les 2000-2500 euros. Tahiti est enclavée dans un cul-de-sac et suppose des efforts d’aménagement du territoire considérables dans un espace grand comme l'Europe !

A lire également dans la presse ce matin, la mauvaise surprise pour Alain Rousset

Il y a une dizaine de jours écrit Benoît Lasserre dans SUD-OUEST, Alain Rousset le nouveau président de la région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charente, est alerté par la Fédération déaprtementale du bâtiment de la Vienne sur des factures impapyées par l'ex-région Poitou-Charente. 132 millions d'euros. A l'heure où je vous parle dit Alain Rousset, 46 millions ont déjà été payés. Pour Alain Rousset, le problème est spécifiquement picto-charentais. C'est une région dit-il, qui a eu les yeux plus gros que le ventre par rapport à ses capacités de financement. Vise t'il Ségolène Royal ? Non. Elle était partie depuis un bout de temps.

Je réagis en gestionnaire de l'argent public. Il n'empêche, Jean-François Macaire à qui Ségolène Royal a cédé sa place pour partir au gouvernement, est lui, sur la scellette. Alain Rousset souhaite que son vice-président aux finances quitte de lui-même aujourd'hui, son fauteuil.

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Boris Johnson lui, est bien accroché à son fauteuil de maire de Londres et d'empêcheur de tourner en rond.

Boris Johnson a annoncé hier, qu'il allait faire campagne pour la sortie du Royaume-Uni de l'Union Européenne.

Après la bataille de Bruxelles, la bataille d'Angleterre sur l'Europe a commencé sur les chapeaux roues. C'est le nouveau duel au sommet pour LE FIGARO.

Le site POLITICO EUROPE voit en Johnson la figure de proue qu'il manquait au mouvement Brexit.

Le WALL STREET JOURNAL, y voit lui, la fin de David Cameron. Neuf mois après avoir gagné les élections de façon remarquable, David Cameron pourrait bien perdre son fauteuil dans 4 mois, lors du référendum. Le Brexit, c'est la possibilité d'avoir comme les Etats-Unis, le Canada, le Japon, bref ce qu'ont toutes les nations libres, la joie de l'auto-détermination.

Pour THE INDEPENDANT, c'est plutôt une stratégie politique de la part de Boris Johnson, pour devenir premier ministre.

Quoi d'autre dans la presse ?

Les phrases du jour.

Celle d'un migrant qui ne veut pas quitter la jungle de Calais à lire dans LA CROIX. "Accepter une place au chaud... c'est déjà s'installer. Moi mon but c'est l'Angleterre." Depuis lundi dernier, seules 103 personnes ont accepté de se rendre dans des centres dits de répits, répartis sur le territoire français.

Pierre Laurent le leader du PC, dans LIBERATION. Référence à Jean-Luc Mélenchon, candidat à la présidentielle de 2017.

"On ne peut pas aller à la présidentielle comme on irait à l'abattoir. J'appelle Jean-Luc à revenir dans le processus collectif."

Les Unes du jour.

Comment réformer l'assurance-chômage pour LA CROIX. Ce sera délicat dit le journal, de faire des économies sur les droits des demandeurs d'emplois quand le chômage est au plus haut.

La Une qui fait sourire, si elle ne faisait pas peur selon LIBE.

Donald Trump : "Le gros bête qui monte"

Et enfin l'appel du jour, dans LA STAMPA et LA REPUBBLICA. 400 artistes italiens demandent à leurs parlementaires d'approuver une bonne foi pour toute, l'union civile pour les couples de même sexe.

Le bal des médiocres pour terminer ?

Qui n'aime pas le foot en sourira. Qui aime l'OM comprendra.

LA PROVENCE est sans état d'âme ce matin, sur la prestation des joueurs marseillais contre Saint Etienne hier. 1 partout. La Une du journal est cinglante. Encore nuls. A l'OM, il y a plusse de Bernardo que de Zorro écrit Mario Albano. Des muets congénitaux, planqués derrière la barrière de la langue, leurs portables. Le journaliste n'apprécie pas que les joueurs n'aient pas assumé leurs responsabilités après leur prestation. Et pourtant dit-il, c'était le jour ou jamais. Parce qu'en face, il n'y avait rien.

Sympa pour Saint Etienne. Marquer des buts n'incombe pas à des bourrins dit-il. Pour gagner, il faut oser, créer, cadrer. Hier, dans ce bal des médiocres, les Blancs et les Verts se sont contentés de danser.

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