La candidature de Nicolas Sarkozy, officielle depuis hier, semble avoir trouvé son slogan : " On ne recule plus " par Agnès Soubiran

On ne recule plus. L'expression était déjà dans la bouche du futur candidat lors de l'entretien accordé à Valeurs actuelles le 11 août dernier.  La République ne reculera plus sur rien disait alors Nicolas Sarkozy.

Elément de langage repris depuis par ses soutiens. Christian Jacob notamment pour qui on a trop reculé, il faut cesser de reculer.

Alors Libération s'est penché sur la genèse de cette expression.  Expression utilisée par Jean-François Copé, dès mars dernier ;et lui aussi candidat à la primaire à droite.

Mais l'histoire ne s'arrête pas là. Car c'est le mouvement d'extrême droite Génération identitaire qui en revendique la paternité et l'utilisation depuis 2012. Dans un texte fondateur de l'organisation, on peut ainsi lire : " Fiers de notre héritage et confiants dans notre destin, nous n'avons qu'un seul mot d'ordre : on ne recule plus". Et depuis, ce slogan est régulièrement inscrit sur les affiches , les tracts et les accessoires du mouvement. Génération identitaire avait d'ailleurs en mars dernier, accusé Jean-François Copé de plagiat. Ce dernier s'était défendu, revendiquant pour seule inspiration des propos tenus par le maréchal Joffre lors de la bataille de la Marne.

Quelle que soit finalement, la "filiation" de cette expression, elle symbolise la place centrale de la thématique identitaire dans la campagne de la primaire à droite.

Car tous ceux qui auraient pu penser que l'expression "on ne recule plus" faisait référence à la lutte contre le chômage, la pauvreté, les inégalités ou l'abandon de certains territoires en seront pour leurs frais. Christian Jacob a été très explicite. Il s'agit de ne plus reculer face aux femmes voilées dans les voyages scolaires, au burkini, aux créneaux de piscine réservés aux femmes ou encore aux commerces communautaires.

Plusieurs quotidiens reviennent d'ailleurs sur les éléments de langage de cette candidature si minutieusement préparée. Cécile Cornudet dans Les Echos s'interroge sur le coup de la "force". La force ouvre et ferme le livre de Nicolas Sarkozy, "Tout pour la France" qui sort demain. Dès la deuxième ligne de la quatrième de couverture , on peut lire "J'ai senti que j'avais la force pour mener ce combat ".

Un état d'esprit que relève également la presse quotidienne régionale et notamment Sud Ouest qui publie une photo de Nicolas Sarkozy le point levé avec ce titre : " Sarkozy passe à l'attaque".

Quelques jours après la réintégration d'une caissière d'Auchan, licenciée après le vol d'un pot de sauce tomate, Le Monde révèle dans son édition datée d'aujourd'hui une affaire de parapluie oublié.

L'affaire remonte au 12 avril 2012 . Ce soir là à Bourg en Bresse, il pleut très fort et Brigitte, employée par l'Office public de l'habitat de l'Ain a oublié son parapluie. Dans le hall de l'immeuble, désert,elle en aperçoit un, posé par terre, comme abandonné. Il est en mauvais état mais elle se dit qu'il fera tout de même l'affaire jusque chez elle, où d'ailleurs elle le jette à la poubelle.

Mais voilà, une collègue se plaint du vol de son parapluie, et la caméra de vidéosurveillance du hall a tout filmé. Brigitte est aussitôt convoquée pour un entretien préalable au licenciement assorti d'une mise à pied pour cause d'appropriation de bien d'autrui. Brigitte reconnait les faits, propose de racheter un parapluie à sa collègue mais rien n'y fait. Elle est licenciée un mois plus tard.

L'affaire est portée en justice. Pour la cour d'appel de Lyon , la faute est avérée mais la sanction disproportionnée. L'Office public se pourvoit en cassation et perd de nouveau. Le mois dernier, le licenciement est définitivement considéré comme privé de cause réelle et sérieuse.

L'affaire aura duré 4 ans. Brigitte n'a jamais retrouvé de CDI ..

En cette période de rentrée, les parents seront heureux d'apprendre que si le salaire des nounous a augmenté, leur coût lui diminue.

C'est le Figaro qui dévoile les résultats d'une enquête menée par le site Yoopies.

Le tarif moyen d'une baby-sitter est désormais de 8 euros 76 de l'heure, avec évidemment des différences selon les villes. A Megève, ville la plus chère de France, l'heure est 12 euros 60 contre 7 euros 58 à Quesnoy dans le Nord. En moyenne en Ile-de-France, l'heure est à 9 euros 23.

Et si le salaire des nounous a augmenté d' 1,27% par rapport à l'an dernier, il est compensé par la ristourne de cotisations patronales. Ristourne passée de 75 centimes à 2 euros Une décision prise par le gouvernement pour lutter contre le travail au noir. La facture pour les parents est également allégée par les aides des communes pour la garde d'un jeune enfant. Aide variable là aussi : à Rueil-Malmaison , une famille qui fait garder un enfant de moins 3 ans à plein temps peut toucher jusqu'à 507 euros par mois, 315 à Paris et 200 euros à Nice.

Pour rester dans cette thématique enfants/rentrée/fournitures  et à l'heure où le "made in France" est de retour.

Le magazine Mag'in France, pour son troisième numéro, nous propose un cartable 100% Made in France. Et oh surprise, le panier moyen pour une liste de produits de base en entrée de gamme est de 34 euros 45 pour les produits français et de 36 euros 30 pour les produits importés. Acheter français dans 7 géants de la distribution reviendrait donc moins cher. Seul bémol, l'option Made in France n'existe que pour un produit sur deux  et l'offre varie selon les enseignes.

Reste parmi les classiques de cette rentrée , les incontournables bic 4 couleurs et le petit pot de colle Cléopâtre et son odeur d'amande.

Une débauche de tulle rouge à la Une de Vanity Fair.

Un rouge vif, éclatant comme une claque à la morosité ambiante. Et un visage, sans maquillage ou presque, sans bijoux, sans artifices  celui de Valérie Lemercier.

Le portrait d'une drôle de dame  pour qui il faut encore oser rire de tout. Le rire fil conducteur d'une vie : dès le conservatoire à Rouen à 15 ans raconte t-elle, on me confiait des rôles dramatiques , et ça faisait rire les gens.

Il n'y a pas mieux que drôle poursuit elle. Drôle, ça libère, ça allège, ça met de la distance. Quand je ris, c'est le sommet. Chez moi, on n'est jamais sérieux, même dans les pires moments. Dans mes spectacles, c'est toujours le pire qui est le plus drôle.

Valérie Lemercier est en train de terminer le montage de son 5ème long métrage intitulé Marie Francine, qu'elle interprète doublement puisque Marie-Francine a une sœur jumelle, Marie-Noëlle.

On n'a pas fini de rire ...

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