Et d'abord, une question pour vous, Monsieur Raffarin... Je sais que vous avez votre blog... Mais avez-vous également votre page sur Facebook ? (...) Facebook, pour ceux qui ne connaissent pas, c'est le plus vaste réseau social existant sur Internet... Et si je vous pose la question, Jean-Pierre Raffarin, c'est que ce matin, Le Figaro nous apprend que les ministres, les élus et les candidats sont de plus en plus nombreux à l'utiliser, ce réseau, pour nouer le contact avec les militants ou organiser leur campagne... papier signé Sophie de Ravinel : "Facebook, le nouveau terrain des politiques"... Facebook, c'est un terrain où l'on se fait des amis : on retrouve des amis, on s'en fait de nouveaux... Sur sa page, on raconte sa vie, on commente celle des autres... Et le champion toutes catégories des hommes politiques les plus populaires, nous dit-on, c'est Barack Obama... Aujourd'hui, sur Facebook, il compte pas moins de trois millions 914.326 amis... Nicolas Sarkozy, lui, est très loin derrière : 56.200 amis... un peu mieux que pour Schwarzenegger, mais moins bien que pour Berlusconi... Et puis donc, des ministres ont aussi leur page sur Facebook... C'est le cas d'Eric Woerth, le ministre du Budget... C'est le cas de Laurent Wauquiez, le secrétaire d'Etat en charge de l'Emploi... "Sur sa page, explique ma consoeur du Figaro, on pouvait ainsi lire hier (fautes d'orthographe en prime) qu'il analyse la situation des syndicats sur l'assurance-chômage... la grande spécialité de Wauquiez étant, de surcroît, la photo envoyée en direct sur sa page depuis son téléphone portable... Et l'on peut voir alors son fils qui joue au foot... Ou encore une photo prise discrètement au cours d'une réunion à Matignon"... Sophie de Ravinel est aussi allée consulter la page Facebook d'un ancien ministre : le PS Pierre Moscovici... page sur laquelle, hier, on pouvait lire ceci : "Pierre est perplexe"... Voilà donc pour l'info... "Pierre est perplexe"... Mais Moscovici ne précise pas la raison de sa perplexité... Peut-être est-ce lié aux événements survenus depuis 24 heures à l'Assemblée Nationale... Des événements sur lesquels reviennent très largement les journaux, ce matin... "Bazar à l'Assemblée", titre ainsi, à sa Une, Les Dernières Nouvelles d'Alsace... "Tempête au Parlement", titre La Nouvelle République... "Le PS se rebiffe", lance pour sa part La Charente Libre... en rappelant brièvement les faits : "Après avoir entonné La Marseillaise pour protester contre la réforme du travail législatif, les députés socialistes ont boycotté hier la séance des questions au gouvernement"... "Comportement grotesque", estime ce matin Hervé Chabaud, dans L'Union... qui dénonce "un spectacle déshonorant pour la République"... "Les incidents à l'Assemblée ne grandissent personne", confirme Patrick Fluckiger, dans L'Alsace... "Les députés socialistes n'ont pas seulement troublé la quiétude de l'Assemblée Nationale, écrit-il : leur tonitruante Marseillaise a aussi éclipsé le contre-plan de relance présenté hier par Martine Aubry... laquelle, poursuit-il, a décidément le mauvais oeil : quand elle n'est pas victime d'une blessure à la cornée, elle se fait voler la vedette par ses députés"... "Chanter La Marseillaise ne relève peut-être pas du génie, mais au moins d'une bonne maîtrise du show-bizz, qui prévaut désormais en politique", tempère toutefois Hubert Coudurier, dans Le Télégramme... qui estime que "le numéro de victimisation des socialistes a finalement réussi au-delà de leurs prévisions"... "On a maintenant la preuve que le PS n'est plus au tapis", confirme Daniel Ruiz, dans La Montagne... "Ca y est : le PS se réveille !", abonde également Michel Lépinay, dans Paris-Normandie... "On lui reprochait de manquer de combativité, de ne pas assez s'opposer... Et voilà qu'il déclenche à l'Assemblée une crise politique sans précédent... On critiquait son absence de projet alternatif... Et voilà qu'il propose son propre plan de relance de 50 milliards d'euros, contre le plan riquiqui de Nicolas Sarkozy"... Un contre-plan de relance, sur lequel reviennent ce matin tous les journaux... "Aubry réplique à Sarkozy", titre ainsi France-Soir... "Une relance à contre-pied du plan Sarkozy", titre L'Humanité... en expliquant que, "dans le projet présenté par Martine Aubry, la consommation et le pouvoir d'achat ont une large place"... "Disons-le sans ambages : le constat qu'a fait Martine Aubry sur la crise est parfaitement juste", commente ce matin François Lenglet, dans La Tribune... "Le diagnostic du PS est convaincant, écrit-il, mais les remèdes qu'il préconise ne le sont guère : augmentation des salaires, des minimas, des allocations, des primes, des indemnités-chômage, création de 200.000 emplois, doublements, contributions, aides, soutiens, rattrapages, eau et gaz à tous les étages, caviar et langouste tous les jours... Dans ce plan, écrit-il, il ne manque guère que l'interdiction des jours de pluie"... Conclusion de l'éditorialiste de La Tribune : "On ne résoud pas la crise la plus grave du siècle en jouant au Père Noël"... La crise qui continue d'ailleurs de faire la Une d'une bonne partie de la presse, et notamment la presse économique... Ainsi la Une des Echos, qui nous explique que "les grandes banques françaises sont aujourd'hui bénéficiaires malgré la crise"... "BNP-Paribas, Crédit Agricole SA, Crédit Mutuel sont dans le vert... Bénéfice net de 2 milliards d'euros pour la Société Générale en 2008"... "Banques : les profiteurs de la crise", titre du coup Libération... qui se demande si les établissements qui sont aidés par l'Etat jouent vraiment le jeu... "Face à la crise, le pari de la dette" : ça, c'est la Une de La Croix... qui propose un dossier pour expliquer pourquoi les pays européens n'ont pas d'autre choix que de s'endetter pour financer leur plan de relance... Et puis, dans Le Parisien-Aujourd'hui en France, longue interview ce matin de Jérôme Kerviel... Le jeune trader de la Société Générale, suspecté d'avoir fait perdre à sa banque un peu moins de 5 milliards d'euros, est convoqué ce jeudi par les juges, qui vont clore l'instruction... Et dans le journal, il continue d'affirmer que sa direction était forcément au courant de ses activités... "Dans une salle des marchés, raconte-t-il, entre collègues, on ne parle pas du détail de nos stratégies, mais on essaie de savoir où en sont les autres, avec un langage bien à nous... 'T'es boule ou t'es beau ?'... 'T'es boule ou t'es beau ?', ça veut dire 'Tu perds ou tu gagnes ?'... Nous étions six à partager un très petit espace, poursuit-il... Les ordres étaient passés oralement, par téléphone... Oui, tout le monde était au courant de mes activités"... Et donc Jérôme Kerviel les raconte à Elisabeth Fleury, ses activités... "Je n'étais pas considéré comme un très bon trader, mais comme un trader qui ramène du fric... En 2005, mon objectif est de réaliser 3 millions d'euros de gains dans l'année... Je fais 5 millions... Et je touche 30.000 € de bonus : mon premier bonus en tant que trader... En 2006, on me fixe un objectif de 5 millions... J'en fais 12... En 2007, on me fixe 12 millions d'euros d'objectif... J'en déclare 55... Et puis, en 2008, j'avais du coup un objectif de 55 millions d'euros... En me fixant des objectifs pareils, comment voulez-vous que mes supérieurs ignorent que mes positions sont de plus en plus importantes et de plus en plus risquées ?"... Longue interview donc de Jérôme Kerviel, dans Le Parisien... qui dresse le portrait d'"un jeune homme au tempérament insatiable"... jeune homme discret, loin de l'univers du bling-bling... "Non, nous dit-on, il n'a rien d'un golden-boy"... Avec cette précision : "Jérôme Kerviel s'est offert un bichon maltais"... Tiens tiens : bichon maltais... Comme celui de Jacques Chirac, dont on parlait hier... On se doutait bien que ça ferait parler... Et ce matin, la mésaventure de l'ancien Président est à la Une de La Dépêche du Midi... "Chirac mordu par Sumo, son petit chien dépressif"... Hier, c'est Bernadette Chirac qui révélait la mésaventure dans VSD... Je ne sais pas si vous étiez au courant, Jean-Pierre Raffarin ? (...) Sumo qui nous ramène aux sujets politiques... Ainsi, La Croix nous apprend que l'UMP pourrait bientôt changer de nom... D'après Laurent de Boissieu, une agence de publicité aurait été contactée afin de trouver un nom un petit peu plus moderne... Vous avez une proposition, Monsieur Raffarin, pour rebaptiser l'UMP ? (...) En tout cas, d'après mon confrère, le but serait d'adopter une appellation qui ne serait plus un sigle, mais plutôt un acronyme, sur le modèle du MoDem, le Mouvement Démocrate de François Bayrou... "Des gens y réfléchissent", reconnaît Frédéric Lefebvre, le porte-parole de l'UMP... Les autres titres de la presse, ce matin... Le premier jour à la Maison-Blanche de Barack Obama... "Et maintenant, le plus dur commence", titre à sa Une Le Midi Libre... "Barack Obama va très vite", commente Le Dauphiné... évoquant notamment la suspension des procédures judiciaires à Guantanamo... "Guantanamo : Obama fait un geste", titre Libération... dans lequel Rozenn Nicolle raconte "l'introuvable asile des prisonniers de Guantanamo"... Elle raconte le drame de Nabil Hadjarad, un Algérien qui a grandi en France, et qui veut aujourd'hui y revenir... "Il veut revenir à Vénissieux", explique également Sarah Daniel, dans Le Nouvel Observateur... "Nabil, N° 238 à Guantanamo" : très beau papier, dans lequel ma consoeur rappelle qu'en 2007, il a été reconnu que Nabil ne représentait pas un danger pour les Etats-Unis... Et puis, toujours sur Obama... cette confidence hier de Nicolas Sarkozy, lors du Conseil des Ministres... C'est à lire notamment dans Le Figaro et Le Parisien... Il a trouvé que l'investiture du nouveau Président avait "un vrai côté bling-bling"... "Les bals, les défilés... Qu'est-ce qu'on aurait dit si j'avais fait en France le dixième de tout cela ?"... Sarkozy qui s'en prend au "bling-bling" d'Obama... Commentaire de Martine (Martine, la dactylo de la revue de presse) : "Il est gonflé, quand même !... C'est vraiment l'hôpital qui se fout de la charité"... L'hôpital qui fait la Une cette semaine de L'Express, avec "le palmarès des hôpitaux les plus sûrs"... On retrouve le sujet quasiment tous les six mois... Dans Le Point, un dossier sur "le retour des francs-maçons"... Là encore, on retrouve le sujet quasiment tous les six mois... Et puis, pour finir, Jean-Pierre Raffarin... Je voulais savoir si, par hasard, vous ne seriez pas passé au Mans au cours du mois de novembre ? (...) Je vous demande ça parce que, depuis maintenant dix jours... et on en a déjà parlé ici... c'est dans les petites annonces de Libé... depuis dix jours, une femme du Mans recherche le monsieur qui lui a dit "bonjour" devant le distributeur de l'avenue de la Libération... Allez Monsieur, soyez gentil... S'il vous plaît, manifestez-vous...

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