Un vent de modernité soufflerait-il sur le Japon ? Au palais impérial, peut-être. Par petites touches, Masako, l'épouse de l'empereur Naruhito, fait montre d'un certain esprit d'indépendance. Aujourd'hui, tous les deux vont devoir se plier aux rituels de l'intronisation qui marquent la montée officielle sur le trône...

Lors d'une cérémonie séculaire, l'empereur japonais Naruhito (59 ans) a officiellement accepté le trône. Il a été inauguré dans la grande salle du Palais impérial à Tokyo, le 22 octobre 2019. À ses côtés, l'impératrice Masako
Lors d'une cérémonie séculaire, l'empereur japonais Naruhito (59 ans) a officiellement accepté le trône. Il a été inauguré dans la grande salle du Palais impérial à Tokyo, le 22 octobre 2019. À ses côtés, l'impératrice Masako © AFP / Albert Nieboer / Royal Press Europe / dpa Picture-Alliance

« Le 27 mai dernier, l’impératrice Masako a osé une folie. » C’est Yann Rousseau qui raconte la scène dans les colonnes des ECHOS. Mais quelle folie a donc osé l’impératrice japonaise ? La réponse tient dans la phrase qui suit : « Elle a pris la parole avant son époux, l’empereur Naruhito. » C’était au palais impérial, alors que le couple recevait les Trump. Le président des Etats-Unis était venu avec un cadeau, un précieux violon vieux de 80 ans, et l’impératrice Masako s’est alors empressée de dire que son époux, fin musicien, "pourrait en jouer le soir-même" ! Au Japon, l’innocente sortie a fait beaucoup de bruit. Une impératrice n'a le droit de s'exprimer avant son mari. Beaucoup de bruit, aussi, quand cet été, lors d’une cérémonie officielle, Masako s’est tenue sur la même ligne que son mari. Interdit, là encore. Elle aurait dû rester un pas en retrait, comme le faisaient les précédentes impératrices.  

Au Japon, le nouveau couple impérial instille une dose de progressisme dans la société

C'est le titre de l'article, où l'on peut lire que le nouvel empereur japonais milite, "discrètement, pour un pays plus ouvert sur l'étranger et plus respectueux de l'égalité entre les sexes".  Ce mardi, cependant, Masako devrait, avec son mari, se plier aux rituels de l’intronisation, qui marquent la montée officielle du souverain sur le trône du Chrysanthème. Des rituels très codifiés, remontant au VIIe siècle. Comme nous le détaille mon confrère, il y aura d'abord une cérémonie à huis clos. Durant la cérémonie, l’empereur devra  « informer » les âmes de ses ancêtres et Amaterasu, la déesse du Soleil, de son avènement. Ceci se déroulera dans trois petits temples construits dans l’enceinte du Palais impérial. Puis, en milieu de journée, il apparaîtra avec son épouse, tous les deux vêtus en tenue traditionnelle, dans la salle des Pins du Palais impérial, pour proclamer son accession formelle au trône. 

C’est alors que le Premier ministre criera trois fois « Banzai ! », soit littéralement « 10 000 ans ! », « Longue vie à l’empereur ! » 

Mais parfois, des vies sont bien courtes, comme celle du petit Tony, mort à l'âge de 3 ans. C'était à Reims en novembre 2016.

Jonathan, le voisin poursuivi pour "non-dénonciation de mauvais traitements"

Le Parisien nous raconte l'histoire en détail. Tony est mort suite aux coups répétés de son beau-père. Il était devenu son souffre-douleur. Nez cassé, côtes brisées, des hématomes sur tout le corps, lésions des parties génitales et du cuir chevelu, éclatement de la rate, pancréatite aiguë. Sa mère, âgée de 19 ans, avait tenté de camoufler les circonstances de sa mort en évoquant une chute dans les escaliers. 

Et, suite à cela, plusieurs voisins du couple avaient fait part à la presse, puis à la police, de leurs regrets de ne pas avoir fait plus pour sauver cet enfant. Sa mère et son beau-père seront jugés plus tard, mais aujourd’hui, c’est justement l’un des voisins qui va comparaître devant le tribunal correctionnel. Jonathan est âgé de 34 ans et vivait avec sa compagne sous l’appartement dans lequel Tony était quotidiennement frappé. Il est donc poursuivi pour « non-dénonciation de mauvais traitements » et risque pour cela jusqu’à trois ans de prison. 

Une première dans ce type d’affaire. Il lui est reproché de ne pas avoir alerté les autorités, alors qu’il était le témoin auditif de l’enfer vécu par le garçonnet. Il avait pourtant pris plusieurs initiatives, collant notamment une affichette dans l’ascenseur sur les violences faites aux femmes, affichette destinée à « réveiller la mère », dit-il… Il assure également avoir signalé au bailleur social ses suspicions de mauvais traitements, et s’être même rendu au commissariat, mais c'était un dimanche et il était fermé. 

Du côté des associations, on est inquiet de ce procès. Inquiétude de Caroline Rémond, avocate de L’Enfant Bleu .

On passe notre temps à dire aux gens d’alerter par tous les moyens possibles. Mais si cet homme est condamné, à l’avenir tout le monde se taira. 

Inquiétude Martine Brousse, présidente La Voix de L’Enfant.

On poursuit le seul voisin qui a tenté de faire quelque chose... Le problème, c’est que trop de gens ignorent encore l’existence du 119. 

Le 119 : numéro national et gratuit, qui permet de faire part des soupçons de maltraitance en toute discrétion. 

De son côté, Le Dauphiné nous raconte une autre agression.

 Tony, 3 ans, décédé le 28 Novembre 2016, victime des coups répétés portes par son beau père ultra violent, à Reims
Tony, 3 ans, décédé le 28 Novembre 2016, victime des coups répétés portes par son beau père ultra violent, à Reims © Maxppp / L'Est Républicain

Un homme poignarde un passant qui aurait mal parlé... à son chien 

C'était hier matin dans une rue de Grenoble. Un homme était en train de promener son chien, un chien de race, un Jack Russel… Soudain, le voilà qui se dispute avec un passant. Puis il sort un couteau, se jette sur lui et le poignarde aux jambes et au thorax. Motif de sa colère : le passant aurait mal parlé… à son chien. Âgée d’une cinquantaine d’année, la victime a été transportée en urgence à l’hôpital. L’auteur de l’agression est en garde à vue.

Il est également question d’une chorale ce matin. La chorale de l’association des Petits Chanteurs de Saint-Marc. Vous la connaissez, cette chorale lyonnaise, créée il y a une trentaine d’année. En 2004, ses petits chanteurs étaient devenus des stars internationales, grâce au film Les Choristes, de Christophe Barraté. Eh bien, les Petits Chanteurs de Saint-Marc, c’est fini, comme le rapporte LA CROIX. En proie à des difficultés financières, l’association  vient d’annoncer sa dissolution.

Et Eric Zemmour, sur CNews, combien de temps cela va-t-il durer ? 

« Dehors Zemmour : à Canal+, la motion de la colère »

Le site Les Jours nous apprend que les élus du personnel ont voté, un vote à l’unanimité, une motion exigeant que la direction de la chaîne cesse sa collaboration avec le polémiste. Depuis la semaine dernière, et alors qu’il a été condamné par la justice pour incitation à la haine religieuse, Zemmour intervient tous les soirs, du lundi au jeudi, dans l’émission Face à l’infoUn jour, il s’en prend aux musulmans, aux femmes voilées, aux Kurdes… Un autre, c’est aux Algériens, puis aux homosexuels… Le lendemain, il assure que Bachar al-Assad « n’a pas gazé son peuple, il a gazé ses adversaires ». Et Christine Kelly, ancienne de CSA, qui anime le débat, ne rectifie même pas. Pour les syndicats, la chaîne joue avec le feu, laissant véhiculer sur son antenne des idées nauséabondes. On flatte les instincts les plus bas, les sentiments les plus vulgaires. Réponse lapidaire de la direction.

Canal+ reste le groupe de toutes les opinions.

Autrement dit : même les pires. Canal+, qui est donc propriétaire de CNews, et dont l’actionnaire, Vincent Bolloré, "a voulu Zemmour et l’a eu".

Dans le même temps, toute la presse évoque ce matin la grippe et l’intérêt de se vacciner. Dorénavant, les pharmaciens sont habilités à le faire. Hier, on nous parlait de l’épidémie de gastro. Mais là, comme pour Zemmour, il n’y aucun vaccin. 

Et puis on parle aussi de bouquins dans les journaux. 

Le SOS d’une veuve d’agriculteur

C’est à lire dans Le Figaro. Elle s’appelle Camille Beaurain, elle a 26 ans. Son mari s’est pendu le 27 octobre 2017. Elle vient de publier un livre, Tu m’as laissée en vie, un livre où elle raconte la détresse qui secoue le monde paysan. Détresse que l’on retrouve d’ailleurs en Une de nombreux journaux. Des manifestations ont lieu ce mardi. 

Dans Le Parisien, plus léger, c’est le bouquin d’un coiffeur, Sacha, 46 ans, qui publie ses Brèves de coiffeurs … Ses souvenirs de salon. Un homme particulièrement laid, se présentant avec une photo d’Alain Delon jeune pour demander la même coupe… Des clientes qui font mine de laisser un pourboire sur le comptoir de l’accueil... en réalité, elles raflent l’argent dans la corbeille.

Enfin, troisième bouquin : celui de Ginette Mone. Je ne sais si vous la connaissez. Moi, je ne la connaissais pas. Elle fut pourtant une figure, une impératrice des nuits parisiennes dans les années 1980. Elle a même enregistré un disque. Aujourd’hui, elle vit dans un foyer à Toulouse, et elle vient de publier son autobiographie : Solitude, je t’aime… mais tu m’emmerdes.  Ou découvre son portrait, savoureux, dans le mensuel toulousain Boudu.

Ginette Mone, la dame-pipi des stars

Car elle fut notamment dame-pipi des Bains-Douches et de l'Elysée-Matignon… A l'époque, elle approchait des 50 ans.

J’en ai vu, des vedettes ! Johnny, plein de fois, mais seulement deux fois à jeun… Bécaud, Sardou (très gentil), et Jacqueline Maillan, tellement drôle… Catherine Deveuve, elle, je l'ai vue une dizaine de fois. Pas un regard, pas un sourire, pas un pourboire. Rien. 

Ginette Mone gratifie même cette dernière d’un qualificatif que la décence m’empêche ici de répéter. C’est une vieille dame désormais. Une vieille dame un peu seule. On lui souhaite longue vie. 

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