On commence ce matin par l’infiniment loin, on se rapprochera ensuite…

« Vie sur Mars, l’heure de vérité », dossier à la Une du magazineCiel et Espace de mars-avril. Série d’articles passionnants pour faire le point sur tout ce qu’on sait, et ce qu’on ne sait pas encore sur d’éventuels martiens. On sait désormais qu’il y avait plein d’eau sur mars, elle était donc habitable. Mais par qui, par quoi ? comment retrouver trace de vie ? serait on même capable de la déceler ? « Ah si on voit gambader un lapin sur les collines rouges, ce sera un signe non ambigu » s’amuse un scientifique, sauf que très sérieusement, c’est plutôt des traces de vie de taille infinitésimale que l’on recherche, vieilles de 3, 9 milliards d’années, si on trouve, on en saura beaucoup plus sur nous-mêmes. Vertigineux, et dans l’affaire, les européens sont en pointe, la prochaine mission spatiale d’exploration de notre planète soeur sera effectuée par Exomars 2018, de l’agence spatiale européenne. Une première pour l’europe qui jusque là, n’avait jamais posé les pieds, ou les roues sur mars

Retour sur Terre, avec de très fortes inquiétudes autour d’un barrage dont l’effondrement pourrait causer une catastrophe majeure

Ce barrage, anciennement surnommé barrage Saddam est situé en Irak,à 60 KM en amont de Mossoul, fief des djihadistes du groupe Etat islamique depuis 2014. Depuis fin janvier nous raconte La Croix , les Américains multiplient les déclarations alarmistes sur les risques de rupture de cet ouvrage de 113 mètres de haut et long de 3 km 600. S’il venait à rompre, il donnerait lieu à un scénario d’apocalypse arrachant la vie à plus de 500 000 personnes, formant une vague monstrueuse de 54 mètres de haut. Ce n’est pas totalement nouveau, dès sa construction en 81, les problèmes géologiques avaient été gravement sous estimés, mais il a été grandement fragilisé par manque de maintenance lorsque Daech a d’abord pris le contrôle du site, volé le matériel et fait fuir le personnel en août 2014…à l’approche du printemps, la menace n’a jamais été aussi grande. Le premier ministre irakien appelle à des travaux d’urgence. Pour l’instant, l’entreprise italienne qui vient de signer un contrat pour sécuriser l’ouvrage reste très discrète sur l’envoi de 450 ingénieurs et techniciens sur place, elle attend que des forces militaires italiennes protègent le site. Catastrophe en vue donc pour le barrage réputé aujorud’hui « le plus dangereux du monde »

Dans la presse également ce matin, et là on revient en France, des nouvelles de nos ex …

D’abord, un éclat de rire…celui du pape François face à l’humour de Nicolas Sarkozy. L’ex-président a en effet été reçu hier en audience privée au Vatican, et c’est Guillaume Tabard, éditorialiste auFigaro , seul « journaliste-accompagnateur » du voyage, qui nous dévoile la facétie de Sarkozy, qui a confié à François son admiration pour le système d’élection des papes « On vous enferme, aucune communication, aucune transparence, aucune démocratie, et aussitôt vous êtes reconnu comme le chef d’une communauté d’un milliard de personnes » s’extasie-t-il. De quoi faire rêver effectivement tout candidat ! En attendant, La Croix souligne que cette visite peut surtout aisément s’interpréter comme un moyen de rallier l’électorat catholique, en particulier celui lié à la mouvance de la manif pour tous, heurté par son revirement sur la loi Taubira.

Autre ex à s’exprimer. Michel Rocard, ancien premier ministre de François Mitterrand dansAujourd’hui en France/Le Parisien ce matin. Michel Rocard qui se dit révolté par la façon dont l’europe gère le dossier des réfugiés, « honteux » dit il. Lapidaire sur François Hollande qu’il juge « instantanéiste », peu soucieux d’accepter que ce qu’on fait d’important en politique prend toujours du temps. En revanche, il soutient le projet de loi El Khomri, jugeant qu’il va dans le bon sens. « Il arrive à la jeunesse dit il, d’en vouloir trop, de se bloquer sur des positions et espoirs intenables »

Toujours sur la loi travail, les patrons eux ont bien réfléchi, et finalement ils estiment eux, que cette loi ne va pas assez loin.

Les Échos nous expliquent effectivement que quasi toutes les organisations patronales ont enfin réussi à se mettre d’accord pour présenter aujourd’hui un contre-projet de loi à celui de la ministre. En fait, c’est surtout un signal politique vis à vis de leurs propres troupes pour dire, on est unis, ce qui n’était pas gagné. Mais à lire dans Libération la série de témoignages de patrons de petites et moyennes entreprises, on mesure le décalage qu’il peut y avoir dans les revendications des uns et des autres. On ne cesse de dire que c’est dans ces petites entreprises que résident les gisements d’emploi….et bien eux expliquent en quoi la loi travail est souvent à côté de la plaque de leur quotidien. Peur d’embaucher en CDI, le mantra du medef et du gouvernement ? pas franchement le problème pour beaucoup d’entre eux. Les prud’hommes frein à l’embauche ? bof, l’expérience est évidemment désagréable, mais ça ne les tétanise pas au point de ne pas embaucher. Non, eux mettent en avant la paperasserie hallucinante à gérer à chaque nouvelle embauche pour une petite structure ou le fameux couperet des seuils sociaux plus adapté aux grands groupes qu’à eux-mêmes. Bref une loi qu’ils voient une fois de plus faite pour les « Gros », et pas les « petits ».

Chez les gros justement, les entreprises du Cac 40, les femmes toujours à la traine dans les instances dirigeantes. Dessin de Kak à la Une de l’Opinion, une femme dûment épinglée DG, directrice générale débarque à la table du conseil d’administration toute masculine de son entreprise. « Bonjour, je suis votre nouvelle.. »on ne lui laisse pas le temps de finir « Pas de café, merci ». Au sein des 300 plus gros groupes français, 3,5% de femmes seulement dans le cercle des premiers dirigeants, soit Une pour 27 hommes. Et quand par miracle, l’une atteint le graal comme Anne Chopinet, future patronne du géant énergétique Engie, elle n’obtient pas le titre de pdg, le groupe ayant opportunément décider de scinder la fonction de son prédécesseur en 2.

Dans l’Opinion également, on apprend que les fonctionnaires allemands réclament 6% d’augmentation de leur traitement ! de quoi faire pâlir d’envie leurs homologues français qui viennent tout juste d’obtenir un coup de pouce de 1,2. Les syndicats allemands mettent en avant la prise en charge des réfugiés ces derniers mois pour justifier ce geste à faire sur leur fiche de paie.

Et puis une menace de démission, à lire dans la Voix du Nord, celle du patron du département du Nord Jean René Lecerf ;confronté à une budgétaire très difficile, il se dit prêt à démissionner s’il n’obtient pas de pouvoir baisser les impôts, promesse de campagne. Il s’agit en fait d’un bras de fer avec le gouvernement sur le financement du RSA. En cas de démission, la même majorité pourrait en fait faire voter une hausse d’impôt aux nordistes, mais au moins, c’est bien l’Etat qui serait jugé responsable

On termine par une vente aux enchères qui va évidemment ravir les plus fans…

Le patrimoine du cinéaste Michel Audiard éparpillé façon puzzle lors d’une vente aux enchères en mai. Son petit fils se sépare d’une foule d’objet nous raconte le Figaro : bureau, bicyclette, casquettes, bibliothèque fournie, Audiard était notamment un grand admirateur de Céline. Avec quelques belles surprises, un roman inachevé ou encore un scénario co écrit avec Patrick Modiano, d’après le livre autobiographique de Jacques Mesrine. Alors, oubliez la méchante phrase du célèbre critique, Jean-Louis Bory, un habitué du Masque et la Plume à France inter, « J’ai marché dans l’Audiard, par chance c’était du pied gauche », et achetez de l’Audiard. Il parait qu’il y en aura pour toutes les bourses et ça pourrait même vous porter chance !

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