Aujourd'hui dans la presse : comment Trump a sauvé les comédiens de la télé américaine, comment Fillon a dupé la droite française, et comment Céline Dion est enfin devenue cool.

Donald Trump en une de Libération le 22 juillet 2017
Donald Trump en une de Libération le 22 juillet 2017 © Radio France

En une de Libé, un énorme nez rouge collé sur le visage de Donald Trump

Avec cette question que se pose le quotidien : et si Donald Trump était la meilleure chose qui soit jamais arrivée à la télévision américaine ? En tout cas, "de mémoire de téléspectateur, on n'avait pas vu ça depuis les années gaffeuses de George W Bush", assure Isabelle Hanne... "Mais la matière n'était pas aussi abondante". Pour l'historien de la télé américaine Robert Thompson, "Trump est un carburant surpuissant. Non seulement vous avez quelqu'un de très facile à imiter et à parodier mais par-dessus le marché, vous avez un flux continu d'histoires. Chaque jour ou presque, vous avez des histoires dingues qui, pour la comédie, se suffisent presque à elles-mêmes."

Extrait de l'article de Libération sur les humoristes et Trump
Extrait de l'article de Libération sur les humoristes et Trump

Mais Trump a aussi eu un effet intéressant sur le style des comédiens qui le moquent : il les a poussés à se politiser encore plus qu'avant, parce que c'est ce qui marche. Libé met ainsi en parallèle Jimmy Fallon, amuseur de talent mais plutôt consensuel, et Stephen Colbert, bien plus mordant : en quelques mois, le second a rejoint le premier en tête des audiences, alors qu'il partait avec un million de téléspectateurs en moins fin 2016. "Trump a été un vrai cadeau pour Colbert, il lui a offert une cible, un méchant avec qui jouer", explique Chris Smith du New York Magazine. Et même si tout le monde essaie désormais de surfer sur la vague des cheveux blonds/orange du président américain, certains ont bien trop d'avance. "Colbert est venu avec un couteau de boucher et Fallon avec un couteau à beurre", résume un autre journaliste américain.

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Dans le magazine du Monde : "Et François Fillon renonça à renoncer"

Passionnant récit des coulisses d'un des moments les plus forts (ou les plus surréalistes, c'est selon) de la campagne présidentielle, ce rassemblement organisé par François Fillon au Trocadéro le 5 mars 2017. Ariane Chemin et Matthieur Goar retracent minutieusement les évènements qui ont conduit à cet instant dont on sait désormais qu'il annonçait presque le fiasco du premier tour... Tout part d'une simple réunion de campagne fin février, où l'équipe du candidat apprend sa convocation et celle de femme par les juges... Va ensuite germer cette idée d'un "plébiscite de la rue", enfin, de la rue de droite : celle du Troca, du XVIe arrondissement, celle où, "au Monopoly politique, la droite fillonniste est chez elle". Celle aussi, du mouvement Sens Commun, dont le soutien est à la fois convoité pour son fichier magique d'un million de noms récoltés pendant les manifs contre le mariage pour tous, et embarassant... Quand avec Valeurs Actuelles il annonce "une marche contre le coup d'État des juges", "exactement le mot d'ordre que l'on avait demandé d'éviter"...

Extrait de l'article du Monde magazine sur François Fillon
Extrait de l'article du Monde magazine sur François Fillon

Ça se lit comme une pièce de théâtre, avec un personnage secondaire des plus fascinants : Nicolas Sarkozy, qui tente par coups de fil réguliers de pousser François Fillon vers une sortie honorable... Jusqu'à ce constat d'échec que lui lance François Baroin au téléphone : "Soit tu n'as pas bien compris, soit il t'a menti". "Ils connaissaient Fillon l'impénétrable, ils découvrent Fillon le dissimulateur", écrivent les journalistes.

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Les vacances de Monsieur Hollande

TGV, short de bain et léger embonpoint : voilà comme le Figaro résume les vacances de François Hollande, en août 2012... Des vacances quasiment construites, brique par brique par opposition avec le style de son prédécesseur Nicolas Sarkozy : "Le fort de Brégançon contre la villa du Cap Nègre. Le normal contre le bling-bling. Le voyage en train plutôt qu'en Falcon." Et c'est justement sur un quai de gare que François-Xavier Bourmaud entame son récit... "Un président de la République en train d'embarquer dans son TGV pour partir en vacances, on n'a jamais vu ça... Et c'est justement fait pour être vu."

Extrait de l'article du Figaro sur François Hollande
Extrait de l'article du Figaro sur François Hollande

Le problème c'est que cette normalité va vite se retourner contre lui. Une fois sur place, François Hollande est, comme n'importe quel Français, heureux d'être en vacances... "Ou plutôt, il a l'air", explique le journaliste. "En réalité François Hollande déteste ne rien faire." Il travaille, beaucoup, sur tous les dossiers, "mais ne s'affiche pas au travail". À l'inverse, un de ses ministres, un certain Manuel Valls, est en vacances mais s'affiche en permanence sur le terrain. François Hollande tente bien, sur la fin, de corriger cette image de "vacancier lascif"... Mais il est trop tard. À peine rentré de Bregançon, il passe sous la barre des 50 % de popularité. "Tout ne s'explique pas pas ces seules vacances", tempère François-Xavier Bourmaud, "mais les racines du mal sont là, sur ce quai de la gare de Lyon où tout semblait si normal. Trop normal".

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Wonder Woman, héroïne féministe dans La Croix

Autre série d'été qui commence, elle, dans la Croix, sur les héroïnes de la bande dessinée. Pas si nombreuses ! Dans ce premier épisode, le journal se penche sur Wonder Woman, 76 ans et toujours prête à botter les fesses du patriarcat. Elle était imaginée dès sa création en 1941 comme une figure féministe par le psychologue William Moulton Marston, qui disait : "Wonder Woman est de la propagande psychologique pour un nouveau type de femme, qui devrait je crois diriger le monde". On n'y est pas encore, mais La Croix en est sûr : la super-héroïne nous en a un peu rapprochés.

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Neymar va-t-il rejoindre le PSG la saison prochaine ?

À en croire le Parisien et l'Équipe, c'est quasiment fait. Il ne reste plus au club qu'à trouver 222 millions d'euros pour s'offrir ce joli cadeau de rentrée, c'est un peu cher mais c'est quand même mieux qu'un simple cartable Pokémon. Le dernier indice en date, c'est une simple photo Instagram, postée par le joueur. Il est allongé dans l'herbe, la main délicatement posée sous le menton, "songeur", selon l'Équipe, "le regard dans le vide" pour le Parisien, un peu moins poète. À quoi pense-t-il ? Mystère...

Extrait de l'article du Parisien sur Neymar
Extrait de l'article du Parisien sur Neymar

En tout cas ce transfert, tout réjouissant qu'il soit pour les fans, pourrait aussi être un cadeau empoisonné, rappelle Étienne Moatti dans l'Équipe, à cause du fameux fair-play financier, cette règle de l'UEFA qui avait déjà valu un coup sur les doigts au club il y a trois ans... C'est là qu'on comprend que, depuis son gazon sur Instagram, Neymar est peut-être tout simplement en train de résoudre des équations à deux ou trois inconnues. Doué en foot et en math : ça force le respect.

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Céline Dion, enfin reine de la coolitude

Pour finir cette revue de presse, ce petit billet dans Libération qui nous parle d'un événement passé presque inaperçu et qui pourtant bouleversera sans doute votre vision du monde : c'était jeudi, et c'était (selon Marie Ottavi dans Libé) : "Le jour où Céline Dion est devenue cool". Car oui, explique la journaliste, jusqu'ici on avait du mal avec la chanteuse "trop premier degré, trop de René, trop de couvertures de Paris Match"...

Extrait du billet de Libération sur Céline Dion
Extrait du billet de Libération sur Céline Dion

Jusqu'à ce que Céline Dion ne devienne ce jeudi "le pendant féminin de Jean-Claude Vandamme après son grand écart entre deux camions", en apparaissant en diva excentrique dans deux vidéos du magazine Vogue. Une diva qui "se moque enfin d'elle-même pour qu'on n'ait plus à le faire à sa place", explique Marie Ottavi, qui conclut : "Rien ne sera plus jamais comme avant. Il ne manquerait plus qu'elle fasse de la bonne musique pour qu'on l'aime définitivement".

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