Désolé pour ceux qui sont encore au bord de la mer, mais c'est officiel, c'est aujourd'hui la rentrée politique, une semaine avant la rentrée des classes. Et pour Le Figaro, le gros temps s'annonce... Jamais, estime Bruno Jeudy, la rentrée politique de Nicolas Sarkozy n'a paru aussi périlleuse. Le président, attaqué de toutes parts sur sa politique sécuritaire qui, elle, n'a pas pris de vacances. Après la presse étrangère, c'est au tour de l'Eglise catholique de "fustiger la manière dont le gouvernement est en train de traiter les Roms", écrit Jacques Guyon dans La Charente-Libre. C'est l'Eglise d'en bas qui se trouve mal à l'aise, écrit Sud-Ouest. Elle est incarnée ce matin à la Une de La Voix du Nord, avec les traits qui font penser à Don Camillo, d'après L'Alsace. Ont voit le Père Arthur Hervet exhiber la médaille qu'il a reçu pour avoir épaulé les minorités, un titre de chevalier de l'Ordre national du mérite qu'il compte aujourd'hui renvoyer pour protester contre l'action du gouvernement. "Ca commence à faire beaucoup de critiques", estiment L'Union et L'Ardennais. "On est bien au-delà du petit milieu politico-médiatique parisien dénoncé par Brice Hortefeux", écrit Paris-Normandie. La Croix se demande si le gouvernement va tenter de disqualifier l'Eglise comme elle a disqualifié tous ses opposants jusqu'à présent. "Le débat tourne au vinaigre" pour Le Journal de la Haute-Marne. A tel point que le climat devient anxiogène pour La République du Centre. Dans La Vie, Jean-Pierre Denis explique que le démocrate chrétien n'aime ni l'éclat du bling-bling, ni les sirènes hurlantes de ces derniers jours. L'hebdomadaire estime que Nicolas Sarkozy est en train de perdre l'électorat catholique qui avait largement contribué à son élection en 2007. Les voix du Seigneur pourraient donc, d'après La Vie, se rabattre sur le centre lors de la prochaine présidentielle. Bruno Duvic : Et la gauche pourrait en profiter... il y aurait en tout cas un frémissement, Etienne... Etienne Monin : Enfin, il y aurait du désir autour de la gauche ! Libération célèbre l'évènement avec 5 pages articulées autour du sondage Via-Voice qu'il a commandé. Paradoxe : les sondés souhaitent, à une petite majorité, une victoire de la gauche mais ils pensent aussi qu'elle ne ferait pas mieux que la droite au pouvoir. "Le rejet du pouvoir se fonde ainsi dans un scepticisme destructeur à l'égard de la classe politique", commente Laurent Joffrin. Pour autant, Libé estime que cette rentrée devrait marquer la fin de la glaciation pour la gauche. Reste à trouver une position sur le débat qui l'empoisonne : la sécurité. Dans Le Parisien, Ségolène Royal fait une confidence : "Admettons-le, il y a plusieurs lignes sur le sujet au sein du PS, dit l'ex-candidate... Je ne souhaite pas que ce soit la ligne laxiste qui l'emporte". Bruno Duvic : Et du côté du gouvernement, Etienne Monin, toujours des questions sur l'avenir de François Fillon... Etienne Monin : Pour l'instant, rien n'a filtré... France-Soir se contente, pour l'instant, de rappeler que le nom de Michèle Alliot-Marie revient avec insistance pour prendre la suite à Matignon... Elle signe aujourd'hui une tribune dans Le Figaro, sur l'indispensable respect de la loi et des institutions. Mais pour tenter de prédire l'avenir, L'Est-Républicain en est à faire dans l'interprétation vestimentaire. "Pourquoi François Fillon, toujours tiré à quatre épingles, portait-il une veste de coton entre bleu de charpentier et Mao chic ? demande Philippe Jarrassé. L'éditorialiste estime que ça lui donnait à la fois un air de "condamné" et de "moine zen lévitant". Mais impossible de savoir si c'était pour faire décontracté comme le président ou, au contraire, pour marquer une distance avec le tohu-bohu sécuritaire. Bruno Duvic : Sur la route maintenant, avec les Roms renvoyés dans leur pays... Etienne Monin : Reportage dans Le Parisien-Aujourd'hui-en-France... Nicolas Jacquart a suivi une famille partie jeudi de Grenoble, direction le village d'Alba Iulia, dans les Carpates, en Roumanie. Après 14 mois passés au pied des Alpes, la famille de Marius a pris le vol spécial pour Bucarest avec le montant de l'aide au retour : 1.200€, comme une promesse de vacances, écrit le journaliste. Quand ils sont arrivés dans leur village, toute la famille les attendait déjà, accueil de vedettes sur le pas de la porte, puisqu'elle les avait vus à la télévision, filmés depuis l'aéroport. Dans le village, pas d'eau, pas d'électricité, écrit Nicolas Jacquart... On n’a ni grosse voiture, ni château, ajoute le frère de la mère de famille. Marius, le mari, est lui, accablé par ce retour en arrière. Aujourd'hui, les quatre enfants de la famille sont surexcités par la rentrée, mais dans deux jours, "ils vont me demander quand est-ce qu'on repart ?", dit Marius. "Et je ne sais pas ce que je vais leur répondre". Dans La Croix, double page sur les gens du voyage à Chaumont pendant la Convention annuelle évangélique, partagés entre la colère et la souffrance d'après les témoignages recueillis par le quotidien. Bruno Duvic : Le nouveau PDG de France Télévisions s'installe dans son fauteuil... Etienne Monin : Et avant même de prendre les clés de son bureau, Rémy Pflimlin cloisonne Arlette Chabot sur le plateau de l'émission "A vous de juger". La directrice de l'information a du choisir entre sa fonction d'animatrice et son poste de patronne. Elle a fait connaître son choix vendredi. Elle sera remplacée par Thierry Thuillier, ancien rédacteur en chef du 20H de France-2, qui arrive de I-Télévision. Pour Libé, c'est la première des compromissions de Rémy Pflimln, premier président de France Télévisions nommé par Nicolas Sarkozy. Pour Le Monde, cette décision jette le soupçon. Nicolas Sarkozy avait critiqué l'ancienne directrice de l'information. Pour autant, si le président est à l'origine de son éviction, il ne vire pas une journaliste de gauche dit un membre de la Rédaction de France-2. Et à en croire Libé, la directrice à poigne ne sera pas pleurée dans les Rédactions. Passation de pouvoir aujourd'hui entre le PDG Rémy Pflimlin et son prédécesseur Patrick de Carolis. Pflimlin qui avait promis devant les sénateurs, d'arriver de façon progressive... sans big-bang. Pas tout à fait réussi. Bruno Duvic : Le footballeur Ben Arfa serait-il sous l'emprise d'un gourou ? Etienne Monin : C'est son propre père qui le dit... Kamel Ben Arfa, interrogé dans Le Parisien, affirme que son fils est victime de son homme de confiance. Depuis onze jours maintenant, le jeune footballeur refuse de s'entraîner avec son équipe de Marseille. Il attend maintenant un hypothétique transfert. Et son père pense qu'il subit l'influence de Michel Ouazine qui lui sert de conseiller. "Hatem, dit-il, est comme dans une secte... "Il faut le sortir des griffes de ce type... Il est perdu, au fond du trou"... Egalement interrogé, Jean-Claude Dassier, le président de l'OM, ne va pas jusqu'à parler de gourou, mais il estime aussi que le joueur est mal conseillé et il fait savoir qu'il attend une offre du Werder de Brême pour un éventuel transfert. Bruno Duvic : On termine avec un sport encore confidentiel qui rêve de conquérir son public en France... Etienne Monin : C'est quitte ou double cette semaine... Le badminton fait les pleines pages de plusieurs grands quotidiens aujourd'hui. La France organise cette semaine les championnats du monde. L'Asie est reine de la discipline, la Chine en tête. Là-bas, les sportifs du "bad", (c'est le petit nom donné par les professionnels), sont de véritables stars. Les championnats du monde à Paris, c'est jusqu'à dimanche. Presqu’à guichet fermé : 25.000 spectateurs attendus Stade Pierre de Coubertin, où la clim a été coupée pour ne pas perturber le petit volant en plume d'oie. Deux infos encore : le record de vitesse maximale pour le volant : 421 km, record d'un Malaisien. Et le nom de la star française : elle s'appelle Longyan. Elle n'a eu aucun mal à être naturalisée en 2004.

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