Libération célèbre Amanda Gorman, poétesse de 22 ans qui déclama à l'inauguration de Biden, mais se demande où est notre poésie: réponses dans la magazine des Echos -quand la revue Poésie célèbre Walter Benjamin, Politis se souvient que Rimbaud chanta les femmes de la Commune. La Dépêche raconte un vaccin anti-Cancer.

On parle d'une coquette...

Que l'on pensait prude pourtant, mais la réputation de Mme de Maintenon n'a pas résisté à la radiographie, c'est le Figaro qui raconte ce dévoilement scientifique perpétré au Centre de recherche et de restauration des musées de France où, logiquement, on restaurait un tableau... Un portrait signé Louis Ferdinand Elle de Mme de Maintenon avec sa nièce Françoise d'aubigné; Mme de Maintenon y apparaissait sagement vêtue de noir, mais voilà, avant de rafraichir la peinture, les experts la passèrent par précaution aux rayons et  là, ils découvrirent les couches sous-jacentes: une version antérieure du portrait où Mme de Maintenon, apparaissait vêtue d'une robe bien plus décolletée et portait au col et aux manches des bijoux...  

C'est vers 1688 qu'une chaste peinture avait  recouvert ces appâts, le journaliste Eric Bietry-Rivière nous explique que le tableau a suivi l'évolution de Mme de Maintenon. Elle qui fut pauvre  avant de pénétrer la cour et le cœur de Louis XIV quelle poussa vers l’intolérance religieuse, elle avait été une femme éclairée, son pensionnat pour jeunes filles était un foyer de l'enseignement moderne, et pour cela attaqué par les bigots, imaginez aujourd'hui une charge sur les réseaux sociaux... Mme de Maintenon céda à la pression, son pensionnat Saint-Cyr devint couvent, elle rencontra Dieu et la peinture noire recouvrit son décolleté... Mais tout ceci n'est pas une surprise nous dit le Figaro, pour qui avait lu un roman, l'année du roi, de Françoise Chandernagor...

Car on comprend la politique par la littérature, et pas seulement les romans.. 

Et on parle aussi de poésie... 

Libération nous réveille ce matin une perte, nous français dont la Fontaine moquait la cour du roi... Nous avons égaré la poésie, devenue confidentielle en France, quand aux Etats-Unis, elle resplendit. 

Libération après d'autres a été fasciné par « la voix féroce et libre » d'Amanda Gorman, la poétesse de 22 ans qui a déclamé son espérance à l'inauguration de Joe Biden, "où pouvons-nous trouver la lumière dans cette ombre sans fin" a-t-elle commencé, et après quatre années d'une langue anglaise malmenée par Donald Tromp, ses mots dit Libération étaient « une sortie de brouillard »...  Libération, le site de Madame le Figaro, le site Le petit journal, racontent Gorman, qui se définit ainsi, « une fille noire maigre descendante d'esclaves élevée par une mère célibataire », qui s'est fait connaitre dès l’âge de 16 ans, reçue à la Maison Blanche de Obama après avoir gagné le concours national des jeunes poètes, et que Jill Biden a choisi pour l'inauguration, elle a écrit "The hill we climb", en un mois, elle se verrait Amanda, présidente en 2037...  Notre Lamartine a bien essayé ! Mais avant elle, d'autres poètes avaient déclamé aux inaugurations présidentielles, pour Kennedy, pour Bill Clinton, pour Obama, et des poètes contemporains sont suivis par un public impressionnant, ils diffusent leurs œuvres sur Instagram. La canadienne Rupi Kaur est suivie par 4,1 millions d’abonnés, Amanda Gorman en a plus de deux millions, une poétesse américaine Louise Gluck a reçu le prix Nobel en novembre dernier, et nous?  

Le magazine des Echos nous dit pourtant que nos poésies sont vivantes et salue l'écrivain Alain Mabanckou, poète lui-même, qui reprend la poésie aux éditions du Seuil, pour la rendre au grand public dit-il... 

Ce ne sont pas les poètes qui manquent ni les poétesses surtout, les Echos nous disent Valérie Rouzeau, Rim Battal Olivier Barbarant, mais les media qui les bouderaient, il faut alors lire le site Poezibao  qui reçoit des centaines d'œuvres chaque année, il faut aussi aller sur Facebook, où une romancière et poétesse auvergnate, Cécile Coulon a publié « Les ronces, » une poésie narrative qui ensuite éditée s'est vendue à 13000 exemplaires : ce serait rare en poésie... Les Echos nous disent aussi que si les romans s'oublient en librairie, un recueil de poésie, publié, vit longtemps...

Chez nous existe aussi une sublime revue trimestrielle, Poésie, qui cette première livraison de 2021 interroge les traductions des poètes, et nous parle entre cent richesses de Walter Benjamin qui traduisit Baudelaire et lui-même en allemand composa des sonnets dans le deuil d'un ami qui s'était suicidé pour ne pas faire la guerre en 1914... « Un jour du souvenir et de l'oubli, rien ne restera qu'un chant à son berceau »... 

Oui cela dure un poème. Deux beaux hors-série de beaux journaux, le Figaro et Lire/ le Magazine littéraire, magnifient Flaubert et se souviennent qu'il fut poète aussi, dans sa tentation de Saint Antoine... La revue Politis publie un hors-série sur la Commune de Paris. Il est passionnant comme l’édition « Sécial Commune » de l'Anticapitaliste, revue du NPA, où on trouve un vieux texte de Trotski... Mais dans Politis, c'est Rimbaud que vous lisez, qui célébrait une combattante de la commune, qui fut une révolution de femmes: 

« Jeanne Marie a les mains fortes, 

mains sombres que l'été tanna, 

mains pales comme des mains mortes... »

Amanda Gorman est féministe elle-même, et militante aimerait-elle ce Rimbaud, mais les révolutions ont changé. Elle a composé un poème à la demande de Nike, en hommage aux sportifs noirs, que faire de cela. 

On parle enfin d'une multinationale...

Qui en jouant avec nous s'est accaparé la planète toute entière, cartographiée photographiée globalisée, La Croix l'Hebdo raconte Google Maps, Google Earth, Google Street view, des cartes glissantes et fluides, un globe terrestre ludique, et finalement, des caméras posées sur des voitures des motos-neige des alpinistes des dromadaires des hommes volontaires, et 98% de la planète aurait ainsi été photographiée . Nous y trouvons notre compte de merveilles et de voyages immobiles ; un maire du Doubs repère par Google Earth les piscines privées non déclarées ; et Google publie des rapports sur les déplacements des utilisateurs de maps dans 130 pays, pour aider les autorités à comprendre comment le télétravail ou le confinement peuvent contenir la pandémie de covid 19...

Mais l'émerveillement n'est pas exempt de ruses. Google fait du commerce et vend ses services et remodèle le monde et change ses cartes pour ne pas déplairai, elles marquent une frontière entre le Maroc et le Sahara occidental, zone disputée, sauf si vous vous connectez au Maroc ; Google sépare encore la Russie de la Crimée, sauf si l'on se connecte en Russie... 

L'algorithme n'est pas une innocence, mais on peut espérer. 

Dans le désarroi de la pénurie du vaccin anti-Covid, la Dépêche est contre-cyclique et célèbre un vaccin thérapeutique qui est une première. Un homme malade d'un cancer ORL a bénéficié d'un vaccin individualisé, on a fourni à son système immunitaire les outils pour reconnaitre précisément les cellules cancéreuses à l'œuvre dans son corps, afin de les repousser... Cela s'est produit à l'Oncopole de Toulouse, le vaccin a été conçu par une biotech française nommée Transgene... qui sait donc créer le vaccin unique qui correspond à l’ADN  du malade et à l'ADN de la tumeur analysée... Ce sont des mathématiques pour l'humanité, il est bon parfois de pénétrer les secrets des corps.

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