C'est une journée ordinaire... "Une journée ordinaire dans l'infini calvaire du Liban"... Ce constat fataliste est signé L'Orient-Le Jour, le quotidien libanais francophone... En Une des journaux, c'est donc le retour des photos de guerre... "Le Liban en flammes", pour La Repubblica... "L'armée libanaise affronte une milice d'Al Qaïda", rapporte The Times... "Le Liban défié par une poignée d'islamistes", titre Le Figaro... "Le feu reprend au Liban", constate Libération... El Pais veut voir un peu d'espoir dans l'appel du secrétaire général des Nations Unies, et explique, en Une : "Ban Ki-moon demande l'arrêt des attaques au Liban et exhorte à la protection des civils"... Alors les journaux tentent d'expliquer ce qui se passe au Liban... D'abord qui est ce Fatah al-Islam ?... "Un électron libre mû par sa propre folie ?... Une excroissance d'Al Qaïda ?... Un groupuscule manipulé par Damas ?"... C'est L'Orient-Le Jour qui s'interroge... Et pour le journal, la réponse est simple : "le Fatah al-Islam est probablement un peu tout cela à la la fois"... Dans La Croix, "cinq questions pour comprendre ce qui se passe au Liban"... Pour le journal catholique, "les extrêmistes sunnites posent un nouveau défi au Liban"... Le Parisien-Aujourd'hui en France cherche lui aussi à comprendre... et s'interroge : "La Syrie est-elle derrière ces événements ?"... "C'est possible", répond le journal... Pour Pierre Rousselin, dans Le Figaro, c'est plus que possible, c'est sûr... Et l'éditorialiste analyse... "Il a suffi que l'on se remette à évoquer, à l'ONU, la mise en place du tribunal spécial chargé de statuer sur l'assassinat, en 2005, du Premier ministre Rafic Hariri pour que cela déclenche une nouvelle poussée de fièvre... Au Liban, chaque fois que les intérêts de la Syrie sont menacés, une flambée de violence met en péril le gouvernement"... L'éditorialiste poursuit... "Il faut tout faire pour obtenir très vite un arrêt immédiat de la violence... Très vite aussi, la question du tribunal spécial doit être tranchée, pour que la Syrie cesse une fois pour toutes de semer la discorde au Liban"... "Il faut sauver le Liban", exhorte François Sergent dans Libération... Lui aussi montre la Syrie du doigt... Et il explique : "La Syrie espère toujours faire un deal avec l'Occident : "si vous n'enterrez pas le tribunal de l'ONU, qui se rapproche trop des commanditaires syriens de l'assassinat d'Hariri, vous aurez la guerre au Liban, et on ne vous aidera pas en Irak"... Alors pour François Sergent, "la France de Sarkozy et de Kouchner doit continuer, au nom du droit d'ingérence, de refuser ce marchandage, et de défendre le tribunal de l'ONU... C'est le meilleur moyen de protéger toutes les communautés libanaises de leurs prédateurs et de leurs pseudo-protecteurs"... Alors vous lirez dans vos journaux que les miliciens du Fatah al-Islam ont installé leur base dans un camp de réfugiés palestiniens, au nord de Tripoli, la deuxième ville du Liban... Nahr al-Bared abrite 22.000 réfugiés... Dans L'Humanité, Pierre Barbancey a recueilli un témoignage de l'un d'entre eux... "Faites savoir au monde entier que les gens du camp ne sont pas des terroristes"... Alors en France... Aujourd'hui, il faut bien le dire, c'est beaucoup plus largement le bien-être de la planète qui nous intéresse... Eh oui, on reparle du Grenelle de l'écologie... Et vos journaux, pleins d'espoir mais un peu sceptiques hier, constatent ce matin "un climat de dialogue sur l'environnement"... c'est ce que dit La Charente Libre... ou encore "l'écologie devient une affaire d'Etat", en Une de L'Indépendant du Midi... Oui, "l'écologie à l'Elysée : bon climat", juge La Voix du Nord... puisque, explique le journal, "les militants écologistes, reçus hier matin par Nicolas Sarkozy et Alain Juppé, ont salué une réunion historique"... Oui, "pas mal pour un début", reconnaissent, de concert, les éditorialistes de L'Alsace et de L'Est Républicain... "Certains doivent être verts de rage", ironise Gilles Dauxerre dans La Provence... L'éditorialiste salue le geste politique, particulièrement fort... Mais l'essentiel reste à faire, dit-il... "Il ne faudrait pas croire que le consensus va jaillir d'un coup de baguette magique... Sur le nucléaire, l'agriculture industrielle ou les OGM, le gouvernement et les associations écologistes sont loin d'être en accord... Mais au moins ils en parlent, sans tabous... Ca aussi c'est nouveau, des deux côtés"... Alors évidemment, "les interlocuteurs de Nicolas Sarkozy ne sont pas dupes de l'entreprise de séduction dont ils sont la cible", écrit Camille Ollivier dans Le Républicain Lorrain... "Mais ils considèrent que l'obligation de résultat que s'est assigné le Président peut coïncider avec leurs propres objectifs"... Il faut dire que la mutation écologique va dans leur sens... C'est le constat de Bernard Le Solleu, dans Ouest-France... "La crise écologique est là, et l'opinion en est désormais convaincue... Nicolas Sarkozy l'a compris... Ne pas être écolo aujourd'hui est devenu politiquement incorrect"... Et ça, c'est bien le principal regret des 11 ministres de l'Ecologie qui ont précédé Alain Juppé... En quelque sorte, il en a de la chance, lui !... "Regrets éternels de 11 anciens ministres"... C'est à lire dans Libération... une étude signée de l'association WWF France... Cette étude, on y trouve des conseils, des satisfecits... un véritable programme en fait pour Alain Juppé, explique Libé... On y trouve donc aussi les regrets... Brice Lalonde regrette de ne pas avoir réussi à mettre en place l'interdiction totale des essais nucléaires... Alain Carignon aurait aimé pouvoir communiquer sur une vaste campagne pour faire évoluer les esprits... Ségolène Royal regrette de ne pas avoir créé une organisation mondiale de l'environnement... Barnier, Lepage, Voynet, Cochet, Bachelot, ou encore Lepeltier et Ollin ont tous également leur projet non abouti... de l'interdiction des pesticides à la politique des déchets, en passant par le bonus-malus automobile... "Pas mal pour un début", disent donc les éditorialistes ce matin... C'est plus que ça, pour François Ewald dans Les Echos... Professeur au CNAM, François Ewald est président du Conseil scientifique et d'évaluation de la Fondation pour l'innovation politique... Alors son analyse est simple... "Nicolas Sarkozy, c'est la fin de la domination des idéologies... Dans cette Présidentielle 2007, les électeurs ont voté pour le candidat qui leur semblait le plus sûr, le plus efficace... Nicolas Sarkozy est celui qui, par son professionnalisme, a le mieux compris et mis en scène les choses... On est entré dans la "désidéologisation"... Et d'ailleurs, poursuit l'observateur politique, à gauche, Ségolène Royal a eu la même intuition... Elle a tenté de contourner les dogmes du Parti Socialiste... Et là, le chantier reste ouvert"... Alors à gauche justement... Eh bien Ségolène Royal fait la Une de Libération... Une enquête LH2, publiée par le journal, explique que les sympathisants de gauche ne tiennent pas rigueur de sa défaite à la candidate socialiste, qui reste pour eux la personnalité qui incarne le mieux leurs valeurs... Bref, ironise Laurent Joffrin, "le cauchemar des éléphants est sans fin"... Gauche, droite... Dans tous vos journaux, la campagne des législatives s'affiche... Et dans Sud-Ouest, Bruno Dive résume... "Il y a au moins une certitude : le prochain Premier ministre se prénommera François"... Explication de l'éditorialiste... "Qu'il s'agisse de l'actuel titulaire, Fillon, si, comme tout le laisse à penser, la majorité sortante était reconduite... de Hollande, que sa fonction de Premier secrétaire propulserait à Matignon si par hasard la gauche remportait les élections... ou de Bayrou, si par extraordinaire une majorité d'électeurs se connectaient à son MoDem"... Bref, conclut Bruno Dive, c'est "la bataille des trois François"... Allez... Pour finir, ce matin, on ouvre Paris Match... En couverture... la famille Sarkozy... "Une famille d'aujourd'hui à l'Elysée", titre l'hebdomadaire... Nicolas et Cécilia, entourés des 5 enfants du couple... Dans ce numéro, vous découvrirez les premières photos privées... Très honnêtement, on a un peu une impression de déjà-vu... Vous verrez aussi Ségolène Royal à la plage, en Tunisie... François et Penelope Fillon dans leur terre de Solesmes... Mais le plus intéressant, dans ce numéro de Paris Match, c'est l'interview de John Frank Pinchao... ce soldat colombien qui a échappé aux FARC... Après 8 ans et demi de captivité, il a réussi à s'échapper... Et dans cette interview accordée à Paris Match, il parle d'Ingrid Betancourt... Et Match raconte... "Il la décrit comme la femme que nous avons connue... une battante intraitable, à la volonté intacte, qui en 5 ans n'a jamais cédé un pouce de terrain à ceux qui prétendent la briser"... Pinchao explique qu'il a passé 2 ans et 9 mois à côté d'Ingrid... Elle lui a même donné quelques cours de français... "Elle est la plus grande ennemie des guérilleros, dit-il encore... Elle n'hésite pas à les affronter... Elle a essayé de s'évader, à 5 reprises... A chaque fois, ils l'ont rattrapée... Mais elle ne pleure jamais... Elle est trop forte pour cela"...

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