Ce matin, c'est le service minimum qui fait couler un maximum d'encre... D'abord cette Une du Figaro, où l'on perçoit comme un sentiment de satisfaction... "Service minimum : les syndicats embarrassés"... Le journal souligne que "la CFDT et la CGT reconnaissent qu'il n'y a pas d'atteinte au droit de grève dans le projet du gouvernement"... Et dans son éditorial, Gaëtan de Capèle n'est pas loin de crier victoire... "Il est encore trop tôt pour dire si Xavier Bertrand entrera dans l'Histoire comme le ministre du Travail qui a instauré le service minimum en France... Mais une chose est sûre : jamais un gouvernement n'a été aussi près du but... A l'évidence, les esprits semblent mûrs pour évoluer... C'est le moment de démontrer que la France peut se moderniser sans se déchirer"... Alors, très honnêtement... Le Figaro a une vision très optimiste du dossier... Les autres journaux sont plus interrogatifs... Parce que tout n'est pas si simple, explique Gilles Dauxerre dans La Provence... C'est avant tout un changement de culture qui est nécessaire... "un changement de culture dans les relations sociales en France... notamment dans les services publics, où la grève précède plus souvent les discussions que l'inverse"... Dans son dossier... "Service minimum : pourquoi ça bloque"... Le Parisien-Aujourd'hui en France constate, de son côté, que "le projet de loi n'a pas convaincu les syndicats"... Le journal donne la parole à Xavier Bertrand, le ministre du Travail... "Nous souhaitons prévenir un maximum de conflits... Et si la grève ne peut être évitée, les besoins essentiels en matière de transport seront déterminés par les régions, les collectivités, en fonction des déplacements quotidiens des usagers"... Alors sur ce point précis... vous lirez, dans Les Echos, que les régions, eh bien, elles ne sont pas très chaudes pour s'immiscer dans la gestion des conflits... Retour à l'interview de Xavier Bertrand... "Pourquoi ne pas préférer la réquisition ?", demande Le Parisien-Aujourd'hui en France... "Parce que la réquisitation constituerait une limitation du droit de grève... Or le Président l'a clairement affirmé : il ne s'agit pas de le remettre en cause... Ce dossier n'a rien d'idéologique"... Peut-être, mais enfin... il y a quand même cette épée de Damoclès, dénoncée par Olivier Picard dans Les Dernières Nouvelles d'Alsace... "Le gouvernement promet une décision autoritaire si aucun accord n'est trouvé dans les semaines à venir... Et ça, pour l'éditorialiste, "c'est une maladresse psychologique... Parce que, pour s'épanouir, le dialogue social a besoin de confiance et d'encouragements, plus que de menaces"... Olivier Picard qui analyse que "le principe de la déclaration du salarié gréviste deux jours avant le mouvement, et du vote à bulletins secrets en cas de prolongation du conflit, ne peut qu'apparaître comme une limitation du droit de grève"... Et alors là, c'est le chiffon rouge... "Touchez pas au droit de grève !", ordonne L'Humanité... pour qui "Sarkozy attaque le droit de grève"... Et dans son éditorial, Maurice Ulrich explique que, certes, "les procédures d'alerte en cas de conflit peuvent être améliorées... comme pourraient être aussi moins nombreux les motifs de conflit"... Et pour le patron de L'Huma, "cela suppose autre chose que des mises en demeure et des trémolos dans la voix pour évoquer le sort dramatique des usagers"... Maurice Ulrich qui craint de comprendre, derrière "service minimum", "service public minimum"... N'exagérons rien, répond André Schlecht, dans L'Alsace... "Que l'on donne aux salariés le pouvoir d'exprimer leurs choix par un vote à bulletins secrets, après huit jours de conflit, n'a rien de scandaleux... Et même les syndicats pourraient y trouver un atout : approuvée dans des urnes par une majorité de travailleurs, une grève gagnerait en légitimité et en force face aux tactiques de pourrissement"... Alors, on le constate, ce n'est pas une découverte... le sujet est épineux... Et pour Bruno Théveny, dans Le Journal de la Haute-Marne, "il servira de test au nouveau gouvernement et au TGV Sarkozy, décidé à frapper vite et fort... Trop vite ?, s'interroge l'éditorialiste... Eh bien, l'avenir le dira"... L'avenir... Dans la presse ce matin... l'avenir d'un journal... enfin, plus précisément, de deux journaux... Les Echos et La Tribune... Le Figaro Economie explique que "Arnault rachète Les Echos et s'interroge sur La Tribune"... Oui, "Arnault est accro au rachat des Echos", confirme Libération... Et une fois n'est pas coutume... ce sont les principaux intéressés qui en parlent le mieux ce matin... "Que se passe-t-il aux Echos ?"... Dans son éditorial, Jacques Barraux tente de répondre aux lecteurs qui, après la grève du journal mardi, ont dit avoir du mal à comprendre que l'annonce du rachat des Echos par l'une des plus belles entreprises de France puisse justifier une telle réaction... Alors l'éditorialiste revient sur le B-A-BA du métier de journaliste... la déontologie... qui passe, aux Echos, par l'attachement à un actionnariat qui garantisse une totale neutralité de la personne morale du journal... "Il faut être crédible chez Peugeot quand on parle de Renault... tenir la balance entre BNP-Paribas et la Société Générale... ou entre Martin Bouygues et Vincent Bolloré... décrire sereinement les relations contrastées des chefs de file des groupes PPR et LVMH"... Et du coup... l'arrivée de Bernard Arnault... et donc de LVMH... c'est le conflit d'intérêts assuré... "Bernard Arnault seul en lice pour le rachat", regrette Les Echos... "La déontologie n'a pas eu droit de cité... L'argument des espèces sonnantes et trébuchantes a été le plus fort... La transaction sera probablement signée avant la fin de l'été"... La Tribune, de son côté, explique que "Bernard Arnault aurait proposé 250 millions d'euros, alors que les offres concurrentes étaient autour de 200 millions"... Et si La Tribune s'inquiète... c'est que LVMH est déjà propriétaire de La Tribune justement... Alors les journalistes préviennent... "Il serait dangereux, pour le pluralisme de la presse, que LVMH, rachetant le numéro 1 de la presse quotidienne économique, choisisse de revendre le numéro 2 à un investisseur fragile, de façon à affaiblir la concurrence"... Alors même si le fond de ce dossier est intéressant... on ne peut s'empêcher de sourire tristement de la naïveté de ces spécialistes de l'économie... De leur côté, "Oui-Oui au pays du capitalisme"... On pourrait en écrire un autre, de Oui-Oui, ce matin... "Oui-Oui à la recherche de la gauche"... Paris-Normandie résume... "Alors que les communistes se rencontrent aujourd'hui, et que le Conseil national du PS se réunit demain... quel avenir pour la gauche ?"... Et dans ce journal, la réponse des ténors de la gauche haut-normande... "Il faut réformer le PC sans remettre en cause Marie-George Buffet"... Et côté socialistes en Haute-Normandie, c'est "tous derrière Fabius !"... Alors en même temps... dans le politoscope du Figaro... Laurent Fabius est loin d'être en tête des sondages pour la place de Premier secrétaire du Parti Socialiste... C'est, en fait, Dominique Strauss-Kahn qui arrive en tête, avec 62% de bonne opinion... sauf que chez les électeurs socialistes, c'est Ségolène Royal qui arrive en tête, avec 66%... Bon alors, de toute façon, ce n'est pas demain que le nouveau chef du PS sera élu... Et pour Marc Chevanche, dans Nice Matin, ce n'est pas non plus demain que le Parti Socialiste sortira de la crise... L'éditorialiste a même de grands doutes sur l'issue de cette crise sans précédent... "De 2002 à 2007, le PS vivait dans la crise sans vouloir la voir... Il ne faut pas exclure qu'il lui manque demain le pouvoir de la surmonter"... Surmonter la crise... Le mieux, souvent, c'est d'anticiper... Sur ce thème, deux sujets de réflexion ce matin... Le premier, c'est la grippe aviaire... où l'on apprend, dans Libération, que "le risque de pandémie couve"... "La menace d'une propagation humaine existe toujours... mais dans l'indifférence de la communauté internationale... En Indonésie... premier foyer mondial de la maladie... on en est cette année à 25 cas, dont 22 mortels... Et le virus se fait de plus en plus virulent... Le Vietnam, la Chine sont touchés... Le virus gagne du terrain au Nigeria et en Egypte... Or, explique l'un des pneumologues rencontrés par Libération, "une pandémie, c'est comme un tsunami... C'est une réponse mondiale ou rien"... Second dossier où l'anticipation serait de bon goût... l'eau... ou plus exactement la sècheresse annoncée... C'est dans Le Monde... Les experts du monde entier ont participé à Séville au premier forum consacré aux pénuries en eau... Et ce constat, logique : "face à la sècheresse, une meilleure gestion de l'eau s'impose"... Parce que Le Monde prévient que si les populations ont aujourd'hui de grandes difficultés à faire face aux pénuries actuelles, ces dernières ne sont rien par rapport à ce qui nous attend... Dans l'avenir, les sècheresses seront plus fréquentes, plus longues et plus sévères... Et sur ce sujet de l'eau... côté pollution... "la facture des nitrates"... C'est à lire dans La Vie... Et là, c'est la France qui est mise en accusation... Elle ne respecte pas la directive européenne de 1975 relative à la qualité des eaux... Le constat a été fait en Bretagne... Et le 27 juin, la France devrait payer une amende de 28 millions d'euros à Bruxelles... une amende assortie d'une astreinte de 110.000 euros par jour, jusqu'à ce que les cours d'eau de Bretagne retrouvent un taux de nitrates acceptable... Bref, résume La Vie... "32 ans d'illégalité... C'est le contribuable qui paiera"... Surmonter la crise... Le mieux, souvent, c'est d'anticiper... Sur ce thème, deux sujets de réflexion ce matin... Le premier, c'est la grippe aviaire... où l'on apprend, dans Libération, que "le risque de pandémie couve"... "La menace d'une propagation humaine existe toujours... mais dans l'indifférence de la communauté internationale... En Indonésie... premier foyer mondial de la maladie... on en est cette année à 25 cas, dont 22 mortels... Et le virus se fait de plus en plus virulent... Le Vietnam, la Chine sont touchés... Le virus gagne du terrain au Nigeria et en Egypte... Or, explique l'un des pneumologues rencontrés par Libération, "une pandémie, c'est comme un tsunami... C'est une réponse mondiale ou rien"... Second dossier où l'anticipation serait de bon goût... l'eau... ou plus exactement la sècheresse annoncée... C'est dans Le Monde... Les experts du monde entier ont participé à Séville au premier forum consacré aux pénuries en eau... Et ce constat, logique : "face à la sècheresse, une meilleure gestion de l'eau s'impose"... Parce que Le Monde prévient que si les populations ont aujourd'hui de grandes difficultés à faire face aux pénuries actuelles, ces dernières ne sont rien par rapport à ce qui nous attend... Dans l'avenir, les sècheresses seront plus fréquentes, plus longues et plus sévères... Et sur ce sujet de l'eau... côté pollution... "la facture des nitrates"... C'est à lire dans La Vie... Et là, c'est la France qui est mise en accusation... Elle ne respecte pas la directive européenne de 1975 relative à la qualité des eaux... Le constat a été fait en Bretagne... Et le 27 juin, la France devrait payer une amende de 28 millions d'euros à Bruxelles... une amende assortie d'une astreinte de 110.000 euros par jour, jusqu'à ce que les cours d'eau de Bretagne retrouvent un taux de nitrates acceptable... Bref, résume La Vie... "32 ans d'illégalité... C'est le contribuable qui paiera"...

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