Par Laëtitia Gayet.

Il y a plusieurs formes d'espionnage. Espionner pour prévenir le vol de câbles sur les rails. On en parlait hier matin.

La SNCF teste actuellement l'utilisation de drones. Le Figaro chiffre le coût des vols de câbles.

30 millions d'euros par an pour Réseau Ferré de France. La DGAC la Direction Générale de l'Aviation civile, pourrait donner son feu vert à la SNCF, avant la fin de l'année.

Les drones encore, mais pour espionner et détruire les nids de frelons. L'appareil est en Une de Sud-Ouest . Le prototype a été développé dans les Landes. Son principe, s'approcher du nid, enfoncer une perche-dard, diffuser une poudre et le tour est joué. Les frelons meurent.

On peut aussi espionner pour faire justice soi-même.

Page 16 du Parisien-Aujourd’hui en France , on apprend qu'un habitant de la Vienne excédé par les vols de culottes de sa femme a placé une webcam dans son jardin. C'est comme ça qu'avec ses deux fils, il a réussi à surprendre, ceinturer et ligoter le voleur avant d'appeler la gendarmerie. Le fétichiste avait quand même dérobé 70 culottes en un an et demi.

L'espionnage à grande échelle, à présent. Celui confirmé par Le Monde hier, de la France par la NSA américaine.

Ne soyons pas naïfs écrit Patrice Chabanet dans Le journal de la Haute-Marne . La NSA continuera son job. Et elle aura toujours de bons arguments pour justifier son intrusion dans la vie notamment des entreprises.

En témoigne le monsieur sécurité d'Airbus dans La dépêche du midi . On arrête des attaques tous les jours. Et la tâche est immense relaie Gil Bousquet. 200.000 salariés internes et externes.

50.000 PC portables en circulation. 5 millions de mails envoyés et 15 millions de pièces jointes reçues par mois. De plus en plus de documents sont cryptés via un logiciel développé en Europe.

Dans les pages Débats du Figaro , Julien Nocetti, chercheur à l'IFRI déplore ce matin, que l'Union Européenne n'ait pas anticipé les évolutions d'internet. Ca laisse dit-il, les Anglo-Saxons penser le numérique. Numérique qui est souvent sous l'influence d'acteurs du net qui eux, sont Américains. Ce n'est plus l'apanage des geek. C'est une puissance.

Face à la pêche au chalut de la NSA, la DGSE pratique la pêche au harpon. Petit mot signé du socialiste Jean-Jacques Urvoas, en fin d'article page 7 de Libération .

Alors que retenir de la convocation de l'ambassadeur américain hier ?

Gesticulation, assure Arnaud Danjean dans La Voix du Nord . Pour l'ancien agent de la DGSE et vice-président de la sous-commission sécurité défense du parlement européen, depuis l'affaire Snowden, les Russes et les Chinois qui nous espionnent doivent bien se marrer.

Barack Obama s'en est expliqué par téléphone hier soir, avec François Hollande.

Oui. Mais peu d'échos dans la presse étrangère finalement. Si ce n'est pour dire comme

The International New York Times , que les Français ne sont pas contents.

Les médias américains s'intéressent plusse en fait, à l'Obama Care, et aux dysfonctionnements du site internet mis en place pour les adhésions aux mutuelles. Les drapeaux rouges sont levés affirme le Washington Post .

Barack Obama s'en est agacé hier, dans jardins de la Maison Blanche. Mais les mots du président pourraient bien tomber dans l'oubli. Car ce que l'on retiendra de son intervention, c'est le malaise d'une jeune femme enceinte derrière lui. Vidéo à l'appui, Le Huffington Post décrit la scène.

SON 0'23 "Obama discours"

Barack Obama parle. La jeune femme vacille. Il se retourne. Il l'a retient. "Ca va. Je vous tiens."

"Ca arrive quand je parle trop longtemps"

L'histoire se poursuit sur Twitter. Karmel Allisson remercie Obama de l'avoir rattrappé. Son mari, David lui, aurait bien voulu intervenir. Mais il a eu peur de la réaction des services de protection du président américain.

Quoi d'autre dans la presse ?

L'enquête du Parisien-Aujourd’hui en France sur les ouvriers Roumains de chez Gad dans le Finistère. Ils sont envoyés par des agences d'intérim roumaines. Ils sont certes payés au SMIC. Mais leur paye est versée via Bucarest. Et ces travailleurs étrangers ne touchent au final, que 4 à 5 euros de l'heure//

L’Echo de Belgique affirme ce matin, que le parquet de Bruxelles a ouvert une information judiciaire à l'encontre de Bernard Tapie. L'affaire porte sur un virement de 900.000 euros d'un compte français vers un compte belge. Bernard Tapie, sa femme et son fils ont été entendus par la justice belge. Selon l'homme d'affaire, l'argent aurait servi au lancement des activités en Belgique de son fils.

Allons ensemble à la FIAC…

La foire internationale d'art contemporaine de Paris ouvre ses portes jeudi.

Elle a la 40aine flamboyante pour Beaux-arts Magazine de novembre. Moribonde il y 10 ans, elle a réussi sa transformation. Lutèce la ringarde ne surfe plus sur son passé. Elle ouvre ses lieux comme le Grand Palais, le Palais de Tokyo ou Maison Rouge.

Une aubaine pour les collectionneurs qui selon le mensuel L'oeil , se sont multipliés. Ils n'ont plus de temps, donc ils focalisent sur quelques manifestations de stature internationale.

Alors qui expose ?

Pas le galeriste le plus reconnu selon le mensuel. Mais celui qui a un projet. Et le turn over est violent poursuit Emmanuel Lequeux de Beaux-arts Magazine . Certaines galeries qui n'existaient pas il y a 6 mois, peuvent par exemple, rentrer dans le saint des saints pour en être éjecté l'année d'après.

Emmanuel Perrotin, lui, sera à la FIAC. Harry Bellet du Monde dresse le portrait de ce marchand d'art peu commun, dont le seul diplôme est le permis de conduire. Et qui a 21 ans a ouvert sa propre galerie en pariant sur la production d'oeuvre. Il vend sur plan. C'est ainsi qu'à ses débuts, il a vendu un Murakami 10.000 dollars.

8.000 dollars pour la production. Il en restait 1.000 pour l'artiste et 1.000 pour lui, le prix de son billet d'avion.

Alors que pourra t'on voir à la FIAC cette année ?

Le bloggeur du Monde ... Lunettes rouges aime particulièrement le stand à la salle de bain du Gallois Mac Adams. Comme une scène de crime.

Parmi les œuvres retenues par Valérie Duponchelle du Figaro , la vidéo dérangeante de Maria Marshal. Ca commence par un sourire d'enfant, crâne rasé. A mesure que la caméra recule, on voit l'enfant en camisole de force, dans une cellule capitonnée.

Le tout pour quel prix ?

Beaux-arts Magazine livre son catalogue.

Un million et demi pour une scultpure de Bazelitz.

160.000 euros pour une accumulation d'Arman.

Et puis si vous n'avez pas trop les moyens, sachez qu'on peut trouver un sac UNTEL en papier pour un euro. Souvenir seventies du collectif français qui ne concédait rien au marché.

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